Cohabiter avec la faune sauvage

 

La cohabitation avec la faune sauvage…

…un sujet sensible!

L’urbanisation, l’augmentation de la densité humaine, les activités humaines exercent une pression de plus en plus forte sur la nature et parfois génèrent des conflits avec les espèces animales sauvages. Et pourtant ces espèces jouent un rôle important dans la chaine alimentaire et la dynamique de la biodiversité. Ainsi,sans aller jusqu’à stigmatiser l’Homme, il nous faut revoir nos comportements et nos idées quant à nos rapport avec la faune sauvage.

Voici ci-dessous quelques dossiers qui en sont des exemples accompagnés de conseils.

Dans nos rubriques « Cohabiter avec… » et  « Accueillir la biodiversité chez soi » nous vous proposons des solutions alternatives  qui évitent la mort d’animaux sauvages ou les accidents qu’ils pourraient subir et des propositions de moyens de protection pour les plus fragiles d’entre eux.

 

Loir - Dessin de Catherine Bernardin

Loir – Dessin de Catherine Bernardin

 

 

Voir aussi notre page AGIR> Accueillir la biodiversité chez soi

 


 

Comment se prémunir de l’impact des petits prédateurs sur les poulaillers, sur les cultures et sur les biens.

Janvier 2015

 

Comme on met un toit sur une maison pour empêcher la pluie de tomber à l’intérieur, on doit préserver ses cultures et ses biens pour empêcher leur dégradation.

 

Détruire un animal parce qu’il a causé des problèmes est une fausse bonne solution car immanquablement les faits se reproduiront soit causés par la même espèce, soit par une autre, le chat domestique ou le chien étant souvent concernés.

Depuis de longues années, les naturalistes d’Oiseaux-Nature ont résolu nombre de problèmes, et dans la durée, en utilisant, au cas par cas, les solutions adéquates.

Et puis n’oublions jamais les nombreux services rendus à la collectivité par chacun des petits prédateurs.

Lire à ce sujet dans Le Troglo n°124:

pdf Comment accueillir la faune chez soi?

 

 

Quelques solutions :

Protection mécanique
Contre : chiens, chats, rats, renards, fouine etc…, les volailles attirant de nombreux prédateurs. Contre les oiseaux, grillager le dessus. Les poulaillers ou clapiers doivent être fermés, les parcs d’élevage engrillagés. Le grillage doit être solide et sa maille ne doit pas dépasser 3 à 4 cm. La clôture doit être installée du côté extérieur par rapport aux piquets de soutien afin qu’il soit plus difficile de pénétrer à l’intérieur du poulailler en grimpant sur ces piquets. Pliez la partie supérieure du grillage vers l’extérieur en formant un angle d’environ 30°. Autour du poulailler, en bas, un retour de grillage sur 50 cm à 1 m vers l’extérieur et légèrement recouvert de terre empêche le renard de creuser un tunnel d’accès. Juste contre la clôture, on peut aussi placer une rangée de dalles de 40 cm de largeur; les renards sont futés, mais ils n’ont pas le réflexe de commencer à creuser un peu avant ces dalles.

Protection d’origine électrique
Placés à 1,50 m de hauteur ou plus, un ou deux fils électrifiés écartés de 10 cm de la clôture sont d’une efficacité totale. (sauf contre les oiseaux évidemment)

Et puis
Eviter tout arbre ou branche à proximité du grillage ou le surplombant.
Fermer les accès avec du grillage fixé solidement. Un manchon de sortie (entonnoir) ou une trappe à sens unique permettront de n’enfermer aucun animal à l’intérieur.
Fermer l’abri nocturne tous les soirs avant la nuit (Il existe des dispositifs automatiques)
Et ne laissez pas la possibilité au prédateur de s’approcher trop près des proies : ça le rend fou !
Placez le dortoir et la mangeoire de votre volaille à quelque 30 cm de hauteur afin de diminuer les possibilités d’accès aux petits rongeurs, ceux-ci pouvant attirer les prédateurs.

 

Oiseaux Nature vous propose ici quelques conseils.
N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences. Donnez votre avis.

 

Pour plus d’informations concernant certaines espèces d’animaux, visitez nos rubriques du menu: « Cohabiter avec…le renard, la fouine, le blaireau,les corbeaux…  »

 

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En ce qui concerne la martre, le putois, la belette

Janvier 2015

 

La martre est une espèce forestière beaucoup plus rare que la fouine et souvent confondue avec elle. Oiseaux-Nature n’a jamais entendu parler de réels soucis provoqués par la martre dans les Vosges. Dans les endroits où elle est présente, les mêmes mesures de prévention que celles concernant la fouine sont à mettre en œuvre.

 

Martre - Dessin de Catherine Bernardin

Martre – Dessin de Catherine Bernardin

 

Oiseaux-Nature n’a jamais entendu parler de soucis provoqués par le putois dans les Vosges. Le grillage des poulaillers doit être solide et ses mailles ne doivent pas excéder 25 mm. En haut des clôtures, un retour de 40 cm incliné vers l’extérieur à 45° est très efficace. Le putois ne creuse pas, mais en bas, un retour du grillage dans le sol, même peu enterré, sur une largeur de 60 à 80 cm, est infranchissable aux autres prédateurs comme le chien. Attention à ce qu’il n’y ait pas de possibilité de sauter depuis un toit ou un arbre à proximité. Une clôture électrique vient éventuellement compléter ce dispositif mais n’est pas indispensable la plupart du temps. Attention : Tout dispositif de protection inadapté à la situation locale est inefficace.

 

Putois - Dessin de Catherine Bernardin

Putois – Dessin de Catherine Bernardin

 

Oiseaux-Nature n’a jamais entendu parler de soucis provoqués par la belette dans les Vosges. Un grillage à petites mailles est infranchissable par cet animal.

 

N’oublions pas que les petits mustélidés (fouines, belettes, hermines) sont de précieux auxiliaires de l’agriculture et des jardiniers contre les campagnols :

pdf Les petits mustélidés – GRAB

 

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Et pour l’étourneau sansonnet, le geai des chênes, et la pie bavarde…

Janvier 2015

 

Geai des chênes-Dessin de Catherine Bernardin

Geai des chênes-Dessin de Catherine Bernardin

 

L’étourneau sansonnet est un oiseau migrateur dont les populations du nord et de l’est de l’Europe fréquentent les Vosges en hiver. C’est à ce moment, quand la chasse est autorisée, que des oiseaux sont tués au fusil. C’est à ce moment qu’on peut les voir se rassembler en dortoirs le soir. Mais dès la fin février-début mars, la chasse étant terminée, ces oiseaux retournent dans leurs lointaines contrées d’origine. Le rôle de l’étourneau sansonnet, grand consommateur de vers blancs et d’insectes ravageurs des cultures est très apprécié dans les contrées du nord où il niche en nombre.
D’ailleurs, ceux qui se plaignent de cet oiseaux sont évidemment ceux qui n’ont pas mis en œuvre les mesures de protection et reçoivent la visite des étourneaux ne pouvant aller ailleurs !

Les mesures d’effarouchement

L’INRA propose un CD d’effarouchement acoustique, dont « les cris ont été sélectionnés pour effaroucher et éloigner les oiseaux gênants de leurs zones de repos, dortoirs, nourrissage : pisciculture, vergers, vignobles … Il concerne notamment l’Étourneau sansonnet, le geai des chênes et la pie bavarde. Pétards et autres épouvantails fonctionnent très bien.

Les mesures de protection des biens

En plus de des mesures d’effarouchement, on peut ajouter les filets de protection ou les grillages… qui permettront de préserver efficacement et durablement les bâches agricoles ou d’empêcher les oiseaux de pénétrer dans les bâtiments .

 

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Campagnols, Bromadiolone ou prédateurs naturels, auxiliaires de l’agriculture?

Décembre 2015, mise à jour septembre 2016

 

La bromadiolone est un raticide très toxique qui continue à tuer des espèces sauvages protégées ou non protégées et des espèces domestiques.

 

Nous avons tous en tête les hécatombes récentes de centaines de rapaces, non loin de parcelles traitées avec la Bromadiolone. Car bien sûr la bromadiolone ne tue pas que les campagnols, ce poison continue ses méfaits parmi les prédateurs naturels des campagnols mais aussi parmi d’autres animaux sauvages ou domestiques qui peuvent en avaler même si un arrêté concernant son utilisation définit les conditions d’utilisation.

 

Logo Poison

 

L’utilisation de la bromadiolone est encadrée par:

pdf l’arrêté ministériel du 14 mai 2014 relatif au contrôle des populations de campagnols nuisibles aux cultures ainsi qu’aux conditions d’emploi des produits phytosanitaires contenant de la bromadiolone.

 

Les prédateurs naturels des campagnols sont nombreux. Les plus connus sont les rapaces diurnes et nocturnes, les corvidés, renards, chats sauvages et domestiques, blaireaux, fouines, martres, etc…Parmi ces espèces, certaines sont malgré tout classées sur la liste «nuisibles*». C’est-à-dire qu’elles peuvent être détruites toute l’année, comme le renard qui est pourtant un gros mangeur de campagnols.
L’arrêté rappelle rapidement la place des prédateurs : «…des mesures de protection spécifiques des prédateurs, à définir au sein des conseils départementaux de la chasse et de la faune sauvage» (Annexe 1). Malheureusement les chasseurs et les agriculteurs, connus pour être opposés à la présence de tout prédateur, y siègent majoritairement.

 

Il serait nettement plus cohérent :
-de revoir ce classement des soi-disant «nuisibles» pour rétablir la prédation naturelle et ainsi lutter efficacement contre l’envahissement de nos campagnes par les campagnols,
-d’utiliser véritablement des méthodes de culture qui favorise la biodiversité,
-et enfin d’interdire la bromadiolone et tout autre raticide et pesticide qui mettent en péril la préservation de la biodiversité et la santé publique (voir notre rubrique : les pesticides de faux amis).
Rappelons aussi que la bromadiolone et les produits en contenant sont des sources de pollution rémanente du sol et des nappes phréatiques en plus d’être des poisons pour la faune sauvage !

*  Le terme «nuisible» est aussi utilisé pour le campagnol. Ainsi en France, un animal sauvage et son prédateur sont en même temps classés comme nuisibles. Ainsi on touche du doigt l’absurdité de ce classement qui relève d’une croyance en la maitrise toute puissante de l’homme sur la nature. Cette notion n’existe pas en écologie. Tous les animaux, tous les organismes, jouent un rôle dans l’écosystème et dans leur niche écologique; et nous préférons parler de déséquilibre écologique que d’animal nuisible.

 

L’exemple  de la Moselle:

« Moselle: la nature empoisonnée pour le loisir des chasseurs
Fin mars 2015, une lutte chimique à la bromadiolone a été organisée sur trois communes de Moselle. Or ces communes sont situées au sein d’un Groupement d’intérêt cynégétique (GIC) qui s’étend sur 10 000 hectares et qui a pour projet la réimplantation du faisan commun pour que les chasseurs de sangliers mosellans se reconvertissent à la chasse au petit gibier. Pour favoriser encore la population, une «régulation» intensive des prédateurs est menée, et notamment du renard détruit par tir et piégeage. Mais les prédateurs du faisan sont aussi les prédateurs naturels des campagnols. Cancres de la biologie, les chasseurs n’ont pas pris en compte les conséquences du déséquilibre qu’ils ont provoqué: les campagnols pullulent et ravagent les cultures. » Extrait du rapport d’activités 2015 Mirabel LNE

 

Les réactions ne se font pas attendre!

Le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) est une instance de spécialistes, placée auprès du préfet de région et du président du conseil régional, qui peut être consultée par ces derniers, pour des questions relatives à la connaissance, la conservation et la gestion du patrimoine naturel régional.
Le CSRPN de la région Lorraine a proposé une recommandation en juin 2015 concernant l’«usage de la bromadiolone et protection des prédateurs des micro-mammifères en Lorraine». Nous pouvons y lire que la bromadiolone a des effets destructeurs sur les prédateurs des campagnols qui eux-mêmes sont empoisonnés par ce raticide et ainsi le CSRPNL ne comprend pas pourquoi certains prédateurs et en particulier les renards sont détruits de façon intensive alors que ces derniers sont de «gros mangeurs» de campagnols. Le CSRPN rappelle que les prédateurs de nos campagnes sont aussi des auxiliaires des cultures et que les tuer favorise la pullulation des micro-mammifères qui vont détruire ces cultures.

Même si la motion ne correspond pas en totalité à nos attentes (La sortie du renard de la liste des « nuisibles » voire des espèces chassable), elle va dans le bon sens, vous pouvez la lire dans son ensemble en téléchargeant le fichier ci-dessous.
pdf Motion 2015-134 du CSRPNL-Usage de la bromadiolone et protection des prédateurs des micro-mammifères en Lorraine

 

Puis en novembre 2015, l’association Floraine (54) et la Société d’Histoire Naturelle de la Moselle ont envoyé un courrier conjoint au Préfet de la Moselle lui demandant de ne plus autoriser l’emploi de la bromadiolone en même temps que sont autorisés les tirs de renards et le piégeage de celui-ci et des mustélidés mangeurs de campagnols. Cette lettre met en évidence ces décisions prises par la préfecture  qui sont un « non sens qui conduit à un désastre écologique » . Les associations demandent la reconnaissance des prédateurs naturels en tant qu’auxiliaires de l’agriculture.

 

pdf Lettre au Préfet de Moselle concernant la bromadiolone – Floraine et SHNM

 

Utilisation de raticide sur un lieu public

Cette photo a été prise en 2014, sur la pelouse d’une gare en Lorraine, en pleine canicule, ce qui en dit long sur le manque de connaissance de la toxicité de ces produits: à portée d’oiseaux mais aussi d’enfants.

 

Les solutions:

Sur le site Internet du Groupement de Recherche en Agriculture Biologique (GRAB) en Avignon vous pouvez télécharger la fiche technique :

 

pdf Campagnols: la prédation est votre meilleure arme!

 

Sur leur ferme pilote de la Durette, où les populations sont importantes alors que les vergers sont jeunes et exposés,  des aménagements ont été mis en place pour favoriser rapaces, belettes, fouines, couleuvres…et lutter contre les campagnols de façon écologique.

 

Campagnols la prédation est votre meilleure arme - GRAB

 

Comment favoriser la présence des prédateurs - GRAB 1

 

Comment favoriser la présence des prédateurs - GRAB 2

 

 

Et puis un dossier qui plaide pour le Renard en tant qu’auxiliaire de l’agriculture:

 

pdf Plaidoyer pour le Renard Roux – LPO Moselle juillet 2016

 

Voir aussi nos articles :

Épandages de bromadiolone à Tressange, en Moselle, en septembre! : Communiqué du Collectif Renard Grand Est

Un collectif lorrain vient au secours du renard

De nouveaux épandage de bromadiolone en Moselle

Raticides, anti-limaces, produits antiparasitaires, prudence!

 

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La protection des batraciens

Mars 2015

 

Les grenouilles vosgiennes sont en danger !

 

Les grenouilles vosgiennes menacées -Vosges Matin 18-03-2015

 

Les batraciens et les zones humides sont menacés, il est urgent de les préserver, Oiseaux Nature agit et vous aussi vous pouvez agir.

 

Pourquoi les batraciens sont-ils protégés, pourquoi veiller à leur préservation?

Les populations d’amphibiens sont menacées partout dans le monde et les Vosges ne sont pas épargnées. Et c’est une catastrophe pour la biodiversité comme nous allons vous l’expliquer…

 

Au printemps, c’est à ce moment que doit avoir lieu impérativement l’incontournable migration des grenouilles vers leurs traditionnels lieux de ponte. Moment de très grande vulnérabilité à cause de la concentration des animaux et de leurs difficultés à se mouvoir à cause du froid. Dès ce moment, ils servent de nourriture, par exemple, au très rare putois. Bien que les amphibiens soient à température variable, ils sont cependant obligés de pondre très tôt. Pour que leurs larves puissent effectuer leurs complètes métamorphoses et échapper aux prédateurs.
Chaque femelle doit pondre des milliers d’œufs pour que quelques rares chanceux puissent atteindre l’âge adulte. Car les pertes naturelles sont énormes et les perturbations climatiques que nous vivons n’arrangent rien.
Que se passe-t-il après la ponte ? Les œufs gonflent au contact de l’eau, forment la nourriture des embryons. Très tôt ensuite, les têtards dévorent algues et végétaux morts et leur masse augmente de façon considérable. Toute la chaîne alimentaire se met en place à partir de cela.

Oiseaux-Nature ne cesse de faire admirer ce processus par des adultes, des scolaires à la mare pédagogique de Xertigny que des milliers d’élèves ont fréquenté et ailleurs dans le département.

Les tritons alpestres et palmés, espèces protégées, affluent vers toute cette manne, cette biomasse en croissance à dévorer. Ils s’y retrouvent avec les diverses larves de libellules, menacées elles aussi par la dégradation de leur habitat. Une grande variété d’autres insectes carnassiers, tels les dytiques, véritables ogres des mares, dépendent aussi pour leur survie de la quantité de têtards disponibles. Bien évidemment, des oiseaux tels la bergeronnette des ruisseaux et le martin pêcheurs, mais aussi la couleuvre à collier, reptile protégé ont besoin d’une part du gâteau ! Toutes ces espèces sont interdépendantes, fragiles, vivent comme cela depuis des millénaires.

Des captures illégales de milliers de grenouilles par des humains plus ou moins inconscients mais surtout cupides, tous les ans, finissent par anéantir la faune en particulier le site d’exception du bassin versant de la Cuve à la Bresse: voir la rubrique: Actions en justice. Les 3 ruisseaux, la prairie et les forêts des alentours qu’on penserait à première vue encore préservés en montagne, ne le sont plus. Épargné par les routes et les pesticides, ce site fait cependant encore partie, en montagne, dans cette vallée du Chajoux, des meilleurs refuges potentiels pour les grenouilles. C’est ce qui attire les convoitises. Enlever au milieu naturel toute cette source de nourriture est dramatique de conséquences.

 

Pontes de grenouilles rousses à la scierie d'Avin

Pontes de grenouilles rousses à la scierie d’Avin

 

À ce sujet lisez aussi l’article:

pdf Les grenouilles en danger – Vom du 18 mars 2015

 

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Protégeons les chauves-souris

 

Janvier 2015

 

Troglo Ois-Nat Le Troglo n°115/116 – année 2012:

pdf Les chauves-souris en Lorraine

 

d’autres articles:

pdf Connaitre et protéger les chauves-souris en Lorraine-CPEPESC

pdf Protégeons les chauves-souris CG Bas-Rhin

pdf Plan d’un nichoir pour Chauves-souris (extrait du dépliant « Protégeons les chauves-souris » du Conseil Général du Bas Rhin)

 

 

Un nichoir à chauves-souris

Un nichoir à chauve-souris

 

Voir aussi :

Le site de l’Association CPEPESC-Lorraine (Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères) à Neuves Maisons (54230)

web CPEPESC-Lorraine

et puis

Le Conservatoire d’Espaces Naturels de Rhône-Alpes a édité grâce à l’aide du Groupe chiroptère Rhône-Alpes (CORA Faune Sauvage), un cahier technique qui fait le point sur les connaissances actuelles concernant les exigences écologiques des chauves-souris forestières, en particulier la barbastelle d’Europe et le murin de Bechstein. Sur cette base, il propose des pistes de bonnes pratiques sylvicoles conciliant les aspects économiques et biologiques de l’écosystème forestier :

webCEN Rhône Alpes chiroforestiers

 

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Le pigeon des villes n’est pas celui que l’on croit

Novembre 2016, mise à jour février 2017

 

N’en déplaise à certains, comme les autres oiseaux, Le pigeon des villes appelé aussi pigeon biset est un animal sensible et qui s’adapte à son environnement…

 

Nous recevons parfois des appels à l’aide pour des pigeons enfermés dans des clochers ou des pigeons en détresse, ou encore des appels pour en finir au plus vite avec ces oiseaux qui soi-disant vont nous transmettre les pires maladies.

 

«En France d’après la législation, les ornithologues, l’administration et même les élus le pigeon des villes est à la fois sauvage et domestique !»

web Statut du pigeon des villes – Site Des pigeons et des hommes

Certains le pensent sans propriétaire, c’est un bien sans maître (res nullius).

Certains le considèrent comme animal domestique (ancêtre du pigeon domestique redevenu sauvage) sans propriétaire.

Le pigeon biset est aussi espèce sauvage chassable. Le pigeon de ville aussi appelé pigeon biset est donc sauvage !

Des affaires portées devant les tribunaux ont donné lieu à des jugements qui parfois considèrent le pigeon des villes comme animal domestique ou parfois comme animal sauvage.

Ce statut* confus donne à certains d’entre nous, le sentiment que tout est permis à l’égard du pigeon des villes. Le degré de mépris pour le pigeon est un exemple frappant de la loi du plus fort, de la domination, de l’exploitation, bref du mépris de la vie.

Malgré tout, il existe des communes, des personnes, qui ont cherché et ont mis en place des solutions alternatives à une éventuelle prolifération des pigeons.

 

 

Si vous vous posez des questions à ce sujet, nous vous invitons à visiter le site de l’association NALO :

web Nos Amis les Oiseaux

Du même auteur, voyez aussi:

web Des pigeons et des hommes

Vous y trouverez des informations concernant le pigeon des villes et des propositions de moyens de contrôle de sa population.

 

logo-association-nalo

Logo © Association NALO

 

Pour en savoir plus:

pdf Le pigeon des villes – Dossier sur les animaux classés nuisibles – Revue semestrielle du droit animalier RSDA 1-2012

pdf Le pigeon en Ville – écologie de la réconciliation et gestion de la nature – Naturparif 2012

 

le pigeon en ville-Ecologie de la réconciliation et gestion de la nature - Naturparif

 

*Pour compliquer encore un peu plus la situation du pigeon, le pigeon biset ou pigeon des roches (rare à l’état sauvage) est l’ancêtre du pigeon domestique mais aussi du pigeon des villes. En raison de croisements continus, il a perdu beaucoup des ses caractéristiques morphologiques qui le définisse. Le pigeon biset est une espèce chassable. Issu du pigeon biset , il existe des espèces de pigeons voyageurs et d’élevages, ceux là ayant un propriétaire.

Le pigeon ramier est aussi une espèce chassable et dans certains départements il est considéré comme espèce « nuisible ».

Il existe d’autres espèces de pigeons comme par exemple le pigeon colombin (espèce chassable) qui peut être confondu avec le pigeon biset.

Ces pigeons sont en plus interféconds, ainsi les pigeons « urbains » semblent parfois avoir des morphologies différentes.

Ainsi la question de la protection ou destruction du pigeon sera fonction de la réglementation invoquée: réglementation de la chasse, code rural, règlement sanitaire du département, code pénal. Bien souvent en observant, en discutant et en proposant, des solutions sont trouvées aux éventuels problèmes liés aux pigeons.

 

web Pigeonnier à Epinal

 

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Des causes d’accidents pour la faune sauvage, facilement évitables

 

Erinaceus europaeus-Hérisson d'Europe

Lever le pied, c’est facile!

 

Voyez notre rubrique: Le piège des poteaux creux et autres cavités

et puis: Pour éviter, chez soi et ailleurs, quelques causes d’accidents aux oiseaux

et encore: Les dangers des lâchers de ballons

 

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Dossiers et fiches pratiques

 

Dans la rubrique Dossiers et fiches pratiques vous trouverez des informations concernant bien d’autres animaux sauvages.

 

Des fiches pratiques à télécharger

 

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