Cohabiter avec la faune sauvage

 

Chamois - Photo © Nicolas Hélitas

Chamois – Photo © Nicolas Hélitas

 

Page mise à jour en novembre 2020

La cohabitation avec la faune sauvage…

…un sujet sensible!

L’urbanisation, l’augmentation de la densité humaine, les activités humaines exercent une pression de plus en plus forte sur la nature et parfois génèrent des conflits avec les espèces animales sauvages jusqu’à provoquer le déclin de certaines espèces. Et pourtant celles-ci jouent un rôle important dans la chaine alimentaire et la dynamique de la biodiversité et nous rendent des services indispensables. Ainsi, il nous faut revoir nos comportements et nos idées quant à notre rapport avec la faune sauvage et la nature en général.

Vous trouverez ci-dessous des conseils pour cohabiter avec…plusieurs espèces sauvages communes dans les Vosges. Vous découvrirez, une petite faune sauvage ignorée, des mustélidés, le cormoran et bien d’autres mal-aimés, les grands prédateurs des Vosges (avec une exception pour l’ours brun), comment chacun vit en relation avec son environnement, ses proies, comment nous pouvons vivre avec eux et pourquoi il est judicieux d’inviter fouines et renards au jardin.

Voyez aussi les pages suivantes: « Cohabiter avec…le renard, la fouine, les corbeaux et corneilles, le blaireau » et ainsi que la page : « Accueillir la biodiversité chez soi » , plus particulièrement dédiée aux oiseaux des jardins, aux hirondelles et aux martinets.

 


 

Comment se prémunir de l’impact des petits prédateurs sur les poulaillers, sur les cultures et sur les biens.

Comme on met un toit sur une maison pour empêcher la pluie de tomber à l’intérieur, on doit préserver ses cultures et ses biens pour empêcher leur dégradation.

Oiseaux Nature lutte depuis des années afin que l’image de la fouine, du renard et autres prédateurs soit réhabilitée. La Fouine, les autres petits prédateurs ont toute leur place dans la préservation de la biodiversité.

Détruire un animal parce qu’il a causé des problèmes est une fausse bonne solution car immanquablement les faits se reproduiront soit causés par la même espèce, soit par une autre, le chat domestique ou le chien étant souvent concernés.

Depuis de longues années, les naturalistes d’Oiseaux-Nature ont résolu nombre de problèmes, et dans la durée, en utilisant, au cas par cas, les solutions adéquates.

Et puis n’oublions jamais les nombreux services rendus à la collectivité par chacun des petits prédateurs. Lire à ce sujet:

Indispensables prédateurs… –  le Troglo n°117 avril 2012 page 15

 

Quelques solutions pour protéger votre poulailler :

Protection mécanique
Contre : chiens, chats, rats, renards, fouine etc…, les volailles attirant de nombreux prédateurs. Contre les oiseaux, grillager le dessus. Les poulaillers ou clapiers doivent être fermés, les parcs d’élevage engrillagés. Le grillage doit être solide et sa maille ne doit pas dépasser 3 à 4 cm. La clôture doit être installée du côté extérieur par rapport aux piquets de soutien afin qu’il soit plus difficile de pénétrer à l’intérieur du poulailler en grimpant sur ces piquets. Pliez la partie supérieure du grillage vers l’extérieur en formant un angle d’environ 30°. Autour du poulailler, en bas, un retour de grillage sur 50 cm à 1 m vers l’extérieur et légèrement recouvert de terre empêche le renard de creuser un tunnel d’accès. Juste contre la clôture, on peut aussi placer une rangée de dalles de 40 cm de largeur; les renards sont futés, mais ils n’ont pas le réflexe de commencer à creuser un peu avant ces dalles.

Protection d’origine électrique
Placés à 1,50 m de hauteur ou plus, un ou deux fils électrifiés écartés de 10 cm de la clôture sont d’une efficacité totale. (sauf contre les oiseaux évidemment)

Et puis
Eviter tout arbre ou branche à proximité du grillage ou le surplombant.
Fermer les accès avec du grillage fixé solidement. Un manchon de sortie (entonnoir) ou une trappe à sens unique permettront de n’enfermer aucun animal à l’intérieur.
Fermer l’abri nocturne tous les soirs avant la nuit (Il existe des dispositifs automatiques)
Et ne laissez pas la possibilité au prédateur de s’approcher trop près des proies : ça le rend fou !
Placez le dortoir et la mangeoire de votre volaille à quelque 30 cm de hauteur afin de diminuer les possibilités d’accès aux petits rongeurs, ceux-ci pouvant attirer les prédateurs.

Poulailler - renard

Ce genre de poulailler est fortement déconseillé : les poules n’ont pas d’espace et le renard va y entrer très facilement.

Nous sommes à la recherche de témoignages de personnes possédant des installations protégées efficacement des  prédateurs. Si vous-même ou des amis, êtes dans ce cas, contactez nous. Les retours d’expérience nous intéresse beaucoup même si nous connaissons déjà de nombreux moyens efficaces de se protéger.
Donnez-nous très vite vos coordonnées : il faut faire évoluer les mentalités. Il faut absolument prouver qu’on peut se protéger SANS DETRUIRE la vie.
Rappelons que les pièges qui tuent sont les mêmes que ceux qui mutilent ou blessent gravement quand ils ont été mal employés ou que l’animal était méfiant.

 

Plus d’informations concernant le renard , la fouine , le blaireau , les corbeaux et corneilles

 

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Au sujet du loir et du lérot

Nous rappelons que le loir gris et le lérot sont protégés par la Convention du 19 septembre 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel, dite Convention de Berne. De même ces deux espèces ne sont ni inscrites sur la liste des espèces chassables, ni inscrites sur la liste des espèces soit disant espèces susceptibles de d’occasionner des dégâts (ESOD anciennement«nuisibles»).

Loirs et lérots sont tellement discrets et peu prolifiques que la cohabitation se fera sans problème avec un peu de bon sens et bienveillance. En particulier pour le loir à qui il arrive d’apprécier un grenier. Si l’affaire devient trop gênante, les mesures  à mettre en œuvre seront  de supprimer les accès au grenier, bien évidemment en s’assurant qu’il n’y a plus d’animal et ses petits dans cet endroit.

Loir - Dessin de Catherine Bernardin

Loir – Dessin de Catherine Bernardin

En savoir plus sur le loir:

pdf Dormir comme un loir – Le Troglo n°80 – Janvier 2002

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En ce qui concerne la martre, le putois et la belette

La martre est une espèce forestière beaucoup plus rare que la fouine et souvent confondue avec elle. Oiseaux-Nature n’a jamais entendu parler de réels soucis provoqués par la martre dans les Vosges. Dans les endroits où elle est présente, les mêmes mesures de prévention que celles concernant la fouine sont à mettre en œuvre.

Martre - Dessin de Catherine Bernardin

Martre – Dessin de Catherine Bernardin

Oiseaux-Nature n’a jamais entendu parler de soucis provoqués par le putois dans les Vosges. Le grillage des poulaillers doit être solide et ses mailles ne doivent pas excéder 25 mm. En haut des clôtures, un retour de 40 cm incliné vers l’extérieur à 45° est très efficace. Le putois ne creuse pas, mais en bas, un retour du grillage dans le sol, même peu enterré, sur une largeur de 60 à 80 cm, est infranchissable aux autres prédateurs comme le chien. Attention à ce qu’il n’y ait pas de possibilité de sauter depuis un toit ou un arbre à proximité. Une clôture électrique vient éventuellement compléter ce dispositif mais n’est pas indispensable la plupart du temps. Attention : Tout dispositif de protection inadapté à la situation locale est inefficace.

Dans un rapport de janvier 2017, transmis au ministère de l’environnement, la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM) juge que le putois est une espèce en déclin, qu’il faut le classer en «espèce protégée» et rappelle ses effets positifs. On espère bien que l’alerte de la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM) sera entendue et comprise et que le Ministère agira en conséquence:

« De nombreuses menaces pèsent sur ce petit carnivore et ont conduit à son déclin sur le territoire national.La première d’entre elles est le piégeage et la chasse qui ne sont pas toujours pratiqués dans la légalité et ne visent pas forcément ces animaux… « Sous la pression des représentants cynégétiques, le putois est encore classé ‘susceptible d’occasionner des dégâts’ (nouvelle dénomination des ‘nuisibles’). Pourtant, rien ne justifie un tel classement : aucun impact sur les activités humaines, aucun impact écologique négatif n’est documenté par aucune donnée scientifique« , se désole Pierre Rigaux…l’ONCFS explique sur son site que « la prédation du putois sur les élevages avicoles, comme celle des autres espèces de mustélidés, reste difficilement quantifiable par manque d’outil simple permettant une estimation précise des pertes et une reconnaissance fiable des prédateurs en cause » »

Pour lire l’article en entier:

site web Internet France : une instance gouvernementale favorable à la protection du putois d’Europe – Sciences et Avenir du 03-12-2018

Putois - Dessin de Catherine Bernardin

Dessin de Catherine Bernardin

Oiseaux-Nature n’a jamais entendu parler de soucis provoqués par la belette dans les Vosges. Un grillage à petites mailles est infranchissable par cet animal.

 

A lire pour en savoir plus:

Les petits mustélidés des spécialistes des campagnols – GRAB

site web Internet Les mustélidés : des « nuisibles » indispensables à la nature-Animal Cross – 29-10-2018

Rappelons que dans les Vosges, seule des mustélidés, la fouine est sur la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts

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Et pour l’étourneau sansonnet, le geai des chênes, et la pie bavarde…

Geai des chênes - Dessin de Catherine Bernardin

Geai des chênes – Dessin de Catherine Bernardin

L’étourneau sansonnet est un oiseau migrateur dont les populations du nord et de l’est de l’Europe fréquentent les Vosges en hiver. C’est à ce moment, quand la chasse est autorisée, que des oiseaux sont tués au fusil. C’est à ce moment qu’on peut les voir se rassembler en dortoirs le soir. Mais dès la fin février-début mars, la chasse étant terminée, ces oiseaux retournent dans leurs lointaines contrées d’origine. Le rôle de l’étourneau sansonnet, grand consommateur de vers blancs et d’insectes ravageurs des cultures est très apprécié dans les contrées du nord où il niche en nombre.
D’ailleurs, ceux qui se plaignent de cet oiseaux sont évidemment ceux qui n’ont pas mis en œuvre les mesures de protection et reçoivent la visite des étourneaux ne pouvant aller ailleurs !

Les mesures d’effarouchement

L’INRA propose un CD d’effarouchement acoustique, dont « les cris ont été sélectionnés pour effaroucher et éloigner les oiseaux gênants de leurs zones de repos, dortoirs, nourrissage : pisciculture, vergers, vignobles … Il concerne notamment l’Étourneau sansonnet, le geai des chênes et la pie bavarde. Pétards et autres épouvantails fonctionnent très bien.

Les mesures de protection des biens

En plus de des mesures d’effarouchement, on peut ajouter les filets de protection ou les grillages… qui permettront de préserver efficacement et durablement les bâches agricoles ou d’empêcher les oiseaux de pénétrer dans les bâtiments .

Couple d'étourneaux sansonnet - Photo Pascale Meignan

Couple d’étourneaux sansonnet

Rappelons que dans les Vosges, l’étourneau sansonnet, le geai des chênes et la pie bavarde ne sont pas sur la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, le piégeage, la « destruction » sont donc interdits.

Pie Bavarde © Fabrice Cahez

Pie Bavarde © Fabrice Cahez

site web Internet La pie bavarde la mal aimée – Animal-Cross.org – décembre 2018

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Lutter contre les campagnols : bromadiolone (produit retiré) ou prédateurs naturels, auxiliaires de l’agriculture

La bromadiolone est un raticide très toxique qui pourrait continuer à tuer des espèces sauvages protégées ou non protégées et des espèces domestiques.

Nous avons tous en tête les morts de rapaces, non loin de parcelles traitées avec la Bromadiolone. Car bien sûr la bromadiolone ne tue pas que les campagnols, ce poison continue ses méfaits parmi les prédateurs naturels des campagnols mais aussi parmi d’autres animaux sauvages ou domestiques qui peuvent en avaler même si son usage est réglementée.

Ce produit a été retiré de l’usage , il ne pourra plus être distribuer et ne sera plus utilisé pour le 21 décembre 2020 en espérant qu’il n’y ait pas des stocks qui soient répandus illégalement et qu’un autre produit tout aussi dangereux soit autorisé.

Dessin famille mustelides contre campagnols

Les prédateurs naturels des campagnols sont nombreux. Les plus connus sont les rapaces diurnes et nocturnes, les corvidés, renards, chats sauvages et domestiques, blaireaux, fouines, martres, voire les sangliers! etc…Parmi ces espèces, certaines sont malgré tout classées sur la liste espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD). C’est-à-dire que ces espèces peuvent être détruites toute l’année, comme le renard qui est pourtant un gros mangeur de campagnols et malheureusement les chasseurs sont, connus pour être opposés à la présence de tout prédateur.

Les solutions pour lutter contre les campagnols:

1- retirer de la liste des ESOD les espèces prédatrices des campagnols: renard, fouines corbeaux, corneilles… mais aussi de la liste des espèces chassables

2- utiliser véritablement des méthodes de culture qui favorise la biodiversité

3- faire des aménagements pour favoriser les prédateurs naturels

Sur leur ferme pilote de la Durette, le Groupement de Recherche en Agriculture Biologique (GRAB) a mis en place des aménagements pour favoriser rapaces, belettes, fouines, couleuvres…et lutter contre les campagnols de façon écologique.

Campagnols la prédation est votre meilleure arme - GRAB   Comment favoriser la présence des prédateurs1 - GRAB   Comment favoriser la présence des prédateurs2 - GRAB

Campagnols: la prédation est votre meilleure arme! – GRAB

Voir aussi notre article:

Raticides, anti-limaces, produits antiparasitaires, prudence!

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La protection des batraciens

Crapaud © Nicolas Hélitas

© Nicolas Hélitas

Pourquoi les batraciens sont-ils protégés, pourquoi veiller à leur préservation?

Les populations d’amphibiens sont menacées partout dans le monde et les Vosges ne sont pas épargnées. Et c’est une catastrophe pour la biodiversité comme nous allons vous l’expliquer…

Au printemps, c’est à ce moment que doit avoir lieu impérativement l’incontournable migration des grenouilles vers leurs traditionnels lieux de ponte. Moment de très grande vulnérabilité à cause de la concentration des animaux et de leurs difficultés à se mouvoir à cause du froid. Dès ce moment, ils servent de nourriture, par exemple, au très rare putois. Bien que les amphibiens soient à température variable, ils sont cependant obligés de pondre très tôt. Pour que leurs larves puissent effectuer leurs complètes métamorphoses et échapper aux prédateurs.
Chaque femelle doit pondre des milliers d’œufs pour que quelques rares chanceux puissent atteindre l’âge adulte. Car les pertes naturelles sont énormes et les perturbations climatiques que nous vivons n’arrangent rien.
Que se passe-t-il après la ponte ? Les œufs gonflent au contact de l’eau, forment la nourriture des embryons. Très tôt ensuite, les têtards dévorent algues et végétaux morts et leur masse augmente de façon considérable. Toute la chaîne alimentaire se met en place à partir de cela.

Oiseaux-Nature ne cesse de faire admirer ce processus par des adultes, des scolaires à la mare pédagogique de Xertigny que des milliers d’élèves ont fréquenté et ailleurs dans le département.

Les tritons alpestres et palmés, espèces protégées, affluent vers toute cette manne, cette biomasse en croissance à dévorer. Ils s’y retrouvent avec les diverses larves de libellules, menacées elles aussi par la dégradation de leur habitat. Une grande variété d’autres insectes carnassiers, tels les dytiques, véritables ogres des mares, dépendent aussi pour leur survie de la quantité de têtards disponibles. Bien évidemment, des oiseaux tels la bergeronnette des ruisseaux et le martin pêcheurs, mais aussi la couleuvre à collier, reptile protégé ont besoin d’une part du gâteau ! Toutes ces espèces sont interdépendantes, fragiles, vivent comme cela depuis des millénaires.

Triton alpestre © Nicolas Hélitas - Cliquez sur l'image pour visiter son site

Triton alpestre © Nicolas Hélitas

Des captures illégales de milliers de grenouilles par des humains plus ou moins inconscients mais surtout cupides, tous les ans, finissent par anéantir la faune., ceci en particulier sur le site d’exception du bassin versant de la Cuve à la Bresse, voir à ce sujet la page Actions en justice. Les 3 ruisseaux, la prairie et les forêts des alentours qu’on penserait à première vue encore préservés en montagne, ne le sont plus. Épargné par les routes et les pesticides, ce site fait cependant encore partie, en montagne, dans cette vallée du Chajoux, des meilleurs refuges potentiels pour les grenouilles. C’est ce qui attire les convoitises. Enlever au milieu naturel toute cette source de nourriture est dramatique de conséquences.

Amas d'oeufs de grenouilles

Amas d’œufs de grenouilles

Les batraciens et les zones humides sont menacés, il est urgent de les préserver, Oiseaux Nature agit et vous aussi vous pouvez agir, voir à ce sujet notre rubrique: La préservation des zone humide

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Le pigeon des villes n’est pas celui que l’on croit

N’en déplaise à certains, comme les autres oiseaux, Le pigeon des villes appelé aussi pigeon biset est un animal sensible et qui s’adapte à son environnement…

Nous recevons parfois des appels à l’aide pour des pigeons enfermés dans des clochers ou des pigeons en détresse, ou encore des appels pour en finir au plus vite avec ces oiseaux qui soi-disant vont nous transmettre les pires maladies.

«En France d’après la législation, les ornithologues, l’administration et même les élus, le pigeon des villes est à la fois sauvage et domestique !»

Certains le pensent sans propriétaire, c’est un bien sans maître (res nullius). Certains le considèrent comme animal domestique (ancêtre du pigeon domestique redevenu sauvage) sans propriétaire. Le pigeon biset est aussi espèce sauvage chassable. Le pigeon de ville aussi appelé pigeon biset est donc sauvage !

Des affaires portées devant les tribunaux ont donné lieu à des jugements qui parfois considèrent le pigeon des villes comme animal domestique ou parfois comme animal sauvage.

Ce statut* confus donne à certains d’entre nous, le sentiment que tout est permis à l’égard du pigeon des villes. Le degré de mépris pour le pigeon est un exemple frappant de la loi du plus fort, de la domination, de l’exploitation, bref du mépris de la vie.

Malgré tout, il existe des communes et des personnes, qui ont cherché et ont mis en place des solutions alternatives non tuantes à une éventuelle prolifération des pigeons.

Si vous vous posez des questions à ce sujet, nous vous invitons à visiter les sites suivants

Nos Amis les Oiseaux

Vous y trouverez des informations concernant le pigeon des villes et des propositions de moyens de contrôle de sa population.

logo © Association NALO

logo © Association NALO

 

  SPOV Société Protectrice des Oiseaux des Villes (Ile de France)

L’ambassade des pigeons

site web Internet C.RE.DO – Collectif pour la REgulation DOuce Pigeons et protection animale

Et pour en savoir plus:

site web Internet Documentation Nalo: pigeons de ville

Le pigeon en Ville – écologie de la réconciliation et gestion de la nature – Naturparif 2012

le pigeon en ville-Ecologie de la réconciliation et gestion de la nature - Naturparif

site web Internet Le pigeon : bouc émissaire de l’homme – Vegactu 6 avril 2015

 

*Pour compliquer encore un peu plus la situation du pigeon, le pigeon biset ou pigeon des roches (rare à l’état sauvage) est l’ancêtre du pigeon domestique mais aussi du pigeon des villes. En raison de croisements continus, il a perdu beaucoup des ses caractéristiques morphologiques qui le définisse. Le pigeon biset est une espèce chassable (comme ses cousins le pigeon colombin, le pigeon ramier, la tourterelle des bois, la tourterelle turque). Issu du pigeon biset , il existe des espèces de pigeons voyageurs et d’élevages, ceux là ayant un propriétaire.

Le pigeon ramier, espèce chassable et dans certains départements il est considéré comme espèce « nuisible » par arrêté préfectoral.

Il existe d’autres espèces de pigeons comme par exemple le pigeon colombin (espèce chassable) qui peut être confondu avec le pigeon biset.

Ces pigeons sont en plus interféconds, de ce fait les pigeons « urbains » semblent parfois avoir des morphologies différentes.

Ainsi la question de la protection ou destruction du pigeon sera fonction de la réglementation invoquée: réglementation de la chasse, code rural, règlement sanitaire du département, code pénal. Bien souvent en observant, en discutant et en proposant, des solutions sont trouvées aux éventuels problèmes liés aux pigeons.

Des solutions:

  Un pigeonnier contraceptif à Epinal – Vosges Matin 24-11-2017

site web Internet Saint-Dié : éviter les nuisances des pigeons en ville – Vosges Matin 24-11-2017

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Les lynx victimes de la chasse, du piégeage et du braconnage

 

Le silence des bêtes from vincent munier on Vimeo. 2018

Partage d’une triste histoire d’amour d’un couple de lynx.
Un moment si rare ! Souvenir à la fois magnifique et douloureux.
Le mâle a subi un acte de braconnage.

 

Dessin de Catherine Bernardin

Chasse, piégeage, braconnage: sur la quinzaine de lynx qui vivaient dans le massif Vosgien au plus fort du peuplement, il n’en reste plus aucun !

pdf Le lynx menacé d’extinction dans le massif Vosgien – L’est républicain 21-08-2020

Le lynx Boréal est protégé : Au niveau international, par la Convention de Washington annexe II, au niveau européen, par la convention de Berne annexe III et la directive « habitat faune flore » annexe II et IV de l’Union Européenne. Au niveau national, par la loi sur la protection de la nature.

Le lynx est actuellement sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, il est classé en danger en France et en danger critique en Alsace

A la fin du XIX siècle et début du XX siècle le lynx est éradiqué en France. Dans les années 70 la Suisse fait des lâchers de lynx dont certains iront coloniser le Jura et les Alpes. En ce qui concerne les Vosges il faudra attendre 1983 pour les réintroductions.

Troglo Ois-Nat 3kb Requiem pour le lynx? – Le Troglo Juin 2013 n°120 pages 30-32

A partir de 2012 il reste un seul lynx Van Gogh, le pauvre solitaire serait mort en 2014 peut être percuté par une voiture…

Troglo Ois-Nat 3kb Combien de lynx et de loups dans les Vosges? – Le Troglo Février 2015 n°123 pages 51-52

Alors que les conditions de vie sont propices à l’installation des lynx dans les Vosges, la plupart y sont morts du braconnage et de collision avec des véhicules. Bien mince consolation, entre 2017 et 2019, il y aurait eu 5 lynx mâles dans les Vosges dont 3 issus de réintroduction dans le Palatinat Allemand, merci les allemands !

Le lynx - Le Troglo n°140 spécial 40 ans page 10

Le lynx – Le Troglo Septembre 2020 n°140 spécial 40 ans page 10

En juin 2020 après 3 années 2016-2019 de mise en place laborieuse, un Plan Régional d’Actions 2020-2029 pour le lynx a été approuvé mais les demandes des associations de protection d’inscrire dans ce plan la réintroduction des lynx dans les Vosges et l’acceptation du lynx par les chasseurs et éleveurs, n’ont pas été entendues.

Plan Régional d'Actions en faveur du Lynx boréal dans le massif des Vosges

 

Pour les autres populations de lynx en France, sous la pression des associations un Plan National d’Action en faveur du lynx (DREAL Bourgogne Franche comté), en coordination avec le PRA lynx Massif des Vosges, est en cours d’élaboration depuis 2018 et devrait bientôt être en place.

Déjà en 2019, nous étions alerté sur les manœuvres de la fédération de chasse qui n’aime pas la « concurrence » des grands prédateurs qui mettraient en danger leur loisir:

site web Internet Non à l’éradication du lynx avec la complicité de l’Administration – Pétition REWILD

 

Voyez à nouveau le cri d’alarme du centre Athénas sur la validation et le contenu du prochain PNA Lynx:

PNA le Prix du renoncement

Centre Athénas Publié dans : Actus Diverses le 17 octobre 2020

Alors que le lynx était le seul grand prédateur sans Plan National d’Action (PNA) pour sa conservation, Nicolas Hulot alors Ministre de la Transition écologique avait imposé à son administration d’y remédié.
Le grand espoir suscité par la mise en œuvre du PNA pour le lynx a été tel que de nombreuses associations ont contribué à l’élaboration d’un PNA associatif. Tous ont participé à l’exception des chasseurs qui ont refusé de s’y associer, négociant pour leur propre compte directement avec l’Etat.
Rude retour à la réalité lorsque l’Etat, sous pression de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) a refait une mouture du document. Pour s’asseoir autour de la table, la FNC a extorqué l’engagement de ne pas procéder à des renforcements de populations pour les dix prochaines années. Il s’agit là d’une hérésie.
Sachant que la population franco-suisse est d’issue de moins de 15 lynx fondateurs, des questions légitimes se posent sur la diversité génétique. Dès lors des renforcements de population ne peuvent d’emblée en être exclus car il s’agit là d’un levier majeur de la conservation d’une espèce menacée d’extinction (UICN, 2018).
Tout le document final du PNA est à l’avenant : l’Etat tente de faire passer le projet des chasseurs (PPP) qui rejeté par deux fois par le Conseil National de Protection de la Nature pour le danger qu’il représente pour l’espèce. Ce projet prévoit de capturer de façon répétée 10% de la population adultes de lynx pour définir si la présence du prédateur est compatible avec plans de chasse aux chevreuil. Le PNA prévoit également à grand frais des colloques et des réunions des milieux cynégétiques mais pas grand-chose en matière de conservation active.
Nous demandons :
– De vrais moyens pour sauver les lynx victimes de la route et du braconnage
– Que soient prévus des renforcements de population pour améliorer la viabilité génétique de l’espèce
– Une gouvernance prenant en compte les acteurs et la réalité du terrain
Il y a urgence pour le lynx, le PNA ne doit pas être un consensus politique mais un canevas recensant tous les outils disponibles permettant de rétablir la population des lynx dans un statut de conservation favorable.

 

 

A voir également sur le site du Centre de soins Athénas, les informations alarmantes concernant les Lynx du Jura dont voici une petite partie des articles :

« Nous craignons le pire pour le lynx compte tenu de la montée de l’intolérance pour l’espèce chez une certaine frange de la population, décomplexée par les outrances d’un certain lobbyiste et l’appui non déguisé de l’Etat au monde de la chasse (au point de soutenir et subventionner un projet cynégétique retoqué à deux reprises par le Conseil National de Protection de la Nature et consistant à capturer 10% de la population de lynx dans le cadre d’une étude visant à obtenir sa régulation). Démonstration de cette décomplexion, la famille de lynx sauvée in extremis par nous et relâchée après soins a été séparée par des battues. L’un des jeunes a été recapturé faible et blessé et n’a pas survécu. Nous sommes sans nouvelles des deux autres. La Côte de l’Heute (site du relâcher, territoire de la femelle) est le théâtre d’une sur-chasse effrénée. Ses chemins par endroit recouverts de maïs sont parcourus à grande vitesse tous les jours de la semaine par des 4X4 permettant en toute illégalité de traquer le gibier par des moyens GPS (pratique illégale en tant que moyen de chasse). Des tirs d’arme semi-automatique sont entendus de jour comme de nuit. Des coups de feu et des chiens courants sont entendus le mardi, jour sensé être de non chasse (y compris le jour du relâcher des lynx). Ainsi, même si nous avons la satisfaction de savoir grâce au suivi GPS que la femelle se porte bien et a repris possession de son territoire, aucun de ses jeunes n’atteindra l’âge adulte. Rappelons nous par ailleurs que cette femelle porte des plombs enkystés, preuve d’un tir antérieur.
Voici comment des personnes, pour qui conservation de la biodiversité ne s’entend qu’en congélateur ou en terrine, peuvent compromettre la survie d’une espèce. »

 

site web Internet Pétition Lynx dans les Vosges : le mauvais feuilleton se poursuit – Alsace Nature Janvier 2020

« Mardi 14 janvier 2020 à Pau, le Président de la République annonçait la fin du programme Ours dans les Pyrénées, moins d’une semaine plus tard, un Lynx est retrouvé abattu dans les Vosges ! A vouloir satisfaire les désirs d’une minorité, le Président a envoyé un très mauvais message aux opposants à la présence de grands prédateurs dans nos espaces naturels. »

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Le loup symbole de la résilience de la nature

Loup – Dessin de Catherine Bernardin

 

Le loup est une espèce strictement protégée en France en application de la Directive européenne du 21 mai 1992 n°92/43/CEE dite « Habitats ». L’article 16 de cette Directive permet des dérogations. L’état français use et abuse de cet article pour déroger à cette protection stricte et autoriser l’abattage de loups.

 

  • La position du CA d’Oiseaux Nature du 26 août 2011
  • Des exemples de mesures de protection des troupeaux
  • Oiseaux Nature fait partie du collectif CAP LOUP
  • Des plaquettes d’information
  • Un livre sur les loups de France, pour tous les publics de Roger MATHIEU
  • Les derniers arrêtés ministériels (2020-2021) de tirs de loups
  • Le loup « bénéfique »
  • La rumeur fausse : la réintroduction du loup
  • 2016, une année de lutte dans les Vosges pour le loup
  • Exposition « Sur les traces du loup »

 

La position du Conseil d’Administration de l’Association Oiseaux Nature du 26 août 2011

Le loup, espèce indigène, a failli disparaître de l’Europe de l’ouest. Son absence des Vosges en tant que super-prédateur* a favorisé de forts déséquilibres préjudiciables à l’intérêt général : atteintes aux forêts par des surpopulations de cervidés – atteintes à l’agriculture par de grosses surpopulations de sangliers. La présence du loup était sans conteste bénéfique à, la biodiversité, c’est pourquoi un consensus européen s’est dégagé pour faire du loup une espèce protégée. Ce que la Convention de Berne exprime en ces termes : « Reconnaissant que la flore et la faune sauvage constituent un patrimoine naturel d’une valeur esthétique, culturelle, récréative, économique et intrinsèque, qu’il importe de préserver et de transmettre aux générations futures ; reconnaissant le rôle essentiel de la flore et de la faune sauvage dans le maintien des équilibres biologiques ; (…) »
Suite au retour naturel du loup facilité par l’abondance des proies sauvages, Oiseaux-Nature demande la mise en place par les pouvoirs publics d’un vrai plan loup à l’échelle du massif. Un plan loup est un ensemble de mesures de protection des troupeaux, d’indemnisation des éleveurs et d’information du public,…
Notre crédibilité est en jeu : comment par exemple convaincre l’Afrique de préserver ses derniers éléphants si nous sommes incapables de tolérer quelques loups chez nous ? Cette position est tout à fait conforme aux objectifs d’Oiseaux-Nature d’étude et de préservation de la biodiversité, dans l’intérêt général.
*le super-prédateur est l’animal qui, en haut des chaînes alimentaires, est un indicateur de leur bonne qualité.

Banderole Oiseaux Nature: Stop à la destruction des espèces protégées

 

Des exemples de mesures de protection des troupeaux

AGRIDEA est une association Suisse pour le développement de l’agriculture et de l’espace rural – fondée en 1958, soutient les femmes et les hommes qui s’engagent pour une meilleure qualité de vie dans l’espace rural. Cette association a mené des études sur le comportement de loups face à certaine clôtures de protection et met à disposition en téléchargement des fiches techniques:

site web Internet Protection des troupeaux – site Suisse proposé par AGRIDEA

L’IPRA (Institut pour la Promotion et la Recherche sur les Animaux de protection) a pour objectif d’améliorer les systèmes de protection des troupeaux face aux loups. Grâce à ses méthodes de recherche innovantes, l’institut propose une nouvelle lecture des situations sur les zones pastorales et ainsi développe des réponses adaptées et graduées en termes de protections.

site web Internet IPRA (Institut pour la Promotion et la Recherche sur les Animaux de protection

Sur le site du CERPAM vous trouverez des publications concernant les chiens de protection

site web Internet CERPAM – Centre d’Études et de Réalisations Pastorales Alpes-Méditerranée – articles et rapports

Meuse Nature Environnement Un site pour témoigner et partager des informations et documentations techniques au sujet du loup et de l’élevage en contexte de plaine Grand-Est.

Loup et élevage en plaine – MNE

 

Oiseaux Nature fait partie du collectif CAP LOUP

Logo Cap loup Image Cap loup

CAP Loup

Créé en 2014, CAP Loup est un ensemble d’associations de protection de la nature rassemblées autour d’un objectif commun : la protection du loup en France.

 

Des plaquettes d’information:

Brochure CAP Loup - Loup pour en finir avec les contre-vérités

site web Internet Brochure réactualisée 2018 « Loup, pour en finir avec les contre-vérités sur le pastoralisme et la chasse »

Le loup en France - Plaquette FERUS 2019

site web Internet Le loup en France – FERUS

 

Un livre sur les loups de France, pour tous les publics!

Cet ouvrage de 112 pages s’adresse à tous les publics. Il essaye de répondre, sans tabou, à toutes les questions que vous pouvez vous poser sur les loups de France. Il offre ainsi une synthèse des connaissances sur les loups installés sur nos territoires (description, historique, biologie, menaces, etc.). De plus, ce livre propose un point, le plus complet possible, sur les rapports qu’entretien l’espèce avec les troupeaux domestiques (dommages, protection, indemnisation, économie de la filière ovine, etc.).
Un fond riche et sourcé
Les propos s’appuient sur plus d’une centaine de publications. Elles-mêmes sont  également enrichies des connaissances acquises au sein d’un groupe d’une douzaines de naturalistes.  Actuellement, ces naturalistes suivent une quinzaine de meutes établies dans les Alpes (Groupe PP Alpes). De plus, ces connaissances de terrain ont été complétées par une multitude d’échanges avec d’autres naturalistes, biologistes et professionnels de l’élevage issus de France, Italie et Espagne.
Chaque chapitre intègre les éléments fournis par des documents-sources. Le lecteur peut ainsi directement y avoir accès en cliquant sur plus de 80 liens. Ils permettent de consulter et/ou télécharger autant de publications, articles, vidéos et textes officiels que désirés.
Un support abondamment illustré
Les photos et vidéos de loups qui illustrent les différents chapitres ont été obtenus à l’aide de caméras automatiques. Sauf exceptions explicitent, ces documents montrent des loups libres, qui vivent en France.
Enfin, le texte s’accompagne de 16 encarts. Ils développent des points particuliers comme l’hybridation, les attaques de chiens errants, les méthodes d’abattages légaux, etc.

site web Internet Les loups de France – FNE Auvergne Rhône Alpes

Sur le site ci dessus le livre de Roger MATHIEU est téléchargeable.

Les loups de France - Roger MATHIEU 2020

MATHIEU R. (2020) Les loups de France. FRAPNA Drôme Nature Environnement/FNE Auvergne Rhône Alpes, 112p. Editions numériques.

 

Les derniers arrêtés ministériels (2020-2021) de tirs de loups

site web Internet Arrêté du 30 décembre 2019 portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

site web Internet Arrêté du ministère de la transition écologique du 23 octobre 2020 fixant le nombre maximum de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée

Le nombre maximal de loups pouvant être abattu est de 19 % de la population estimée en France en 2021, soit une centaine de loups environ pour une population estimée de 530 loups à la sortie d’hiver 2019.

site web InternetArrêté du ministère de la transition écologique du 23 octobre 2020 fixant les conditions et limites des dérogations aux interdictions de destruction

 

Le loup bénéfique:

Les grands prédateurs comme le loup, ont aussi un rôle « économique » , à ce sujet lire l’article de Pierre Athanaze ci dessous, qui permet de considérer le loup autrement que comme un animal à abattre:

Les grands prédateurs une aubaine pour la forêt-Revue La gazette des grands prédateurs n°53 Août 2014-Pierre Athanaze

Image Nicolas Meignan

La rumeur fausse: la réintroduction du loup

Après le « flop » de la rumeur du retour du loup qui ne serait qu’une réintroduction, rumeur sans fondement colportée par des cerveaux habitués à manipuler et à nuire, ces mêmes personnes, encouragées par les destructeurs armés de la nature et des politiques démagogues, lancent l’idée que le loup ne serait plus qu’un hybride chien/loup ceci toujours dans le but d’éradiquer le loup.

Pour en savoir plus à ce sujet, mais surtout pour avoir des infos scientifiques, justes et objectives vous pouvez lire le dossier suivant:

MATHIEU R. (2017) L’hybridation du loup (Canis lupus) : un vrai-faux problème. FRAPNA Drôme, Valence, 18 p.

On attend impatiemment la prochaine rumeur…peut être le retour du chaperon rouge ou des 3 petits cochons…

 

2016, une année de lutte dans les Vosges pour le loup

Banderole associations Grand Est - Non à la destruction des loups

Le préfet des Vosges annonce en septembre 2016, qu’il prendra un arrêté de tirs de prélèvement. Les associations de protection de la nature des Vosges et CAP LOUP communiquent leur position le 19 octobre 2016 et le 15 novembre 2016, quant aux tirs de loups dans l’Est de la France:

Position des APN contre la destruction des loups dans le Grand Est et pour une cohabitation loup-élevage – Courrier au Préfet des Vosges le 19 octobre 2016

Communiqué de Presse de CAP LOUP Laissons vivre les loups dans le grand Est du 15-11- 2016

Novembre 2016, un arrêté ministériel de tirs de prélèvement du loup en plaine des Vosges est pris par les ministre le l’environnement et ministre de l’agriculture:

Arrêté ministériel du 28 novembre 2016 portant dérogation, pour les départements des Vosges et de Meurthe-et-Moselle, à une disposition de l’arrêté du 5 juillet 2016 fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2016-2017

L’ASPAS et l’ASPA de Vosges (Association de Secours et de Protection pour les Animaux) attaquent en Urgence cet arrêté ministériel, malheureusement le Conseil d’État rejette cette demande le 12 décembre 2016. L’Arrêté est annulé par le Conseil d’Etat le 21 novembre 2018

Dans la foulée de l’arrêté ministériel (voir ci dessous le CP de l’ASPAS) les préfets de Meurthe et Moselle et des Vosges, en toute discrétion (et avant le Weekend), ont pris un arrêté de tir de prélèvement (chasse aux loups), 4 arrêtés inter préfectoraux de tirs de défense renforcée (88-54) et 4 arrêtés de tirs de défense (54)!

Arrêté interpréfectoral du 1er décembre 2016 de tir de prélèvement sur communes de la plaine des Vosges et de Meurthe et Moselle (Voir la liste des communes sur l’AP) Suspendu par le TA de Nancy puis Annulé, voir notre page Actions en justice

4 Arrêtés interpréfectoraux du 1er décembre 2016 autorisant la réalisation de tirs de défense renforcée dans les Vosges et en Meurthe et Moselle (Voir la liste des communes sur l’AP) Annulés par le TA de Nancy, voir notre page Actions en justice

Dès le 6 décembre 2016, les associations ASPAS, ONE VOICE, FERUS, Oiseaux Nature, Flore 54 et ASPA des Vosges, ont déposé un recours en urgence au tribunal administratif de Nancy afin d’obtenir l’annulation de l’AP de tirs de prélèvement hautement dangereux pour le loup. Le vendredi 16 décembre nous avons obtenu une victoire: l’arrêté préfectoral du 1er décembre 2016, contesté, a été suspendu!

Puis le 21 décembre 2016, les associations ASPAS, ONE VOICE, FERUS, Oiseaux Nature, Flore 54 et ASPA des Vosges, ont déposé un recours en urgence au tribunal administratif de Nancy afin d’obtenir l’annulation des AP de tirs de défense renforcée du 1er décembre 2016. L’urgence n’a pas été retenue par le juge, la procédure est en cours sur le fond mais nous devons attendre plusieurs mois avant d’avoir les résultats. Ces arrêtés couvrent un bon nombre de communes de la plaine des Vosges et sont valables jusque fin juin 2017. Malheureusement le risque, pour le loup, d’être abattu est important!

Le 9 mai 2018, le Tribunal Administratif de Nancy annule les arrêtés des Préfets de Meurthe-et-Moselle et des Vosges du 1er décembre 2016 en les déclarant illégaux les arrêtés qui autorisaient l’abattage du seul loup de la plaine des Vosges par tir de prélèvement et tirs de défense renforcée.

 

Exposition : « Sur les traces du loup »

Sur les traces du loup-1

Sur les traces du loup

Le retour du loup-3

Le retour du loup

Le loup et l'agneau-7

Le loup et l’agneau

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Les ours bruns des Pyrénées, les mammifères sauvages les plus menacés en France

 

Le Troglo n°20 été 86 - couverture

Les dessins sont de Thierry Desailly et Catherine Bernardin

Nous avons retrouvé dans nos archives un article concernant les ours, écrit pour le Troglo n°20 de l’été 1986!: L’ours dans les Vosges

Plus de trente ans après ce document, la ténacité pour que vivent les ours en Pyrénées est toujours là!

Troglo Ois-Nat 3kb L’ours dans les Vosges – Le Troglo n°20 été 1986-page 1 à 12

 

Octobre 2018: Bonjour Claverina et Sorita , ourses réintroduites dans les Pyrénées

Claverina et Sorita, nous vous souhaitons longue vie et des bébés qui continueront d’enchanter nos enfants et nos rêves, notre belle planète et surtout, SURTOUT, pas de mauvaises rencontres…

site web Internet CP Réintroduction réussie de deux ourses femelles dans le Béarn-Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire – 5 octobre 2018

 

« En Béarn, des montagnes sans ourses, de la désespérance à l’espoir! » Décembre 2018

« Philippe CHARLIER, attaché à des Pyrénées sauvages et vivantes, pour que l’homme puisse continuer à VIVRE AVEC l’ours et la faune pyrénéenne dans des milieux naturels préservés, revient sur les faits marquants des 14 dernières années où ces vallées béarnaises n’accueillaient plus aucune ourse… »

site web Internet En Béarn, des montagnes sans ourses, de la désespérance à l’espoir ! – Alternatives Pyrénées le 29 décembre 2018

Ourse et ourson Dessin de Catherine Bernardin

Dessin de Catherine Bernardin

 

Cette réintroduction ne se fait pas sans heurts, des éleveurs sont fermement opposés à toute cohabitation avec le soutien de certains lobbyistes, notre gouvernement cède à la pression.

Septembre 2020, la situation reste tendue, pour sortir de l’impasse l’association AVES France propose une mission d’écoute des éleveurs et bergers confrontés aux grands prédateurs en Ariège.

« …Alors que la population d’ours bruns issue de la réintroduction dans les Pyrénées centrales s’accroît chaque année et que les conflits et tensions n’ont jamais cessé depuis 24 ans, il est indispensable de repenser les relations entre les hommes et la nature. … »

site web Internet Mission d’écoute des éleveurs et bergers confrontés aux grands prédateurs en Ariège 23 septembre 2020 – AVES

 

Pour toutes informations objectives sur les ours des Pyrénées voir les sites:

plaquette ours Ferus 2019

site web Internet Actus ours – FERUS

site web Internet Pays de l’Ours – ADET

site web Internet Décod’ours – FERUS et Pays de l’Ours-ADET

site web Internet Collectif CAP OURS

 

Les ourses Melba et Cannelle abattues par des chasseurs en 1997 et 2004

photos à venir

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