La fouine

 

Une fouine - Photo source Internet

Une fouine – Photo source Internet

 

Cohabiter avec la fouine

Janvier 2015, mise à jour juillet 2015

 

La fouine, en consommant beaucoup de rongeurs joue un rôle économique global très positif. Elle nous protège aussi de l’échinococcose alvéolaire. Le rôle qu’elle joue est beaucoup plus positif que négatif pour la collectivité et la nature ! D’un point de vue éthique, nous n’acceptons ni les souffrances de l’animal dans un piège quel qu’il soit, ni la mort lente des jeunes privés de l’adulte !

 

  • Se protéger
  • Un exemple , le cas de l’école de Saint Nabord
  • Pour en savoir plus
  • En janvier 2010 découverte d’une fouine aux quatre pattes coupées !
  • À savoir…Le nouvel Arrêté Ministériel dit « nuisible » du 30 juin 2015

 


 

Se protéger

 

Protection des élevages :

 

La fouine étant nocturne, les locaux d’élevage ne doivent pas lui être accessibles la nuit. Ses attaques ne concernent, dans l’immense majorité des cas, que des clapiers ou des poulaillers particulièrement vétustes, mal verrouillés ou mal entretenus. Si un grillage est troué de partout, si les planches sont disjointes et les portes dans un état lamentable, il ne faut pas s’étonner qu’un jour ou l’autre une bête sauvage profite de l’occasion qu’on lui offre aussi imprudemment. Par contre, un élevage de conception rationnelle ou correctement entretenu se trouve automatiquement à l’abri des prédateurs. Il est bien entendu également important de veiller à ce que les volailles soient enfermées chaque soir à l’intérieur du poulailler.
Le grillage doit être solide et ses mailles ne doivent pas excéder 25 mm. En haut des clôtures, un retour de 40 cm incliné vers l’extérieur à 45° est très efficace. La fouine ne creuse pas, mais en bas, un retour du grillage dans le sol, même peu enterré, sur une largeur de 60 à 80 cm, est infranchissable aux autres prédateurs comme le chien. Attention à ce qu’il n’y ait pas de possibilité de sauter depuis un toit ou un arbre à proximité. Une clôture électrique vient éventuellement compléter ce dispositif mais n’est pas indispensable la plupart du temps. Attention : tout dispositif de protection inadapté à la situation locale est inefficace.

 

Protection des autres biens :

 

Cf. « la fouine » livre de F. Léger et F. Steimer chez Belin. Ces experts indiquent nombre de dispositifs du type « stop minou » et où les placer de façon efficace. Pleins de bon sens, ils indiquent comment détecter et couper les passages de l’animal en précisant au préalable « Éliminer la fouine est tentant mais n’est pas la véritable solution. » Les territoires vacants sont plus ou moins rapidement réoccupés.

 

Lire aussi l’article:

pdf Préserver la fouine…Pourquoi?-Troglo n°108

 

Les mêmes conseils et conclusions sont publiés dans la brochure :

 

pdf La fouine au Luxembourg – Administration des Eaux et Forêts et le Musée National d’Histoire Naturelle / Luxembourg

 

«Le piégeage ou le tir de fouines ayant endommagé des voitures ne constitue pas de garantie que les dégâts vont cesser. En effet, le contraire peut s’avérer être vrai.» Bruno Hespeler, chasseur professionnel, “Wildschäden heute”
Des répulsifs efficaces sont commercialisés un peu partout maintenant pour écarter les fouines des voitures. Pour éloigner une fouine d’un grenier, un Président de la Fédération de Chasse nous a expliqué un jour en CDCFS* qu’il avait lâché ses chiens bien excités dans ledit grenier. Ce dérangement, associé à l’urine des chiens a fait décamper l’indésirable…

*Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage

 

 

Un exemple, le cas de l’école de Saint Nabord

 

En juin 2011, une nichée de fouines a élu domicile dans les plafonds de l’école. Les animaux ont été dérangés et sont partis. Monté en épingle jusqu’au Tribunal Administratif, ce dossier n’a pas permis d’éviter la suspension puis l’annulation de l’arrêté préfectoral classant abusivement la fouine «nuisible», ni surtout d’empêcher la fouine de réoccuper les locaux l’année suivante ! Au printemps suivant, le maire, a appelé l’association OISEAUX-NATURE pour tenter de régler le problème qui se posait à nouveau. Ce qui fut fait immédiatement : un petit bout de grillage de 10 cm posé au bon endroit et au bon moment a réglé les soucis !

 

Les piégeurs remontés contre les fouines Vosges Matin 09-07-2011

Les piégeurs remontés contre les fouines VoM 09-07-2011

 

 

Pour en savoir plus sur la fouine et les autres petits mustélidés :

 

Un article de Ois-Nat paru dans Vosges Matin :

pdf La fouine réhabilitée-Oiseaux-Nature – Vom 22-11-2011

 

N’oublions pas que les petits mustélidés (fouines, belettes, hermines) sont de précieux auxiliaires de l’agriculture et des jardiniers contre les campagnols :

pdf Les petits mustélidés – GRAB

 

Et puis l’information :

pdf La fouine, petit fantôme de nos campagnes et de nos villes-Oiseaux Nature

 

Une vidéo :

« En bonne intelligence… »

 

 

 

En janvier 2010 découverte d’une fouine aux quatre pattes coupées !

 

 

Une fouine aux 4 pattes coupées a été retrouvée dans un parc sur la commune de Hadol. Les spécialistes français de l’espèce et des mammifères contactés immédiatement par nos soins (OIS-NAT) ont confirmé nos forts soupçons après avoir étudié toutes les hypothèses : Il n’y a pas de route à proximité ni de traces d’impacts : elle n’est pas morte sur la route. Un prédateur ou charognard ou carnivore ne consomme jamais les 4 pattes ou bouts de pattes seuls. Une mort naturelle par prédation ou maladie est à écarter. Un chien, un renard ou autre transporte toujours le cadavre vers un abri, les oreilles non déchirées montrent qu’elle n’a pas été transportée. Les pattes ne portent pas de traces de sang car l’animal s’est traîné dans la neige.
Il ne reste que l’hypothèse d’une mort par piège à mâchoires. Les dents blanches de cette fouine plaident pour un individu jeune, mais ses crocs abimés indiquent de probables morsures sur le métal d’un piège à mâchoires. Le croc supérieur gauche est même carrément cassé.

 

Elle est d’évidence morte d’inanition en cherchant à regagner son gîte après s’être automutilée et libérée.
Ses traces ont permis de remonter à l’origine de la capture.
Ces faits révoltants interviennent alors qu’il est strictement interdit de piéger cette espèce actuellement dans le département.
Lors des faits, si vous tapiez « piégeurs 88 » sur Internet, vous trouviez le site des Piégeurs Agréés des Vosges et vous constatiez que ces derniers informaient encore le mardi 19 janvier 2010*, que « la fouine, la martre, la pie » sont des espèces classées « nuisibles » dans le département, ce qui était tout à fait faux. Le président de cette association participe très activement à la formation officielle des piégeurs vosgiens et siège également à la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage. Sa secrétaire au 18 janvier 2010 n’était autre que la présidente de l’association des déterreurs vosgiens. Qu’en pensez-vous ?
*Le site a été mis à jour suite à l’intervention d’Oiseaux-Nature en justice.

 

 

À savoir…Le nouvel Arrêté Ministériel du 30 juin 2015

 

Pendant 6 années consécutives jusqu’en 2012, OISEAUX-NATURE a décidé de saisir le Tribunal Administratif de Nancy afin de faire suspendre les arrêtés préfectoraux pris illégalement. OISEAUX-NATURE a obtenu à chaque fois gain de cause. Puis de 2012 à juin 2015 la fouine n’a pas été classé dans la liste des nuisibles par arrêté ministériel. Le ministère a suivi l’avis du TA et de Ois-Nat.

 

Depuis 2007 et jusqu’en 2015, il n’était plus possible de détruire la fouine dans le département des Vosges. La fouine, n’était plus classée « nuisible » dans les Vosges comme aucun des autres mustélidés.

 

Depuis toutes ces années, la population a appris à protéger ses biens.

 

Malgré cela, par arrêté ministériel du 30 juin 2015, la fouine a été de nouveau classée « nuisible » dans les Vosges par la Ministre.

Oiseaux-Nature a immédiatement saisi le Conseil d’Etat pour faire annuler cet arrêté que nous considérons comme illégal.

 

pdf Le nouvel Arrêté Ministériel du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles