Chasse: destructions, dérogations et dérives! rien ne change

Ois Nat, le 27 novembre 2020 –

 

La chasse au « petit gibier » c’est-à-dire tout, est réouverte aujourd’hui dans les Vosges, ce qui ne change pas grand-chose puisqu’il n’y avait quasiment pas de surveillance. Les «régulateurs» de grand gibier peuvent continuer à voyager à travers toute la France pour aller chasser.

site web Internet Arrêté préfectoral n°402/2020/DDT du 27 novembre 2020 portant modification de l’arrêté préfectoral n°378/2020/DDT du 5 novembre 2020 encadrant les dérogations au confinement en matière de régulation de la faune sauvage et de destruction d’espèces animales susceptibles d’occasionner des dégâts.

 

Ois Nat, le 24 novembre 2020 –

« Tuer la vie » ça vous rappelle quelque chose…comme nous le craignions depuis le début des dérogations offertes aux chasseurs, nous observons des dérives: arrêtés préfectoraux dérogatoires illégaux, personnes sans permis participant aux chasses, regroupement des chasseurs trop nombreux pour les repas, etc, etc et tout ce qu’on ne voit pas et puis très graves, des espèces protégées tuées par les fusils:

« …Ces 3 cas (deux Buses variables et un Autour des palombes) viennent s’ajouter à celui de deux Milans royaux et un Circaète-Jean-le-blanc, sans compter tous ces oiseaux avec des « trous dans les plumes » qui ne peuvent officiellement être rajoutés à cette liste macabre… »

site web Internet Confinement dans l’Hérault : La Ligue de protection des oiseaux en pétard après le braconnage d’espèces protégées – 20 minutes le 20 novembre 2020

Les chasseurs se félicitaient de la reconnaissance de leur rôle de service public par l’administration et le gouvernement, ils ne pensaient pas que cela révèlerait leur véritable rôle destructeur de la biodiversité. Les enfants pleurent Dolomie; les porteurs de fusils peuvent être fiers!

 

 

Ois Nat, le 11 novembre 2020 –

Les chasseurs n’ont pas tous les droits, voici quelques infos :

La loi : « Nul n’a la faculté de chasser sur la propriété d’autrui sans le consentement du propriétaire ou de ses ayants droit. » * précisions en dessous.

Dans les Vosges dès que vous êtes propriétaire d’1 m2 de terrain, vous en êtes seul détenteur du droit d’y chasser.

Mais souvent, pourquoi se gêner, les chasseurs passent outre et chassent (gratuitement !) sur vos terrains et ceux des autres… Et ce n’est pas facile de leur tenir tête car la chasse sème la crainte dans les campagnes !

Une solution : louer votre droit de chasser pour 1€ symbolique à Ois-Nat ou une autre association. Très efficace car sur vous, plus de pressions possibles ! L’infraction de « chasse sur autrui » fait peur aux chasseurs, avec raison.

Créer une zone de non chasse avec Oiseaux Nature

Panneau Zone naturelle protégée - Oiseaux Nature

* Code de l’environnement : Chapitre II : Territoire de chasse (Articles L422-1 à L422-29) Article L422-1

 

Au niveau national : nos amis de l’ASPAS ont fait un remarquable travail !

site web Internet Passion vs régulation : le confinement va-t-il faire éclater le monde de la chasse ? ASPAS – 09-11-2020

 

La loi du plus fort

 

Ois Nat, le 6 novembre 2020 –

Le préfet vient de signer ce jour l’arrêté «encadrant les dérogations au confinement en matière de régulation de la faune sauvage et de destruction d’espèces animales susceptibles d’occasionner des dégâts».

Article 1 chasse dérogation confinement novembre 2020

Les chasseurs estiment que leur permettre de déroger au confinement est «un message fort de l’Administration traduisant la reconnaissance de notre rôle et de l’essentialité de notre activité en tant que mission de service public !!!

Heureusement, le tir sur les oiseaux ainsi que sur renards et autres animaux dits «nuisibles» est interdit ainsi que le piégeage. Qui vérifiera?

L’image désastreuse qu’ont les chasseurs dans l’opinion ainsi que nos actions d’information du public ne sont pas étrangères à ces restrictions, n’en doutez pas*!

La chasse est une calamité, provoque un dérangement extrêmement néfaste sur l’ensemble de la faune sauvage. En hiver, de nombreuses espèces, protégées y compris (harles, grèbes, tétras, gélinottes, etc, etc) n’ont plus assez de temps pour se nourrir pendant les journées courtes.

Celles qui subsistent deviennent inabordables, très difficiles à approcher et à faire admirer par vous, par les enfants lors des sorties nature. Combien d’animaux vont encore être blessés à mort, jamais retrouvés?

Et pour bien comprendre la problématique « sangliers », lisez ceci:  La chasse au sanglier : histoire d’une escroquerie nationale

*Dans d’autres départements pas d’Oiseaux Nature et les dérogations sont bien plus larges voir par exemple l’arrêté de la Haute Saône

 

L’arrêté préfectoral Vosges chasse dérogation du 5 novembre 2020 à la page 23: http://www.vosges.gouv.fr/content/download/21805/156091/file/RAA.pdf

 

De l’Alliance des Opposants à la chasse :
Lettre ouverte à Mme Barbara Pompili et à Mesdames et Messieurs les préfets.
et
Communiqué de presse du 7 novembre 2020

Dérogation au confinement pour les chasseurs
Dans plusieurs départements, bafouant la circulaire de Barbara Pompili leur intimant de réunir les commissions départementales dédiées à la chasse et la faune sauvage (CDCFS), et les procédures légales de promulgation des arrêtés préfectoraux, un nombre conséquent de préfets ne font qu’informer de la promulgation de leurs arrêtés de dérogation pour la chasse.
D’après la loi, les réunions de CDCFS doivent être signifiées à leurs participants 5 jours au moins avant la réunion avec les pièces justificatives.
L’arrêté n’a effet qu’après parution au recueil des actes administratifs du département.
Au regard du nombre de trente chasseurs par battue, alors que les réunions sont interdites pour cause de risque de diffusion de l’épidémie, l’on est en droit de s’alarmer d’un tel laxisme d’une part et de discrimination à l’égard des autres citoyens d’autre part.
S ‘agissant de prévenir les dégâts aux cultures, sachant qu’à cette époque de l’année, celles-ci sont récoltées depuis belle lurette, l’argument paraît fallacieux, d’autant que les sangliers sont précieux pour le développement de la forêt.
S’agissant du dégât en forêt par les ongulés, les chiffres de l’ONF que nous avons pu consulter n’indiquent aucune donnée alarmante. A cet égard, le loup devient l’ami des activités de l’homme, car en dispersant les ongulés, il en diminue la reproduction d’une part et les dégâts causés d’autre part. L’exemple de Yellostone est à ce titre l’on ne peut plus parlant. Nous demandons la suspension de tous les tirs de loups pendant le confinement.
Quant à la régulation de « nuisibles » de nombreuses et récentes études montrent le rôle essentiel des animaux considérés comme tels et les conséquences contre productives de leur abattage (inefficacité de l’abattage pour lutter contre les maladies et dispersion des maladies en cas de destruction, stabilité des populations en cas de protection de l’espèce comme en Angleterre et au Luxembourg, 20% de maladie de Limes où la chasse au renard est interdite). L’usage de la Bromadiolone pour remplacer les « nuisibles » qui éliminent les campagnols qui mangent les céréales ont un cout et empoisonne la chaine alimentaire. De surcroit il n’a jamais été évalué le cout de ces campagnes de régulation par les chasseurs.
Enfin, dans les arrêtés lus, n’apparaît aucune interdiction de déplacement. Cela signifie qu’un chasseur peut aller chasser à l’autre bout du pays s’il y a un droit de chasse. Un tel tourisme de chasse ne fera qu’aggraver la situation sanitaire.
L’urgence est sanitaire et uniquement sanitaire.
Pour l’Alliance des Opposants à la Chasse
JL Chuilon, Président

 

Ois Nat, le 3 novembre 2020 –

Chasse et confinement :  agissez !

Oiseaux-Nature propose de ne pas autoriser la chasse dans tout le département des Vosges durant le confinement. Ce loisir mortifère et dangereux pour les hommes et la biodiversité n’est pas vital.

Il serait particulièrement injuste, en termes d’égalité de traitement des citoyens de laisser des chasseurs en pleine nature tout en interdisant aux autres personnes de s’y promener, photographier, ramasser des champignons faire du sport etc. 

Par ailleurs, de graves dérives sont à craindre : tirs d’espèces protégées telles que les rapaces (exemples des parcs naturels où vient d’être tiré dans les Cévennes un gypaète barbu ou encore des aigles de Bonelli dans le sud-ouest, un balbuzard pêcheur dans le pas de calais et même un lynx hier dans le Jura Suisse).

En ce qui concerne le sanglier, la situation est catastrophique. La surpopulation de cette espèce est une calamité pour l’agriculture, pour la biodiversité, pour la forêt… Espèce nourrie et/ou relâchée, sa prolifération est bénéfique aux seuls chasseurs. Ne peuvent s’envisager pendant le confinement que des actions de chasse aux seuls sangliers sur des points noirs avérés et identifiés clairement.  A ce sujet lisez cet article De Pierre Rigaux, naturaliste: La chasse au sanglier : histoire d’une escroquerie nationale

Auparavant, Mr le Préfet va prendre l’avis de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage,dont on connait la position bien avant qu’elle se réunisse. Pratiquement tous les membres de cette commission sont porteurs de fusils.

L’avis du public concernant la faune sauvage n’est jamais pris en compte.Cependant, nous ne devons pas capituler…

Vous pouvez écrire au préfet pour faire part de votre désaccord concernant les dérogations qui seraient accordées aux chasseurs.

NB: Merci de rester courtois et constructifs.

– par courrier ou par message électronique: http://www.vosges.gouv.fr/index.php/Contactez-nous

– via la page facebook de la Préfecture : https://www.facebook.com/prefet.vosges

 

Pour mieux comprendre :

La circulaire du Ministère de l’écologie du 31 octobre 2020:

Circulaire 31-10-2020 chasse confinement-1   circulaire 31-10-2020 chasse confinement-2

https://www.aspas-nature.org/wp-content/uploads/COVID-circulaire-chasse-prefets.pdf

 

site web Internet Confinement pour tous… mais pas pour les chasseurs – REPORTERRE le 3 novembre 2020

site web Internet Confinement d’automne : le lobby chasse à l’œuvre pour négocier des dérogations – ASPAS le 02/11/2020

Le communiqué de presse du 2 novembre 2020 de l’AOC https://alliance.opposantschasse.org/communique-de-presse-du-31-octobre-2020/

Monsieur Willy Schraen communique grandement et adresse de nombreux messages aux fédérations départementales de chasse. Il se glorifie sans vergogne de son entregent au sein du gouvernement afin d’intercéder pour que le seul fait d’être chasseur puisse être un passe-droit aux règles démocratiques, particulièrement celles en vigueur lors du confinement actuel.
Déjà de nos campagnes nous parviennent de nombreux témoignages de parties de chasse, alors que tout un chacun est prié de rester confiné au domicile, de ne sortir que pour des tâches essentielles dument répertoriées, pendant un maximum d’une heure et à 1km au plus de sa résidence.
Le civisme n’est pas au rendez-vous pour certains Tartarins.
Ainsi, la semaine prochaine, par décision ministérielle, les préfets de chaque département légifèreront sur les pratiques de chasse autorisées : battues, et gibiers inscrits aux plans de chasse. M Schraen regrette que cette dérogation ne soit pas étendue au gibier d’eau. L’argument des chasseurs est la protection de l’agriculture, mission d’intérêt général.
Quand on sait que la prolifération des sangliers et ses conséquences sont de la seule et unique responsabilité des chasseurs, nous goûtons l’ironie de la situation.
Quand on sait aussi que lors du dernier confinement, rien n’a prouvé que les dégâts furent plus importants que lors des années précédentes à la même période, l’on peut légitimement douter de la pertinence  de l’argument. Il serait même judicieux  de prendre le pouls de  la faune sauvage à cette occasion, ainsi que la nature des dégâts qu’auront subi les activités humaines.
Enfin, de multiples activités sont d’intérêt général ou d’utilité publique de manière beaucoup moins douteuse que la chasse, et déroger pour celle-ci, définie comme « loisir récréatif » relève du passe-droit pour un groupe de personnes à seule fin d’intérêts particuliers.
L’Alliance des Opposants à la Chasse proteste contre de tels abus et demande au gouvernement de garder raison dans un esprit de justice et d’équité afin que tous les citoyens soient à la même enseigne, soumis aux mêmes lois. 
Actuellement chacun peut exercer son activité, mais pendant un maximum d’une heure et dans un rayon de un km autour de son lieu de résidence, en respectant les législations en vigueur. Une pétition contre de telles dérogations a recueilli plus de 100 000 signatures en quelques heures.
Jean Louis Chuilon
Président de l’AOC

site web Internet Pétition de l’AOC novembre 2020 – NON AUX PRETEXTES FALLACIEUX POUR PASSE DROIT AUX CHASSEURS

site web Internet Non à la chasse par dérogation pendant le reconfinement – One Voice le 03 novembre 2020

 

Ois Nat, le 2 novembre 2020 –

Le communiqué de La secrétaire d’État à la biodiversité du 1er novembre 2020:

Communiqué de presse ministère écologie chasse 2ième confinement

 

Ois Nat, le 1er novembre 2020 –

L’argumentation n’est pas nouvelle et que la chasse soit ouverte ou fermée, le problème est toujours le même, la plainte est toujours la même de la part des chasseurs…alors laissons la nature tranquille et recherchons d’autres solutions.

Second confinement COVID-19 – Message n°1 Chasseur de l'est Vosges 29-10-2020

 

La lettre de notre ami Gérard CHAROLLOIS du 31 octobre 2020

CONFINEMENT : les tueurs sont en manque
La chasse est suspendue cette fin de semaine et les textes officiels, les attestations de circulation hors des domiciles ne mentionnent pas de dérogation au profit du loisir de mort.
Addictifs à tuer, féodaux en mal de privilèges exorbitants, maîtres à l’ELYSEE, les chasseurs demandent à pouvoir traquer, mutiler, tuer la faune nonobstant le confinement qui, par ailleurs, se réduit à l’usage et ne semble pas de nature à protéger la vie des futurs malades.
A l’instar du précédent confinement, celui-ci laissera-t-il aux tueurs agréés la liberté d’endeuiller les bois et les campagnes dont l’accès est refusé à tout autre citoyen ?
Alors que les épreuves du permis de conduire sont suspendues, celles du permis de chasser seraient maintenues !
Il est vrai qu’en avril dernier, le président des maires de France, membre du parti les républicains (chasse, pesticides, béton et traditions) déplorait que les renards se montrent dans les rues de sa ville, la nuit venue.
Sans doute fallait-il inciter les vieilles dames à la prudence !
« L’écolophobie » se porte bien en ce pays qui vit sous la botte des chasseurs et qui s’émeut dès qu’un seul loup apparaît dans un département.
A ceux qui s’imaginent que la chasse est réformable, adaptable aux conditions nouvelles de notre temps, qu’elle pourrait devenir responsable, modérée, soutenable, durable et autres qualificatifs menteurs, il faut opposer les faits.
La chasse est un mal absolu dont les méfaits ne cesseront qu’avec l’abolition de ce loisir de mort.
La chasse est une addiction, une pathologie de la conscience d’où sa nocivité pour la faune.
Le monarque va-t-il une fois encore obéir aux injonctions des « saigneurs » ?
Le tragique de la situation sanitaire mériterait mieux que ce ridicule déconfinement des chasseurs !
A défaut d’un rejet des dérogations sollicitées par le lobby, nous en serions décidément au temps des confinés et des cons finis.
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE