Le salon Primevère 2020 raconté par Sandrine & Michaël

Ois Nat, le 15 mai 2020 –

 

Le 34ème salon alter-écologie Primevère de Lyon, Sandrine et Michaël rêvaient d’y retourner. C’est ce qu’ils ont fait  et ils en sont revenus avec des idées plein la tête, de quoi créer par exemple une forêt-jardin après avoir assisté à la conférence de Fabrice Desjours, et surtout avec la belle et grande envie de partager avec vous ce qu’ils y  ont appris.

Voici ci dessous leur article.

Vous pourrez aussi y découvrir la recette du Kimchi, et bien d’autres choses encore!

 

 Voici maintenant 10 ans que nous souhaitions y retourner. J‘y avais acheté ma grelinette chez un forgeron, nous avions découvert le centre Terre Vivante, leur magazine 4 saisons du jardin bio et  acheté les premières semences pour notre potager.

Cette année nous nous rendons au 34ème salon alter-écologie Primevère de Lyon!

Primevère ce sont des conférences, des ateliers, 150 débats, 16 espaces d’animations thématiques, 150 associations militantes, 180 producteurs, artisans et commerçants répondant à une éthique. En résumé de quoi bien s’occuper et s’imprégner pendant nos 2 jours de visite.

Vendredi 6 mars, il est midi, la première conférence de notre sélection s’intitule : “Des jardins forêts pour changer le monde”. Elle est tenue par Fabrice Desjours créateur de la forêt gourmande en Saône et Loire. Il nous explique comment la nature associe les arbres, arbustes, lianes et couvre sol avec une efficacité et une harmonie parfaites. Recréer une forêt jardin chez soi, quelle que soit sa taille, est à la portée de tous!

Dès notre retour nous avons débuté l’agencement d’une forêt jardin. Les conseils, les plants d’arbre à salade, d’arbre à haricots bleus de Fabrice viendront compléter les aronias, camerisiers, amélanchiers, cassis, groseilliers, goji et autres fruitiers de notre petite parcelle.

Une conférence et un stand qui nous ont enthousiasmés !

Mais ne traînons pas trop, à 14h, Eric de l’association “Les ateliers verts du solaire” nous explique comment installer un kit photovoltaïque sur le circuit électrique de la maison en auto-consommation. Il s’agit juste d’un petit apport pour l’électroménager de base comme le congélateur ou le frigo.

Le conférencier est clair, pour lui, le solaire n’est pas plus écolo que ça! Il ne permet pas d’être auto-suffisant à moins d’avoir une surface de panneaux importante. Les panneaux utilisent des terres rares dont l’exploitation est destructrice et dont le recyclage est loin d’être efficace. Comme toujours la solution est plus dans la diminution de la consommation que dans la découverte d’une autre alternative de production!

Il est 15h et il est temps de manger. Toute la restauration proposée est bio, locale et les producteurs ont pratiquement tous le label “nature et Progrès”. C’est un délice!

Nous passons le reste de l’après- midi à déambuler parmi les stands des associations, artisans et commerçants avec au programme de belles rencontres, des gens passionnés par leur activité (producteur d’olives de Nyons, LPO, RAC, vêtements en chanvre tissés en France, fabricant de ruches ovoïde en terre….).

Nous nous attardons plus particulièrement sur les stands des semenciers. Ils proposent des semences non hybridées, anciennes ou plus récentes, reproductibles qui poussent sans problème dans notre potager et nous permettent depuis 10 ans de faire nos propres semences adaptées à notre terre et à notre situation géographique.

Sativa, Kokopelli, Semailles, Sainte Marthe … autant de militants défenseurs de la biodiversité qu’il est important de soutenir. Il faut savoir que la plupart des semences que vous trouvez dans les jardineries sont produites en Amérique Latine ou en Israël dans des conditions beaucoup trop éloignées de nos climat et terroir vosgien.

La journée se termine par une conférence d’Aurélien Barrau qui s’est déplacé, en train et tram depuis Paris, malgré le début de la crise liée au covid-19.

Nous sommes aux premières loges. Il est performant, direct, précis comme à son habitude. La crise qui nous attend est directement liée à notre façon de traiter la planète. La conférence et les questions qui suivent sont enrichissantes. Nous finissons la journée fatigués, motivés mais très conscients de la dure réalité! L’homme doit lâcher la bride à la nature, se mettre en veille pour lui permettre de respirer.

Samedi 7 mars, la journée commence par une conférence atelier ”L’argile, un remède précieux” par Vivre en Harmonie.

L’argile s’avère être un allié pour de nombreux soins en application externe (cataplasme) ou interne pour nettoyer le système digestif (foie, estomac, intestins).

La conférence et la démonstration étaient animées par la fille et le petit fils de Raymond Dextreit, un des premiers à avoir utilisé l’argile verte chez l’homme. Une méthode simple et naturelle pour régler les problèmes de tous les jours!

L’après-midi se poursuit avec un film intitulé “Jardin sauvage”. Une famille filme avec un piège photo la vie de leur jardin en zone pavillonnaire. Il fait 2000 m2 mais la faune qui y circule est impressionnante: hérisson, renard, écureuil, salamandre… Les habitants prennent soin de ne pas tout tondre, de laisser des zones en friche, ils laissent des tas de pierres, de feuilles et de branches, ils fabriquent des nids pour les oiseaux et finalement installent une petite mare. Le film se déroule sur  plusieurs années et la fréquentation du jardin se diversifie avec le temps. Un joli message pour les accros de la tonte et du nettoyage. De quoi réfléchir sur l’impact de l’homme sur son environnement.

La journée se termine par un atelier “La lacto fermentation au service de la vitalité”.

L’avantage de cette méthode est d’obtenir des aliments pleins de vitamines, de minéraux et de bonnes bactéries. Il s’agit de les consommer crus à raison d’1 à 2 cuillérées à soupe par jour.

Nous connaissons tous la choucroute, une lacto fermentation de chou. Il est possible d’utiliser cette méthode pour d’autres légumes comme les carottes et les betteraves (râpées), le chou rouge et le chou chinois, les haricots verts… Un peu de sel, de l’eau de source, un bocal et des légumes et le tour est joué. Nous avons appris à faire du Kimchi, recette coréenne de chou chinois lacto fermenté, un délice épicé qui peut également se faire avec des bettes, à essayer dès notre retour.

Recette du Kimchi : couper 1kg de chou chinois en grosses lanières, le laisser tremper dans une saumure jusqu’à ce qu’il devienne souple. Rincer 3 fois et laisser égoutter. Dans un grand bol mélanger 15ml de sauce soja, 10g d’ail écrasé, 10g de piment d’Espelette ou autre, 5g de gingembre haché,  40g de ciboule coupée finement ou jeune oignon, 10g de sucre. Mélanger au chou, mettre dans un ou deux bocaux en tassant bien pour chasser l’air. Laisser à température ambiante pendant quelques jours jusqu’à apparition des bulles liées à la fermentation. Mettre à la cave pendant au moins 1 mois. Déguster avec de la salade ou en accompagnement de riz avec modération.

Si ce petit article vous a plu, n’hésitez pas à visiter le site de Primevère: salonprimevere.org

Vous y trouverez les sites internet des différents intervenants, vous pourrez écouter les conférences des éditions passées (celles de cette année ne sont malheureusement pas encore en ligne), découvrir d’autres sujets qui pourront vous intéresser et peut être envisager d’aller voir par vous- même !!

Sandrine & Michaël

Quelques sites :

foretgourmande.fr                                                     semeursdescampette.com                

kokopelli-semences.fr (France)                                ruche-terrecuite.com

sativa-semencesbio.fr (Suisse)                                 Raymond Dextreit “L’argile qui guérit”

semaille.com (Belgique)                                        

 

Affiche primevère 2020