Cohabiter avec la faune sauvage

 

La cohabitation avec la faune sauvage…

…un sujet sensible!

L’urbanisation, l’augmentation de la densité humaine, les activités humaines exercent une pression de plus en plus forte sur la nature et parfois génèrent des conflits avec les espèces animales sauvages. Et pourtant ces espèces jouent un rôle important dans la chaine alimentaire et la dynamique de la biodiversité. Ainsi,sans aller jusqu’à stigmatiser l’Homme, il nous faut revoir nos comportements et nos idées quant à nos rapport avec la faune sauvage.

Voici ci-dessous quelques dossiers qui en sont des exemples accompagnés de conseils.

Dans nos pages « Cohabiter avec… » et  « Accueillir la biodiversité chez soi » nous vous proposons des solutions alternatives qui évitent la mort d’animaux sauvages ou les accidents qu’ils pourraient subir et des propositions de moyens de protection pour les plus fragiles d’entre eux. Nous vous y faisons découvrir les mustélidés, le renard, les corvidés, le cormoran et les « grands » prédateurs, comment chacun vit en interrelation avec les autres, ses proies, etc, comment nous pouvons nous comporter vis à vis de ces animaux, et pourquoi il est judicieux d’inviter fouine et renard au jardin.

 

Loir - Dessin de Catherine Bernardin

Loir – Dessin de Catherine Bernardin

 

 

Voir aussi notre page AGIR> Accueillir la biodiversité chez soi

 


 

Comment se prémunir de l’impact des petits prédateurs sur les poulaillers, sur les cultures et sur les biens.

Janvier 2015

 

Comme on met un toit sur une maison pour empêcher la pluie de tomber à l’intérieur, on doit préserver ses cultures et ses biens pour empêcher leur dégradation.

 

Détruire un animal parce qu’il a causé des problèmes est une fausse bonne solution car immanquablement les faits se reproduiront soit causés par la même espèce, soit par une autre, le chat domestique ou le chien étant souvent concernés.

Depuis de longues années, les naturalistes d’Oiseaux-Nature ont résolu nombre de problèmes, et dans la durée, en utilisant, au cas par cas, les solutions adéquates.

Et puis n’oublions jamais les nombreux services rendus à la collectivité par chacun des petits prédateurs.

Lire à ce sujet dans Le Troglo n°124:

Comment accueillir la faune chez soi?

 

 

Quelques solutions :

Protection mécanique
Contre : chiens, chats, rats, renards, fouine etc…, les volailles attirant de nombreux prédateurs. Contre les oiseaux, grillager le dessus. Les poulaillers ou clapiers doivent être fermés, les parcs d’élevage engrillagés. Le grillage doit être solide et sa maille ne doit pas dépasser 3 à 4 cm. La clôture doit être installée du côté extérieur par rapport aux piquets de soutien afin qu’il soit plus difficile de pénétrer à l’intérieur du poulailler en grimpant sur ces piquets. Pliez la partie supérieure du grillage vers l’extérieur en formant un angle d’environ 30°. Autour du poulailler, en bas, un retour de grillage sur 50 cm à 1 m vers l’extérieur et légèrement recouvert de terre empêche le renard de creuser un tunnel d’accès. Juste contre la clôture, on peut aussi placer une rangée de dalles de 40 cm de largeur; les renards sont futés, mais ils n’ont pas le réflexe de commencer à creuser un peu avant ces dalles.

Protection d’origine électrique
Placés à 1,50 m de hauteur ou plus, un ou deux fils électrifiés écartés de 10 cm de la clôture sont d’une efficacité totale. (sauf contre les oiseaux évidemment)

Et puis
Eviter tout arbre ou branche à proximité du grillage ou le surplombant.
Fermer les accès avec du grillage fixé solidement. Un manchon de sortie (entonnoir) ou une trappe à sens unique permettront de n’enfermer aucun animal à l’intérieur.
Fermer l’abri nocturne tous les soirs avant la nuit (Il existe des dispositifs automatiques)
Et ne laissez pas la possibilité au prédateur de s’approcher trop près des proies : ça le rend fou !
Placez le dortoir et la mangeoire de votre volaille à quelque 30 cm de hauteur afin de diminuer les possibilités d’accès aux petits rongeurs, ceux-ci pouvant attirer les prédateurs.

 

Oiseaux Nature vous propose ici quelques conseils.
N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences. Donnez votre avis.

Pour plus d’informations concernant certaines espèces , visitez nos rubriques du menu: « Cohabiter avec…le renard, la fouine, le blaireau,les corbeaux…  »

 

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Au sujet du loir et du lérot

Septembre 2019

Nous rappelons que le loir gris et le lérot sont protégés par la Convention du 19 septembre 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel, dite Convention de Berne. De même ces deux espèces ne sont ni inscrites sur la liste des espèces chassables, ni inscrites sur la liste des espèces soit disant «nuisibles».

Loirs et lérots sont tellement discrets et peu prolifiques que la cohabitation se fera sans problème avec un peu de bon sens et bienveillance. En particulier pour le loir à qui il arrive d’apprécier un grenier. Si l’affaire devient trop gênante, les mesures  à mettre en œuvre seront  de supprimer les accès au grenier, bien évidemment en s’assurant qu’il n’y a plus d’animal et ses petits dans cet endroit.

 

En savoir plus sur le loir:

pdf Dormir comme un loir – Le Troglo n°80-Janvier 2002

 

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En ce qui concerne la martre, le putois et la belette

Janvier 2015, mise à jour novembre 2018

 

La martre est une espèce forestière beaucoup plus rare que la fouine et souvent confondue avec elle. Oiseaux-Nature n’a jamais entendu parler de réels soucis provoqués par la martre dans les Vosges. Dans les endroits où elle est présente, les mêmes mesures de prévention que celles concernant la fouine sont à mettre en œuvre.

 

Martre - Dessin de Catherine Bernardin

Martre – Dessin de Catherine Bernardin

 

Oiseaux-Nature n’a jamais entendu parler de soucis provoqués par le putois dans les Vosges. Le grillage des poulaillers doit être solide et ses mailles ne doivent pas excéder 25 mm. En haut des clôtures, un retour de 40 cm incliné vers l’extérieur à 45° est très efficace. Le putois ne creuse pas, mais en bas, un retour du grillage dans le sol, même peu enterré, sur une largeur de 60 à 80 cm, est infranchissable aux autres prédateurs comme le chien. Attention à ce qu’il n’y ait pas de possibilité de sauter depuis un toit ou un arbre à proximité. Une clôture électrique vient éventuellement compléter ce dispositif mais n’est pas indispensable la plupart du temps. Attention : Tout dispositif de protection inadapté à la situation locale est inefficace.

Dans un rapport de janvier 2017, transmis au ministère de l’environnement, la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM) juge qu’il est une espèce en déclin, qu’il faut le placer en «espèce protégée» et rappelle ses effets positifs.

On espère bien que l’alerte de la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM) sera entendue et comprise et que le Ministère agira en conséquence:

« De nombreuses menaces pèsent sur ce petit carnivore et ont conduit à son déclin sur le territoire national.La première d’entre elles est le piégeage et la chasse qui ne sont pas toujours pratiqués dans la légalité et ne visent pas forcément ces animaux… « Sous la pression des représentants cynégétiques, le putois est encore classé ‘susceptible d’occasionner des dégâts’ (nouvelle dénomination des ‘nuisibles’). Pourtant, rien ne justifie un tel classement : aucun impact sur les activités humaines, aucun impact écologique négatif n’est documenté par aucune donnée scientifique« , se désole Pierre Rigaux…l’ONCFS explique sur son site que « la prédation du putois sur les élevages avicoles, comme celle des autres espèces de mustélidés, reste difficilement quantifiable par manque d’outil simple permettant une estimation précise des pertes et une reconnaissance fiable des prédateurs en cause » »

Pour lire l’article en entier:

site web Internet France : une instance gouvernementale favorable à la protection du putois d’Europe – Sciences et Avenir.fr du 03-12-2018

Putois - Dessin de Catherine Bernardin

Dessin de Catherine Bernardin

 

 

Oiseaux-Nature n’a jamais entendu parler de soucis provoqués par la belette dans les Vosges. Un grillage à petites mailles est infranchissable par cet animal.

 

N’oublions pas que les petits mustélidés (fouines, belettes, hermines) sont de précieux auxiliaires de l’agriculture et des jardiniers contre les campagnols :

Les petits mustélidés – GRAB

site web Internet Les mustélidés : des « nuisibles » indispensables à la nature-Animal Cross – 29-10-2018

 

Rappelons que dans les Vosges, seule des mustélidés, la fouine est sur la liste noire, à tort…

 

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Et pour l’étourneau sansonnet, le geai des chênes, et la pie bavarde…

Janvier 2015, mise à jour décembre 2018

 

Geai des chênes - Dessin de Catherine Bernardin

Geai des chênes – Dessin de Catherine Bernardin

 

L’étourneau sansonnet est un oiseau migrateur dont les populations du nord et de l’est de l’Europe fréquentent les Vosges en hiver. C’est à ce moment, quand la chasse est autorisée, que des oiseaux sont tués au fusil. C’est à ce moment qu’on peut les voir se rassembler en dortoirs le soir. Mais dès la fin février-début mars, la chasse étant terminée, ces oiseaux retournent dans leurs lointaines contrées d’origine. Le rôle de l’étourneau sansonnet, grand consommateur de vers blancs et d’insectes ravageurs des cultures est très apprécié dans les contrées du nord où il niche en nombre.
D’ailleurs, ceux qui se plaignent de cet oiseaux sont évidemment ceux qui n’ont pas mis en œuvre les mesures de protection et reçoivent la visite des étourneaux ne pouvant aller ailleurs !

Les mesures d’effarouchement

L’INRA propose un CD d’effarouchement acoustique, dont « les cris ont été sélectionnés pour effaroucher et éloigner les oiseaux gênants de leurs zones de repos, dortoirs, nourrissage : pisciculture, vergers, vignobles … Il concerne notamment l’Étourneau sansonnet, le geai des chênes et la pie bavarde. Pétards et autres épouvantails fonctionnent très bien.

Les mesures de protection des biens

En plus de des mesures d’effarouchement, on peut ajouter les filets de protection ou les grillages… qui permettront de préserver efficacement et durablement les bâches agricoles ou d’empêcher les oiseaux de pénétrer dans les bâtiments .

 

Rappelons que dans les Vosges, l’étourneau sansonnet, le geai des chênes et la pie bavarde ne sont pas sur la liste des nuisibles/espèces susceptibles de provoquer des dégâts, le piègeage/ »destruction » est donc interdit.

 

pdf La pie bavarde la mal aimée – animal-cross.org-décembre 2018

 

 

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Campagnols, bromadiolone et autres raticides, rodenticides et  biocides… ou prédateurs naturels, auxiliaires de l’agriculture?

Décembre 2015, mises à jour septembre 2016, septembre 2019

 

La bromadiolone est un raticide très toxique qui continue à tuer des espèces sauvages protégées ou non protégées et des espèces domestiques.

 

Nous avons tous en tête les hécatombes récentes de centaines de rapaces, non loin de parcelles traitées avec la Bromadiolone. Car bien sûr la bromadiolone ne tue pas que les campagnols, ce poison continue ses méfaits parmi les prédateurs naturels des campagnols mais aussi parmi d’autres animaux sauvages ou domestiques qui peuvent en avaler même si un arrêté concernant son utilisation définit les conditions d’utilisation.

 

 

L’utilisation de la bromadiolone est encadrée par:

l’arrêté ministériel du 14 mai 2014 relatif au contrôle des populations de campagnols nuisibles aux cultures ainsi qu’aux conditions d’emploi des produits phytosanitaires contenant de la bromadiolone.

site web Internet Arrêté du 20 avril 2017 pris en application de l’article R. 522-16 du code de l’environnement et relatif aux conditions d’utilisation de certaines catégories de produits biocides

 

Les prédateurs naturels des campagnols sont nombreux. Les plus connus sont les rapaces diurnes et nocturnes, les corvidés, renards, chats sauvages et domestiques, blaireaux, fouines, martres, etc…Parmi ces espèces, certaines sont malgré tout classées sur la liste «nuisibles*». C’est-à-dire qu’elles peuvent être détruites toute l’année, comme le renard qui est pourtant un gros mangeur de campagnols.
L’arrêté rappelle rapidement la place des prédateurs : «…des mesures de protection spécifiques des prédateurs, à définir au sein des conseils départementaux de la chasse et de la faune sauvage» (Annexe 1). Malheureusement les chasseurs et les agriculteurs, connus pour être opposés à la présence de tout prédateur, y siègent majoritairement.

 

Il serait nettement plus cohérent :
-de revoir ce classement des soi-disant «nuisibles» pour rétablir la prédation naturelle et ainsi lutter efficacement contre l’envahissement de nos campagnes par les campagnols,
-d’utiliser véritablement des méthodes de culture qui favorise la biodiversité,
-et enfin d’interdire la bromadiolone et tout autre raticide et pesticide qui mettent en péril la préservation de la biodiversité et la santé publique (voir notre rubrique : les pesticides de faux amis).
Rappelons aussi que la bromadiolone et les produits en contenant sont des sources de pollution rémanente du sol et des nappes phréatiques en plus d’être des poisons pour la faune sauvage !

*  Le terme «nuisible» est aussi utilisé pour le campagnol. Ainsi en France, un animal sauvage et son prédateur sont en même temps classés comme nuisibles. On touche du doigt l’absurdité de ce classement qui relève d’une croyance en la maitrise toute puissante de l’homme sur la nature. Cette notion n’existe pas en écologie. Tous les animaux, tous les organismes, jouent un rôle dans l’écosystème et dans leur niche écologique; et nous préférons parler de déséquilibre écologique, le plus souvent provoqué par l’activité humaine, que d’animal « nuisible ».

 

L’exemple  de la Moselle:

« Moselle: la nature empoisonnée pour le loisir des chasseurs
Fin mars 2015, une lutte chimique à la bromadiolone a été organisée sur trois communes de Moselle. Or ces communes sont situées au sein d’un Groupement d’intérêt cynégétique (GIC) qui s’étend sur 10 000 hectares et qui a pour projet la réimplantation du faisan commun pour que les chasseurs de sangliers mosellans se reconvertissent à la chasse au petit gibier. Pour favoriser encore la population, une «régulation» intensive des prédateurs est menée, et notamment du renard détruit par tir et piégeage. Mais les prédateurs du faisan sont aussi les prédateurs naturels des campagnols. Cancres de la biologie, les chasseurs n’ont pas pris en compte les conséquences du déséquilibre qu’ils ont provoqué: les campagnols pullulent et ravagent les cultures. » Extrait du rapport d’activités 2015 Mirabel LNE

 

Les réactions ne se font pas attendre!

Le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) est une instance de spécialistes, placée auprès du préfet de région et du président du conseil régional, qui peut être consultée par ces derniers, pour des questions relatives à la connaissance, la conservation et la gestion du patrimoine naturel régional.
Le CSRPN de la région Lorraine a proposé une recommandation en juin 2015 concernant l’«usage de la bromadiolone et protection des prédateurs des micro-mammifères en Lorraine». Nous pouvons y lire que la bromadiolone a des effets destructeurs sur les prédateurs des campagnols qui eux-mêmes sont empoisonnés par ce raticide et ainsi le CSRPNL ne comprend pas pourquoi certains prédateurs et en particulier les renards sont détruits de façon intensive alors que ces derniers sont de «gros mangeurs» de campagnols. Le CSRPN rappelle que les prédateurs de nos campagnes sont aussi des auxiliaires des cultures et que les tuer favorise la pullulation des micro-mammifères qui vont détruire ces cultures.

Même si la motion ne correspond pas en totalité à nos attentes (La sortie du renard de la liste des « nuisibles » voire des espèces chassable), elle va dans le bon sens, vous pouvez la lire dans son ensemble en téléchargeant le fichier ci-dessous.
Motion 2015-134 du CSRPNL-Usage de la bromadiolone et protection des prédateurs des micro-mammifères en Lorraine

 

Puis en novembre 2015, l’association Floraine (54) et la Société d’Histoire Naturelle de la Moselle ont envoyé un courrier conjoint au Préfet de la Moselle lui demandant de ne plus autoriser l’emploi de la bromadiolone en même temps que sont autorisés les tirs de renards et le piégeage de celui-ci et des mustélidés mangeurs de campagnols. Cette lettre met en évidence ces décisions prises par la préfecture  qui sont un « non sens qui conduit à un désastre écologique » . Les associations demandent la reconnaissance des prédateurs naturels en tant qu’auxiliaires de l’agriculture.

 

pdf Lettre au Préfet de Moselle concernant la bromadiolone – Floraine et SHNM

 

Raticide Gare TGV Lorraine 2014 - Photo Pascale Meignan

Cette photo a été prise en 2014, sur la pelouse d’une gare en Lorraine, en pleine canicule, ce qui en dit long sur le manque de connaissance de la toxicité de ces produits: à portée d’oiseaux mais aussi d’enfants. Les boites d’appâts sécurisées sont maintenant obligatoires

 

Les solutions:

Sur le site Internet du Groupement de Recherche en Agriculture Biologique (GRAB) en Avignon vous pouvez télécharger la fiche technique :

 

Campagnols: la prédation est votre meilleure arme! – GRAB

 

Sur leur ferme pilote de la Durette, où les populations de campagnols sont importantes alors que les vergers sont jeunes et exposés,  des aménagements ont été mis en place pour favoriser rapaces, belettes, fouines, couleuvres…et lutter contre les campagnols de façon écologique.

 

Campagnols la prédation est votre meilleure arme - GRAB

 

Comment favoriser la présence des prédateurs1 - GRAB

 

Comment favoriser la présence des prédateurs2 - GRAB

 

 

Lire aussi:

« Mieux raisonner les traitements anti parasitaires dans les élevages » sur le site de la communauté de communes du pays de la Saône Vosgienne et écrit en collaboration avec Natura 2000

Infosite n°3 – Mai 2015 spécial projet diminution des traitements antiparasitaires

et encore

Vers une gestion raisonnée du parasitisme des ruminants – Revue Agroenvironnement Info n°60-2015 de la LPO

 

Voir aussi notre article:

Raticides, anti-limaces, produits antiparasitaires, prudence!

 

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La protection des batraciens

Mars 2015

 

Les grenouilles vosgiennes sont en danger !

 

Les grenouilles vosgiennes menacées -Vosges Matin 18-03-2015

 

Les batraciens et les zones humides sont menacés, il est urgent de les préserver, Oiseaux Nature agit et vous aussi vous pouvez agir.

 

Pourquoi les batraciens sont-ils protégés, pourquoi veiller à leur préservation?

Les populations d’amphibiens sont menacées partout dans le monde et les Vosges ne sont pas épargnées. Et c’est une catastrophe pour la biodiversité comme nous allons vous l’expliquer…

 

Au printemps, c’est à ce moment que doit avoir lieu impérativement l’incontournable migration des grenouilles vers leurs traditionnels lieux de ponte. Moment de très grande vulnérabilité à cause de la concentration des animaux et de leurs difficultés à se mouvoir à cause du froid. Dès ce moment, ils servent de nourriture, par exemple, au très rare putois. Bien que les amphibiens soient à température variable, ils sont cependant obligés de pondre très tôt. Pour que leurs larves puissent effectuer leurs complètes métamorphoses et échapper aux prédateurs.
Chaque femelle doit pondre des milliers d’œufs pour que quelques rares chanceux puissent atteindre l’âge adulte. Car les pertes naturelles sont énormes et les perturbations climatiques que nous vivons n’arrangent rien.
Que se passe-t-il après la ponte ? Les œufs gonflent au contact de l’eau, forment la nourriture des embryons. Très tôt ensuite, les têtards dévorent algues et végétaux morts et leur masse augmente de façon considérable. Toute la chaîne alimentaire se met en place à partir de cela.

Oiseaux-Nature ne cesse de faire admirer ce processus par des adultes, des scolaires à la mare pédagogique de Xertigny que des milliers d’élèves ont fréquenté et ailleurs dans le département.

Les tritons alpestres et palmés, espèces protégées, affluent vers toute cette manne, cette biomasse en croissance à dévorer. Ils s’y retrouvent avec les diverses larves de libellules, menacées elles aussi par la dégradation de leur habitat. Une grande variété d’autres insectes carnassiers, tels les dytiques, véritables ogres des mares, dépendent aussi pour leur survie de la quantité de têtards disponibles. Bien évidemment, des oiseaux tels la bergeronnette des ruisseaux et le martin pêcheurs, mais aussi la couleuvre à collier, reptile protégé ont besoin d’une part du gâteau ! Toutes ces espèces sont interdépendantes, fragiles, vivent comme cela depuis des millénaires.

Des captures illégales de milliers de grenouilles par des humains plus ou moins inconscients mais surtout cupides, tous les ans, finissent par anéantir la faune en particulier le site d’exception du bassin versant de la Cuve à la Bresse: voir la rubrique: Actions en justice. Les 3 ruisseaux, la prairie et les forêts des alentours qu’on penserait à première vue encore préservés en montagne, ne le sont plus. Épargné par les routes et les pesticides, ce site fait cependant encore partie, en montagne, dans cette vallée du Chajoux, des meilleurs refuges potentiels pour les grenouilles. C’est ce qui attire les convoitises. Enlever au milieu naturel toute cette source de nourriture est dramatique de conséquences.

 

Pontes de grenouilles rousses à la scierie d’Avin

 

À ce sujet lisez aussi l’article:

Les grenouilles en danger – Vom du 18 mars 2015

 

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Protégeons les chauves-souris

 

Janvier 2015

 

Troglo Ois-Nat Le Troglo n°115/116 – année 2012:

Les chauves-souris en Lorraine

 

d’autres articles:

Connaitre et protéger les chauves-souris en Lorraine-CPEPESC

Protégeons les chauves-souris CG Bas-Rhin

Plan d’un nichoir pour Chauves-souris (extrait du dépliant « Protégeons les chauves-souris » du Conseil Général du Bas Rhin)

 

 

Un nichoir à chauves-souris - Photo Pascale Meignan

Un nichoir à chauve-souris

 

Voir aussi :

Le site de l’Association CPEPESC-Lorraine (Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères) à Neuves Maisons (54230)

CPEPESC-Lorraine

et puis

Le Conservatoire d’Espaces Naturels de Rhône-Alpes a édité grâce à l’aide du Groupe chiroptère Rhône-Alpes (CORA Faune Sauvage), un cahier technique qui fait le point sur les connaissances actuelles concernant les exigences écologiques des chauves-souris forestières, en particulier la barbastelle d’Europe et le murin de Bechstein. Sur cette base, il propose des pistes de bonnes pratiques sylvicoles conciliant les aspects économiques et biologiques de l’écosystème forestier :

CEN Rhône Alpes chiroforestiers

 

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Le pigeon des villes n’est pas celui que l’on croit

Novembre 2016, mises à jour février 2017, février 2018, mai 2018

 

N’en déplaise à certains, comme les autres oiseaux, Le pigeon des villes appelé aussi pigeon biset est un animal sensible et qui s’adapte à son environnement…

 

Nous recevons parfois des appels à l’aide pour des pigeons enfermés dans des clochers ou des pigeons en détresse, ou encore des appels pour en finir au plus vite avec ces oiseaux qui soi-disant vont nous transmettre les pires maladies.

 

«En France d’après la législation, les ornithologues, l’administration et même les élus le pigeon des villes est à la fois sauvage et domestique !»

Certains le pensent sans propriétaire, c’est un bien sans maître (res nullius).

Certains le considèrent comme animal domestique (ancêtre du pigeon domestique redevenu sauvage) sans propriétaire.

Le pigeon biset est aussi espèce sauvage chassable. Le pigeon de ville aussi appelé pigeon biset est donc sauvage !

Des affaires portées devant les tribunaux ont donné lieu à des jugements qui parfois considèrent le pigeon des villes comme animal domestique ou parfois comme animal sauvage.

Ce statut* confus donne à certains d’entre nous, le sentiment que tout est permis à l’égard du pigeon des villes. Le degré de mépris pour le pigeon est un exemple frappant de la loi du plus fort, de la domination, de l’exploitation, bref du mépris de la vie.

Malgré tout, il existe des communes, des personnes, qui ont cherché et ont mis en place des solutions alternatives non tuantes à une éventuelle prolifération des pigeons.

 

 

Si vous vous posez des questions à ce sujet, nous vous invitons à visiter le site de l’association NALO :

Nos Amis les Oiseaux

Vous y trouverez des informations concernant le pigeon des villes et des propositions de moyens de contrôle de sa population.

Et puis:

  SPOV Société Protectrice des Oiseaux des Villes (Ile de France)

Et aussi le site:

L’ambassade des pigeons

Et encore

site web Internet C.RE.DO – Collectif pour la REgulation DOuce Pigeons et protection animale

 

logo © Association NALO

Logo © Association NALO

 

Pour en savoir plus:

Le pigeon des villes – Dossier sur les animaux classés nuisibles – Revue semestrielle du droit animalier RSDA 1-2012

Le pigeon en Ville – écologie de la réconciliation et gestion de la nature – Naturparif 2012

 

le pigeon en ville-Ecologie de la réconciliation et gestion de la nature - Naturparif

 

*Pour compliquer encore un peu plus la situation du pigeon, le pigeon biset ou pigeon des roches (rare à l’état sauvage) est l’ancêtre du pigeon domestique mais aussi du pigeon des villes. En raison de croisements continus, il a perdu beaucoup des ses caractéristiques morphologiques qui le définisse. Le pigeon biset est une espèce chassable (comme ses cousins le pigeon colombin, le pigeon ramier, la tourterelle des bois, la tourterelle turque). Issu du pigeon biset , il existe des espèces de pigeons voyageurs et d’élevages, ceux là ayant un propriétaire.

Le pigeon ramier, espèce chassable et dans certains départements il est considéré comme espèce « nuisible » par arrêté préfectoral.

Il existe d’autres espèces de pigeons comme par exemple le pigeon colombin (espèce chassable) qui peut être confondu avec le pigeon biset.

Ces pigeons sont en plus interféconds, ainsi les pigeons « urbains » semblent parfois avoir des morphologies différentes.

Ainsi la question de la protection ou destruction du pigeon sera fonction de la réglementation invoquée: réglementation de la chasse, code rural, règlement sanitaire du département, code pénal. Bien souvent en observant, en discutant et en proposant, des solutions sont trouvées aux éventuels problèmes liés aux pigeons.

Voir aussi:

site web Internet Documentation Nalo: pigeons de ville

 

  Un pigeonnier contraceptif à Epinal – Vosges Matin 24-11-2017

 

Saint Dié des Vosges: Un pigeonnier pour réguler la population – Vosges Matin 11-08-2017

site web Internet Saint-Dié : éviter les nuisances des pigeons en ville – Vosges Matin 24-11-2017

 

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Les lynx victimes de la chasse, du piégeage et du braconnage

 

Le silence des bêtes from vincent munier on Vimeo. 2018

Partage d’une triste histoire d’amour d’un couple de lynx.
Un moment si rare ! Souvenir à la fois magnifique et douloureux.
Le mâle a subi un acte de braconnage.

 

Dessin de Catherine Bernardin

Chasse, piégeage, braconnage: sur la quinzaine de lynx qui vivaient dans le massif Vosgien au plus fort du peuplement, il n’en reste plus aucun !

Le 19 octobre 2020

Le lynx - Le Troglo n°140 spécial 40 ans page 10

Le lynx – Le Troglo Septembre 2020 n°140 spécial 40 ans page 10

Le lynx Boréal est protégé : Au niveau international, par la Convention de Washington annexe II, au niveau européen, par la convention de Berne annexe III et la directive « habitat faune flore » annexe II et IV de l’Union Européenne. Au niveau national, par la loi sur la protection de la nature.

Le lynx est actuellement sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, il est classé en danger en France et en danger critique en Alsace

A la fin du XIX siècle et début du XX siècle le lynx est éradiqué en France. Dans les années 70 la Suisse fait des lâchers de lynx dont certains iront coloniser le Jura et les Alpes. En ce qui concerne les Vosges il faudra attendre 1983 pour les réintroductions.

Troglo Ois-Nat 3kb Requiem pour le lynx? – Le Troglo Juin 2013 n°120 pages 30-32

A partir de 2012 il reste un seul lynx Van Gogh, le pauvre solitaire serait mort en 2014 peut être percuté par une voiture…

Troglo Ois-Nat 3kb Combien de lynx et de loups dans les Vosges? – Le Troglo Février 2015 n°123 pages 51-52

Alors que les conditions de vie sont propices à l’installation des lynx dans les Vosges, la plupart y sont morts du braconnage et de collision avec des véhicules. Bien mince consolation, entre 2017 et 2019, il y aurait eu 5 lynx mâles dans les Vosges dont 3 issus de réintroduction dans le Palatinat Allemand, merci les allemands !

En juin 2020 après 3 années 2016-2019 de mise en place laborieuse, un Plan Régional d’Actions 2020-2029 pour le lynx a été approuvé mais les demandes des associations de protection d’inscrire dans ce plan la réintroduction des lynx dans les Vosges et l’acceptation du lynx par les chasseurs et éleveurs, n’ont pas été entendues.

site web Internet Plan régional d’actions Lynx Massif des Vosges – DREAL Grand Est

site web Internet Agissez : un plan Lynx oui, mais pas sans Lynx ! – FERUS 5 février 2020

site web Internet Consultation sur le futur Plan régional d’actions (PRA) Lynx Massif des Vosges. – Alsace Nature 6 février 2020

site web Internet Participez à la consultation publique PRA Lynx Massif des Vosges – LOANA Février 2020

Plan Régional d'Actions en faveur du Lynx boréal dans le massif des Vosges

pdf Le lynx menacé d’extinction dans le massif Vosgien – L’est républicain 21-08-2020

Pour les autres populations de lynx en France, sous la pression des associations un Plan National d’Action en faveur du lynx (DREAL Bourgogne Franche comté), en coordination avec le PRA lynx Massif des Vosges, est en cours d’élaboration depuis 2018 et devrait bientôt être en place.

pdf La conservation du lynx dans les Vosges science et compétence plutôt que défiance et connivence – Observatoire des Carnivores Sauvages – Janvier 2020

Déjà en 2019, nous étions alerté sur les manœuvres de la fédération de chasse qui n’aime pas la « concurrence » des grands prédateurs qui mettraient en danger leur loisir:

site web Internet Non à l’éradication du lynx avec la complicité de l’Administration – Pétition REWILD

Voyez à nouveau le cri d’alarme du centre Athénas sur la validation et le contenu du prochain PNA Lynx:

PNA le Prix du renoncement

Centre Athénas Publié dans : Actus Diverses le 17 octobre 2020

Alors que le lynx était le seul grand prédateur sans Plan National d’Action (PNA) pour sa conservation, Nicolas Hulot alors Ministre de la Transition écologique avait imposé à son administration d’y remédié.
Le grand espoir suscité par la mise en œuvre du PNA pour le lynx a été tel que de nombreuses associations ont contribué à l’élaboration d’un PNA associatif. Tous ont participé à l’exception des chasseurs qui ont refusé de s’y associer, négociant pour leur propre compte directement avec l’Etat.
Rude retour à la réalité lorsque l’Etat, sous pression de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) a refait une mouture du document. Pour s’asseoir autour de la table, la FNC a extorqué l’engagement de ne pas procéder à des renforcements de populations pour les dix prochaines années. Il s’agit là d’une hérésie.
Sachant que la population franco-suisse est d’issue de moins de 15 lynx fondateurs, des questions légitimes se posent sur la diversité génétique. Dès lors des renforcements de population ne peuvent d’emblée en être exclus car il s’agit là d’un levier majeur de la conservation d’une espèce menacée d’extinction (UICN, 2018).
Tout le document final du PNA est à l’avenant : l’Etat tente de faire passer le projet des chasseurs (PPP) qui rejeté par deux fois par le Conseil National de Protection de la Nature pour le danger qu’il représente pour l’espèce. Ce projet prévoit de capturer de façon répétée 10% de la population adultes de lynx pour définir si la présence du prédateur est compatible avec plans de chasse aux chevreuil. Le PNA prévoit également à grand frais des colloques et des réunions des milieux cynégétiques mais pas grand-chose en matière de conservation active.
Nous demandons :
– De vrais moyens pour sauver les lynx victimes de la route et du braconnage
– Que soient prévus des renforcements de population pour améliorer la viabilité génétique de l’espèce
– Une gouvernance prenant en compte les acteurs et la réalité du terrain
Il y a urgence pour le lynx, le PNA ne doit pas être un consensus politique mais un canevas recensant tous les outils disponibles permettant de rétablir la population des lynx dans un statut de conservation favorable.

 

 

A voir également sur le site du Centre de soins Athénas, les informations alarmantes concernant les Lynx du Jura dont voici une petite partie des articles :

site web Internet Mort suspecte d’un lynx dans le Jura – Centre Athénas 20 mars 2020

site web Internet Destructions de lynx : 3 plaintes du Centre ATHENAS pour dire STOP ! le 7 février 2020

site web Internet Braconnage de lynx : l’escalade – Centre Athénas le 23 novembre 2019

« Nous craignons le pire pour le lynx compte tenu de la montée de l’intolérance pour l’espèce chez une certaine frange de la population, décomplexée par les outrances d’un certain lobbyiste et l’appui non déguisé de l’Etat au monde de la chasse (au point de soutenir et subventionner un projet cynégétique retoqué à deux reprises par le Conseil National de Protection de la Nature et consistant à capturer 10% de la population de lynx dans le cadre d’une étude visant à obtenir sa régulation). Démonstration de cette décomplexion, la famille de lynx sauvée in extremis par nous et relâchée après soins a été séparée par des battues. L’un des jeunes a été recapturé faible et blessé et n’a pas survécu. Nous sommes sans nouvelles des deux autres. La Côte de l’Heute (site du relâcher, territoire de la femelle) est le théâtre d’une sur-chasse effrénée. Ses chemins par endroit recouverts de maïs sont parcourus à grande vitesse tous les jours de la semaine par des 4X4 permettant en toute illégalité de traquer le gibier par des moyens GPS (pratique illégale en tant que moyen de chasse). Des tirs d’arme semi-automatique sont entendus de jour comme de nuit. Des coups de feu et des chiens courants sont entendus le mardi, jour sensé être de non chasse (y compris le jour du relâcher des lynx). Ainsi, même si nous avons la satisfaction de savoir grâce au suivi GPS que la femelle se porte bien et a repris possession de son territoire, aucun de ses jeunes n’atteindra l’âge adulte. Rappelons nous par ailleurs que cette femelle porte des plombs enkystés, preuve d’un tir antérieur.
Voici comment des personnes, pour qui conservation de la biodiversité ne s’entend qu’en congélateur ou en terrine, peuvent compromettre la survie d’une espèce. »

 

27 janvier 2020 –

« Mardi 14 janvier 2020 à Pau, le Président de la République annonçait la fin du programme Ours dans les Pyrénées, moins d’une semaine plus tard, un Lynx est retrouvé abattu dans les Vosges ! A vouloir satisfaire les désirs d’une minorité, le Président a envoyé un très mauvais message aux opposants à la présence de grands prédateurs dans nos espaces naturels. »

site web Internet Pétition Lynx dans les Vosges : le mauvais feuilleton se poursuit – Alsace Nature Janvier 2020

 

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Les ours bruns des Pyrénées, les mammifères sauvages les plus menacés en France

 

Ourse et ourson Dessin de Catherine Bernardin

Dessin de Catherine Bernardin

 

Pour toutes informations objectives sur les ours des Pyrénées voir les sites:

site web Internet Actus ours – FERUS

site web Internet Pays de l’Ours – ADET

site web Internet Décod’ours – FERUS et Pays de l’Ours-ADET

site web Internet Collectif CAP OURS

 

Nous avons retrouvé dans nos archives un article concernant les ours, écrit pour le Troglo n°20 de l’été 1986!: L’ours dans les Vosges

Un hommage aux ours et aux hommes et femmes qui veillent et qui œuvrent…un rêve, un espoir…

Plus de trente ans après ce document, la ténacité pour que vivent les ours en Pyrénées est toujours là!

Le Troglo n°20 été 86 - couverture

Les dessins sont de Thierry Desailly et Catherine Bernardin

Troglo Ois-Nat 3kb L’ours dans les Vosges – Le Troglo n°20 été 1986-page 1 à 12

 

Octobre 2018

Bonjour Claverina et Sorita , ourses réintroduites dans les Pyrénées

Réintroduction des ourses Claverina et Sorita réussi!

Claverina et Sorita, nous vous souhaitons longue vie et des bébés qui continueront d’enchanter nos enfants et nos rêves, notre belle planète et surtout, SURTOUT, pas de mauvaises rencontres…

site web Internet CP Réintroduction réussie de deux ourses femelles dans le Béarn-Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire – 5 octobre 2018

 

Image Claverina et Sorita 2 ourses en Béarn - La République des Pyrénées le 06-07-10-2018

 

« En Béarn, des montagnes sans ourses, de la désespérance à l’espoir! »

« Philippe CHARLIER, attaché à des Pyrénées sauvages et vivantes, pour que l’homme puisse continuer à VIVRE AVEC l’ours et la faune pyrénéenne dans des milieux naturels préservés, revient sur les faits marquants des 14 dernières années où ces vallées béarnaises n’accueillaient plus aucune ourse… »

site web Internet En Béarn, des montagnes sans ourses, de la désespérance à l’espoir ! – Alternatives Pyrénées le 29 décembre 2018

 

 

Image L'ourse Melba   Image L'ourse Cannelle

Les ourses Melba et Cannelle abattues par des chasseurs en 1997 et 2004

 

Cette réintroduction ne se fait pas sans heurts, des éleveurs sont fermement opposés à toute cohabitation avec le soutien de certains lobbyistes, notre gouvernement cède à la pression, le résumé des évènements par ordre chronologique:

 

La lettre de notre ami Gérard CHAROLLOIS, Le 29 septembre 2018 :

site web Internet  Faut-il introduire des ours dans les Pyrénées ? Convention Vie et Nature

 

Octobre 2018, un petit groupe d’éleveurs/chasseurs appellent publiquement à la chasse aux ourses nouvellement réintroduites. Le Collectif CAP OURS réagit:

« La réintroduction de 2 ourses dans les Pyrénées déplait à quelques éleveurs qui pensent que la montagne leur appartient et n’hésitent pas à bafouer les lois, au mépris de la démocratie, de l’autorité de l’Etat et de la sécurité des citoyens. »

site web Internet Pétition: Désarmez les éleveurs qui traquent les ourses nouvellement introduites dans les Pyrénées-Animal Cross – Octobre 2018

Le communiqué de Presse du Collectif CAP OURS:

site web Internet Les personnes appelant à la destruction d’ours auront à rendre des comptes devant la justice – site de l’ASPAS – Octobre 2018

Juin 2019, décidément la faune sauvage à bien du soucis à se faire, en particulier les grands prédateurs en France qui sont des espèces protégées et dont les populations sont fragiles et classées sur la liste rouge des espèces menacées en France (Loups, ours, lynx…):

Non contents d’augmenter le nombre de loups à tuer en France, notre gouvernement et ses représentants, les préfets,  sous la coupe des lobbies des chasseurs/piégeurs et de certains éleveurs,  s’attaquent maintenant aux ours des Pyrénées. Des consultations publiques (les unes préfectorales, l’autre nationale) sont proposées afin de permettre l’effarouchement des ours avec des moyens qui les mettraient en danger alors que d’autres solutions existent déjà mais ne sont pas mises en place.

site web Internet Consultation sur un Projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux – AVES le 5 juin 2019

Département des Hautes-Pyrénées: CP jusqu’au 30 mai 2019 : Consultation relative à une autorisation de mesures de conditionnement aversif d’un ours brun

Département de l’Ariège: Arrêté préfectoral relatif à une autorisation de mesures de conditionnement aversif d’un ours brun (Ursus arctos)-du 9 juillet au 30 octobre 2019 (ours Goiat)

 

L’arrêté ministériel a été signé le 27 juin 2019 :

site web Internet Arrêté du 27 juin 2019 relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

 

En même temps des actions se mettent en place contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées!

site web Internet NON à l’effarouchement des ours dans les Pyrénées ! Protégez les troupeaux et laissons les ours tranquille – Coordination associative Cap Ours – mai 2019

site web Internet Ensemble, refusons l’effarouchement des ours dans les Pyrénées ! – FNE 07-06-2019

site web Internet Il n’y a pas d’ours à problèmes dans les Pyrénées ! – ASPAS le 27-05-2019

site web Internet Appel à s’exprimer CONTRE l’effarouchement des ours dans les Pyrénées – FERUS le 03-06-2019

site web Internet Les ours des Pyrénées ont besoin de votre aide ! – Animal Cross le 4 juin 2019

 

En avril 2020, rebelote (il faut qu’on nous donne la définition du mot « expérimental ») le gouvernement propose à nouveau une consultation publique concernant des mesures d’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées pour 2020

AVES: Le projet d’arrêté soumis à consultation du public concerne la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il s’agit en fait de la reconduction de l’arrêté de 2019, pour lequel le conseil national de la protection de la nature a émis un avis défavorable à l’unanimité. https://www.consultationspubliques.aves.asso.fr/2020/04/30/consultation-publique-sur-le-projet-darrete-relatif-aux-mesures-deffarouchement-de-lours-brun-dans-les-pyrenees/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=consultations-publiques-dernieres-publications_1

Sur le site de FERUS: Ensemble, disons Non à l’effarouchement des ours dans les Pyrénées !
Les associations Pays de l’Ours – Adet et FERUS appellent toutes les personnes attachées à la protection de la Biodiversité à exprimer leur opposition à l’effarouchement des ours des Pyrénées dans le cadre de la consultation publique lancée le 29 avril par le Gouvernement.
Non, vraiment, rien ne justifie d’effaroucher les ours dans les Pyrénées.
Les associations envisagent bien sûr de contester ce nouvel arrêté s’il était publié.
Le seul espoir de l’éviter est que le public exprime massivement son opposition et son attachement à la protection de l’ours dans les Pyrénées. https://www.ferus.fr/actualite/ensemble-disons-non-a-leffarouchement-des-ours-dans-les-pyrenees#more-40873

site web Internet Avis du Conseil National de la Protection de la Nature sur le projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées – le 30 mars 2020

Et à nouveau des pétitions:

site web Internet Pyrénées : Les ours ne sont pas des cobayes ! STOP aux effarouchements, fongicide vomitif, captures injustifiées et autres expérimentations irresponsables, en France comme en Espagne ! – Coordination Cap Ours – Avril 2020

 

Malheureusement en juin 2020, un ours abattu à Ustou en Ariège, acte illégal et  barbare, une conséquence de l’acceptation des tirs d’effarouchement!

site web Internet Pétition: Pour une réactivation immédiate du Plan Ours 2018-2028 de Nicolas Hulot – Mes opinions juin 2020

 

Septembre 2020, la situation reste tendue, pour sortir de l’impasse l’association AVES France propose une mission d’écoute des éleveurs et bergers confrontés aux grands prédateurs en Ariège.

« …Alors que la population d’ours bruns issue de la réintroduction dans les Pyrénées centrales s’accroît chaque année et que les conflits et tensions n’ont jamais cessé depuis 24 ans, il est indispensable de repenser les relations entre les hommes et la nature. … »

site web Internet Mission d’écoute des éleveurs et bergers confrontés aux grands prédateurs en Ariège 23 septembre 2020 – AVES

 

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Des causes d’accidents pour la faune sauvage, facilement évitables

 

Erinaceus europaeus-Hérisson d'Europe © Fabrice Cahez

Lever le pied, c’est facile!

 

Voyez notre rubrique:

Pour éviter, chez soi et ailleurs, quelques causes d’accidents aux oiseaux

 

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Dossiers et fiches pratiques

 

Dans la rubrique Dossiers et fiches pratiques vous trouverez des informations concernant bien d’autres animaux sauvages.

 

Des fiches pratiques à télécharger

 

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