Un animal sauvage en difficulté

 

Chouettes hulottes – Dessin de Catherine Bernardin

Page en maintenance

 


 

Les adresses

Janvier 2015, mises à jour juin 2016, octobre 2016, février 2018

 

Vous le savez, notre association n’est pas un centre de soins agréé pour la faune sauvage. Nous ne pouvons pas prendre en charge les animaux blessés. Nous pouvons seulement prodiguer des conseils et si l’opportunité se présente, demander à des bénévoles de venir récupérer l’animal pour le transférer dans l’un des centres de soins agréés du nord-est de la France. Si vous ne parvenez pas à nous joindre n’hésitez pas à appeler l’un des numéros suivants :

La rapidité d’intervention est très souvent capitale pour le sauvetage de l’animal.

 

Les centres de soins et de sauvegarde de la faune sauvage:

 

Le GORNA à Neuviller-les-Saverne (Bas Rhin) :

Le GORNA

03 88 01 48 00

 

Centre de soins LPO Alsace à Rosenwiller (Bas Rhin) :

LPO Alsace

03 88 04 42 12

 

Le centre ATHENAS à Lons-le-Saunier (Jura) :

Centre ATHENAS

03 84 24 66 05

 

La clinique vétérinaire du Grand Grémillon à Essey-lès-Nancy 54270 :

03 83 29 47 48

 

APRECIAL: Association pour la Protection et la Réintroduction des Cigognes en Alsace-Lorraine à Colmar : En cas de découverte d’une cigogne blessée ou en difficulté – Centre fermé

  L’APRECIAL s’envole – DNA du 28-06-2016

03 88 23 30 01

 

Bonne nouvelle :  Un Centre de Sauvegarde de la Faune Lorraine! La Lorraine était l’une des seules régions de France à ne pas avoir de centre de soins pour la faune sauvage. C’est chose faite. Les animaux en détresse trouvés dans le nord-ouest des Vosges pourront ainsi être pris en charge rapidement:

CSFL: Centre de sauvegarde de la Faune Sauvage Lorraine à Dommary Baroncourt dans la Meuse

CFSL

06 26 73 57 99  ou  09 70 57 30 30

contact@csfl.fr

 

Pour tous conseils ou demande d’aide concernant les chauves souris:

Association CPEPESC-Lorraine (Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères) à Neuves Maisons (54230)

CPEPESC-Lorraine

03 83 23 19 48

contact@cpepesc-lorraine.fr

Chauves-souris Infos:

06 43 68 91 00

chauve-souris-info@CPEPESC-Lorraine.fr

 

Quelques sites Internet et adresses qui peuvent apporter des informations:

Les blaireaux:

  site MELES de Virginie Boyaval, qui œuvre à l’étude, la réhabilitation et la sauvegarde du blaireau européen.

 

Les corvidés :

LADeL un site dédié, à nos amis corbeaux, corneilles et pies, oiseaux mal aimés

Voir notre article: LADel, un site dédié aux corbeaux, corneilles, pies, des mal-aimés méconnus

 

Les pigeons des villes:

Voir notre rubrique > Cohabiter avec la faune sauvage > Le pigeon des villes n’est pas celui que l’on croit

 

Pour contacter un centre de soins proche de chez vous ou plus loin en France:

UFCS: Union Française des Centres de Sauvegarde de la Faune Sauvage

Avec ses 45 centres, L’U.F.C.S. représente un réseau national de secours d’urgence à la faune sauvage. Les centres recueillent partout en France les animaux sauvages, blessés, malades, mazoutés ou en difficulté pour les soigner en vue de les relâcher dans leur environnement naturel.
De plus ces centres recherchent et étudient les causes de destruction de la faune sauvage et participent aux programmes de restauration d’espèces menacées dans leurs milieux. Sur ce site vous avez les listes par région des centres à contacter si vous découvrez un animal sauvage en difficulté.

 

Et puis:

ONCFS: Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
Service Départemental des Vosges 239, rue François de Neufchâteau – 88140 BULGNEVILLE

03 29 05 29 25

sd88@oncfs.gouv.fr

 

arrow

 


 

 Quelques conseils

 

Avant de vous engager dans le secours d’un animal sauvage, contactez un centre de soins pour juger de la nécessité ou non de venir en aide à l’animal surtout pour les animaux juvéniles.

voir la page:

Urgence de l’UFCS

En ce qui concerne les oiseaux, de nombreux oiseaux juvéniles se trouvent au sol hors du nid avant d’être autonomes et de pouvoir voler. C’est le cas en particulier des jeunes de chouettes et de hiboux (1). Ils semblent abandonnés mais en réalité ils ne le sont pas ! Ils sont encore surveillés et nourris par les parents. Les ramasser ainsi est donc une grave erreur fatale pour eux (2). Avant de recueillir un jeune oiseau, il faut donc bien observer l’animal et son environnement, et ne le prendre que s’il est visiblement en mauvais état. Si l’oiseau est actif et dynamique, il n’est probablement pas en difficulté. Les parents vont continuer à nourrir leur petit. Il appelle ses parents et vous pouvez donc le déplacer sur quelques dizaines de mètres, voire plus pour le mettre en sécurité et à l’abri d’éventuels prédateurs.

 

(1) Nous proposons une fiche à télécharger, pour vous y retrouver rapidement parmi les espèces de chouettes et hiboux, les milieux de vie et les dates d’envol des jeunes et également l’explication du départ du nid de certains d’entre eux, avant de savoir voler:

Les jeunes rapaces nocturnes des Vosges

 

Les hirondelles volent dès qu’elles sortent du nid et ainsi une jeune hirondelle trouvée à terre peut être remise dans le nid car elle aura fait une chute du nid. A défaut du nid, elle sera placée le plus près possible de la colonie, il faut pour cela parfois trouver des astuces : boite grillagée d’un côté sur une perche, sur une lucarne, un fenêtre…Mais cette action reste compliquée et risquée pour les autres jeunes. En effet, il faut savoir de quel nid elle est issue et si d’autres veulent les adopter si elles en sont capables (ce n’est pas le cas si elles n’ont pas le même âge…). Si l’on trouve des jeunes hirondelles à terre, c’est aussi souvent parce que le nid s’est écroulé. Dans ce cas il faut le remplacer avec les jeunes dedans par un nid artificiel. Le mieux avant toute action de ce genre est de prendre conseils auprès de spécialistes.

 

(2) Ces conseils ne sont pas valables pour les jeunes martinets, un martinet tombé à terre n’arrive généralement plus à s’envoler. Pour les martinets, le nid est le plus souvent inaccessible, l’oisillon au sol ne sera pas nourri par les parents qui ne se posent jamais. (Rappelons que le martinet adulte est toujours dans le ciel et il ne se pose jamais à terre ou dans les arbres et que contrairement à beaucoup d’autres espèces d’oiseaux les adultes ne nourrissent plus leurs petits hors du nid.) La seule solution est de le recueillir et le nourrir.

Voyez plus loin sur cette page:  comment venir en aide à un martinet tombé du nid.

 

Si l’oiseau est en grande difficulté ou blessé, le transport vers un centre de soins doit se faire rapidement. La détention et le transport de tout oiseau sauvage protégé sont interdits mais la réglementation reconnait la notion d’urgence à secourir un animal sauvage en détresse. Ainsi un particulier est toléré à acheminer un animal sauvage vers un centre de soins ou de sauvegarde de la faune sauvage avec l’accord et les conseils de celui-ci.

Si vous n’avez pas de connaissances en ornithologie, voici quelques éléments que vous pouvez signaler lors de vos contacts et qui aideront à la détermination de l’oiseau : sa taille, sa couleur, la forme du bec, la forme des pattes, la présence de duvet, son âge si vous pouvez le déterminer.

Une photo de l’animal transmise par sms ou par courriel à vos interlocuteurs est bien souvent capitale pour décider de l’action d’aide à mettre en œuvre.

Pour la capture de l’oiseau, faire le calme, le silence autour de l’oiseau, ne pas l’exposer au bruit, aux regards, intervenez dans l’obscurité le plus possible, avec une lampe électrique allumée de temps en temps. Utiliser des gants, un morceau de tissus épais pour l’attraper, se méfier des serres des rapaces et du bec chez les échassiers (hérons cigognes…). Manipuler l’oiseau avec précautions et maintenir les ailes repliées le long du corps de l’oiseau. Toujours tenir les rapaces par les pattes sauf si elles présentent des fractures.

Ne jamais utiliser de cage (risque de blessures pour l’oiseau) mais mettre l’oiseau dans un carton adapté à sa taille avec du papier journal froissé (ou tissus épais ou sopalin…) au fond pour que l’oiseau puisse s’agripper. Quelques aérations dans le carton fermé par lesquelles on ne regarde pas (coup de bec), une température de 18-20° et le laisser au calme pour le transport.

 

Sauvetage d’un Hibou moyen-duc – Photo Jeannine R.

 

Cigogne soignée au centre Athénas – Photo © Gilles Moyne

 

arrow

 


 

Au secours des jeunes Martinets

 

En été, lors de canicule, de jeunes martinets tombent des nids.

Ils recherchent un peu de fraicheur, s’approchent de l’entrée du nid et tombent. Un martinet tombé à terre n’arrive généralement plus à s’envoler. Rappelons que le martinet adulte est toujours dans le ciel et il ne se pose jamais à terre ou dans les arbres et que contrairement à beaucoup d’autres espèces d’oiseaux les adultes ne nourrissent plus leurs petits hors du nid.

 

Un jeune martinet dans son nid – Photo Claude

Le sauvetage des jeunes martinets est complexe mais possible. Si vous trouvez un ou des jeunes martinets à terre, Contactez-nous et suivez les conseils ci dessous, de façon à tout savoir pour venir en aide à ces jeunes martinets et leur permettre de prendre leur envol au plus vite. Vous trouverez comment faire pour les nourrir et les remettre en liberté, un grand moment de bonheur! Merci!

 

La recette de l’été du Martinet de Marie Thé-CPN

J’ai trouvé un Martinet à terre-La Hulotte

 

Lisez aussi l’article:

Des jeunes martinets noirs dans de bonnes mains

 

Des jeunes martinets noirs dans de bonnes mains – Photo Joël

 

Pour en savoir plus sur les martinets noirs:

 

  Relisez l’article et un témoignage concernant le Martinet noir dans les numéros 70/71 et 90 du Troglo

Martinet noir – Le Troglo 70/71 et 90

 

Voyez le site de La Hulotte:

Les questions des lecteurs – La Hulotte

 

et allez aussi sur notre page Études et suivis ornithologiques où vous trouverez un article sur le suivi d’une population de Martinets.

 

et puis:

Concernant la destruction des nids d’hirondelles protégées par la loi, cet acte irresponsable est interdit et sévèrement puni par la loi. Cette destruction est un acte néfaste pour ces oiseaux déjà durement touchés par les aléas climatiques

 

L’association pour la défense des martinets, SOS Martinets, basée à Amboise dans le Val de Loire en France a pour but de préserver leurs nids et d’en créer des nouveaux.

site web Internet SOS Martinets

 

arrow

 


 

Le piège des poteaux creux et autres cavités

Pendant de longues années l’association Oiseaux Nature a lutté contre la pose de poteaux creux, pièges pour les oiseaux cavernicoles entre autres:

Le combat contre les poteaux «piégés» continue – Vosges Matin 03-04-2012

Dans les années soixante-quinze, France télécom a installé des poteaux téléphoniques métalliques creux. Des milliers et des milliers d’oiseaux cavernicoles, mais aussi des écureuils des loirs et lérots sont morts, pris au piège en voulant visiter ce qui représentait pour eux un futur nichoir. Oiseaux Nature, d’autres associations (dont la LPO et l’ASPAS), des ornithologues ont mené un long combat pour obtenir l’obturation de ces poteaux.

Enfin trente ans après, en 2007 une convention est signée entre France télécom et Oiseaux Nature pour les Vosges et la LPO pour les trois autres départements lorrains. Cette convention a aussi concerné toute la France et d’autres associations de protection de la nature.
Les poteaux de nouvelle génération sont maintenant obturés avant la pose, en usine. En 2014, la campagne d’obturation est terminée.

Parfois des poteaux non obturés dispersés dans nos campagnes sont encore repérés et signalés par nos soins, à un agent technique de France Télécom sensible à cette cause.

Poteaux creux - Image ASPAS

Poteaux creux – Image ASPAS

Ce que vous pouvez faire: Être attentif à tous les poteaux, toutes les cavités et les ouvertures qui pourraient être des pièges, même dans votre jardin. Si tel est le cas, prévenez aimablement le propriétaire et voyez avec lui des solutions à mettre en place, renseignez vous sur la provenance des poteaux ou mandrins. Contactez-nous

Mais il existe un autre piège mortel !

Après la campagne d’obturation des poteaux creux de France Télécom, un autre type de piège mortel pour nos oiseaux cavernicoles : les mandrins de récupérations.

Les mandrins de récupération (mandrins en plastique servant à enrouler du papier, des films plastique, des toiles de tout type) recyclés en piquets de clôture. Du côté d’Arches et Archettes, des membres d’Oiseaux Nature ont bouché plus de 700 poteaux de ce type et ont trouvé en moyenne un cadavre d’animal par poteau.

Alors, soyons vigilant, chacun d’entre nous peut agir facilement et épargner ainsi la vie de milliers d’oiseaux mais aussi d’écureuils, loirs et lérots,… :

Un mandrin de récupération qui devient un piège.

Un exemple d’obturation avec un morceau de grillage qui sera solidement accroché.

Si vous avez connaissance de ce genre de poteaux, allez voir le propriétaire, expliquez lui afin de le sensibilisez à cette perte de la biodiversité et la souffrance engendrées par la pose de ces poteaux, mais aussi pour qu’il remplace ses poteaux par d’autres, inoffensifs, ou qu’il les neutralise efficacement en les remplissant de terre ou en les obturant solidement de façon à interdire tout passage d’animaux.

Avec l’accord du propriétaire vous pouvez également boucher vous-mêmes les poteaux si cela ne présente pas de danger pour vous.

Informez l’association Oiseaux Nature. Vous épargnez ainsi la vie de milliers d’oiseaux !

Poteaux creux : danger pour les oiseaux cavernicoles

Cette mésange prise au piège d’un poteau creux n’a pas survécu

Oiseaux Nature agit :

On nous signale à nouveau des poteaux creux (mandrin de récupération)! Un propriétaire refuse de boucher les poteaux creux qui bordent sa propriété et ainsi refuse de sauver des oiseaux d’une lente agonie. en effet ce sont des pièges mortels pour les oiseaux, les petits mammifères et les reptiles. Des milliers de  petits animaux, croyant trouver un endroit où se mettre à l’abri ou bien nicher, risquent d’y mourir de faim et d’épuisement.

Suite à l’envoi de cette lettre, le propriétaire a bouché ses poteaux creux avec du ciment.

pdf une lettre de mise en demeure

A SAVOIR : La loi sur la biodiversité du 8 août 2016 à modifié le code de l’environnement de cette façon:

« I. – Lorsqu’un intérêt scientifique particulier, le rôle essentiel dans l’écosystème ou les nécessités de la préservation du patrimoine naturel justifient la conservation de sites d’intérêt géologique, d’habitats naturels, d’espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées et de leurs habitats, sont interdits :
5° La pose de poteaux téléphoniques et de poteaux de filets paravalanches et anti-éboulement creux et non bouchés. »

L’ ASPAS diffuse aussi, à ce sujet, une plaquette :

Supprimons les cavités dangereuses pour la faune – ASPAS

 

arrow

 


 

Pour éviter quelques causes d’accidents, chez soi et ailleurs.

 

Les baies vitrées:

reflètent l’environnement extérieur, les oiseaux ne les distinguent pas toujours et se heurtent à celles-ci, souvent de façon mortelle. Pour éviter cela, choisir des matériaux moins réfléchissants, mettre des stores, des rideaux, trouver une marque contrastée qui peut être mis sur la vitre, coller sur les fenêtres à risque des silhouettes anticollisions électrostatiques (en vente sur notre stand lors des foires ou sur Internet)

Guide d’actions pour éviter les collisions des oiseaux contre le verre – ASPAS

 

 

Les conduits de cheminée:

lisses et étroits sont de véritables pièges dans lesquels les oiseaux se retrouvent parfois prisonniers. Fixer un grillage ajusté en haut de la cheminée laisse sortir la fumée et évite une mort lente à nombre d’oiseaux.

 

 

Les filets des boules de graisse:

Ces filets, qui souvent restent en place dans les arbres, peuvent se transformer en pièges mortels.  En effet, les oiseaux se prennent régulièrement les pattes dans ces fins filets et restent parfois pris dans ce piège sans pouvoir se libérer. Si vous tenez vraiment à offrir ces boules de graisses ( mais mieux vaut éviter les boules de graisse sur lesquelles plane un sérieux doute de salubrité) aux oiseaux en hiver, retirez les filets! Il existe des supports pour ces boules, tout à fait adaptés et sans danger.

 

 

L’instinct de prédateur du chat:

a un impact certain sur les populations d’oiseaux. Les parents des oisillons en période de nourrissage et les jeunes oiseaux sortant du nid sont d’autant plus vulnérables à cette période. Voici quelques conseils pour tenter d’éviter de faire des oiseaux des jardins des proies faciles : mettre un collier à grelot au chat, bien le nourrir (Il sera moins tenté d’aller chercher sa nourriture parmi les oiseaux), le faire stériliser pour éviter la prolifération et faire baisser ses instincts de prédation, garder enfermé chez soi son chat le temps que les jeunes oiseaux sachent suffisamment voler, veiller à l’emplacement des nichoirs, des mangeoires, installer des «stop minous» faits soi-même ou achetés dans le commerce ou sur Internet.

Si vous avez mis en place d’autres systèmes de protection, des astuces sans danger pour les chats et autres animaux domestiques, faites nous en part – Merci!

Sur notre photo, un exemple de fil de fer posé de façon à éviter le passage de chats dans un endroit où nichent des Rougequeues.

Vous trouverez aussi des solutions simples proposées par la LPO pour limiter l’impact de nos amis les chats sur la biodiversité. Nul besoin de haïr, pourchasser et persécuter les chats. Réfléchir, s’impliquer pacifiquement de façon individuelle et collective sera déjà un grand pas vers la solution.

Affiche des solutions pour limiter la prédation du chat et protéger la petite faune sauvage - LPO 2019

Affiche des solutions pour limiter la prédation du chat et protéger la petite faune sauvage – LPO 2019

Pour en savoir plus, lire les documents de la LPO:

pdf La prédation du chat domestique -Médiation faune sauvage LPO Septembre 2019

site web Internet Prédation du chat domestique LPO 20-06-2019

Abandon des chats lors des vacances : double peine pour l’animal domestique et pour la faune sauvage – LPO 07-06-2017

 

 

Les noyades dans les bassines, les baignoires et les abreuvoirs :

une cause de mortalité méconnue, loin d’être négligeable, la noyade des chouettes, notamment des Chêveches d’Athéna et des Effraies des clochers. Des études ont montré qu’un nombre non négligeable de jeunes chouettes mais aussi d’autres animaux se noient dans des réservoirs profonds aux bords droits (bassines, baignoires, abreuvoirs pour le bétail voire des piscines ou même des fosses à lisier). Ces oiseaux veulent se baigner ou boire et n’évaluent pas la profondeur du point d’eau. Une fois tombés dans ces récipients aux parois raides, trempées, ils ne peuvent pas s’envoler, atteindre les rebords, s’épuisent et meurent. Alors soyez vigilants, vérifiez vos points d’eau, au cours de vos balades, jetez un coup d’œil aux abreuvoirs, discutez aimablement avec le propriétaire en cas de danger immédiat, proposez des solutions. Sur Internet on trouve la description d’un système de filet flottant fixé sur les bords intérieurs de l’abreuvoir. Lorsque les bovins, les moutons ou les chevaux voudront boire, ils enfonceront facilement cet objet flottant dans l’eau qui remontera aussitôt à la surface. Mais parfois avec un peu d’imagination, on peut réaliser un montage simple, pratique et pas cher, fait de quelques morceaux de bois, de pierres et autres matériaux en fonction des besoins.

 

Un système anti-noyade pour rapaces nocturnes et autres imprudents - source Internet

Un système anti-noyade pour rapaces nocturnes et autres imprudents

 

Echappatoire pour oiseaux - Image Internet

Une vieille planche bloquée sur le bord avec quelques pierres au fond de l’abreuvoir, système D qui a fait ses preuves

 

 

Les hameçons et fils de pêche:

A ce sujet, lisez les sauvetages de deux cygnes pris dans des fils de pêche:

  Le blues du cygne – Le Troglo n°123 de février 2015 

Faites passer l’information:

site web Internet  Les déchets de pêche: même morts ils tuent encore!  – ASPAS

 

 

Les filets de protections posés sur les arbres fruitiers:

Les filets de protection sur les arbres fruitiers sont des pièges mortels pour les oiseaux, en particuliers les grives, les merles et moineaux mais aussi pour les hérissons.

Nous comprenons le besoin de protéger sa récolte de fruits pour certains d’entre nous et si vraiment le filet est une mesure inévitable, quelques précautions sont à prendre aussi pour protéger la petite faune sauvage et ainsi la biodiversité.

Attention aux fausses informations sur les emballages des filets : « sans danger pour les oiseaux ». Suivez plutôt nos conseils:

Les filets doivent être à mailles souples tissées dont les trous ne mesurent pas plus de 30mm de côté et de couleur vive afin que les oiseaux les repèrent. Les filets à mailles soudées et fines sont tranchants et blessent les oiseaux qui sont pris dans ces mailles et se débattent jusqu’à épuisement. Les filets doivent être tendus et ne doivent pas trainer au sol ni présenter des poches car les oiseaux et les hérissons et d’autres petits animaux se prennent dedans sans possibilité de s’en sortir. Pour terminer, le point le plus important est de surveiller plusieurs fois dans la journée l’installation de façon à libérer délicatement les animaux pris dans les filets. Les filets doivent être retirés aussitôt la récolte achevée.

Partager ses fruits avec les oiseaux, les insectes et la petite faune sauvage autour de la maison est aussi un acte militant de protection de la bidiversité !

Communiqué de l’ASPO/BirdLIfe Suisse, Vitiswiss, Pro-Igel, Station ornithologique suisse, Protection Suisse des Animaux – PSA – Pour une production viticole suisse respectueuse des animaux – 11 août 2015

 

 

Les accidents de la route:

La mortalité animale est partout en augmentation  en raison de l’extension du réseau routier qui fragmente les habitats naturels, du nombre de véhicules , et de la vitesse de ces véhicules.

En automne et en hiver, la chasse dérange la faune sauvage, il nous est tous arrivé de devoir freiner devant un animal affolé traversant une route. En plus de tuer les animaux, la chasse provoque des accidents de la route.

Aux printemps pas de répit, bien des oiseaux vont être occupés à rechercher de la nourriture pour leurs petits, de même pour les mammifères.  Ils vont alors prendre des risques pour leurs progénitures. Les batraciens vont rejoindre leur site de reproduction et pour cela parfois, ils auront à traverser des routes. Nombre d’entre eux finiront accidentés par les automobiles.

La nuit, il est tentant de rouler vite sur les routes…Pitié pour tous ces animaux sauvages qui essaient de survivre et de s’adapter pour certains, face à notre soi-disant progrès.

De jour comme de nuit, automobilistes, merci de lever le pied!

 

Jeune renard victime de la route

Ce jeune renard n’arrivera pas à rejoindre son bout de forêt…

 

Alerte pour les amphibiens:

Tous les ans, aux mois de février et mars, c’est la période de migration pour les batraciens. Crapauds, grenouilles, tritons et salamandres quittent les abris où ils ont passé l’hiver pour rejoindre les zones humides où ils sont nés et pour s’y reproduire  Ce sont ainsi des millions d’amphibiens qui vont se déplacer à leurs risques et périls car bien souvent une route est à traverser lors de cette migration et un nombre conséquent de batraciens sont écrasés sous les roues des voitures.

Des moyens de sauvetage existent, il est important de préserver les batraciens car ils font partie de la chaine alimentaire de la faune sauvage.

Voyez la page très complète de l’ASPAS:

Protégeons nos amphibiens – ASPAS

 

 

Les dangers des lignes électriques pour les oiseaux:

Voir notre article: Une action pour éviter l’électrocution des oiseaux

 

 

Les dangers des lâchers de ballons pour notre environnement et en particulier pour la faune sauvage:

Non seulement les ballons lâchés vers le ciel vont devenir des déchets qui s’accumuleront dans la nature mais ils sont aussi une cause de mortalité pour notre faune sauvage.

Des animaux vont les ingérer les restes de ballons éclatés, les liens accrochés aux ballons sont des pièges qui vont s’emmêler autour des pâtes du cou… etc, des animaux. Les oiseaux d’eau paient un lourd tribut à ces lâchers.

Pour en savoir plus lisez l’article :

Les dangers des lâchers de ballons – Natura-Sciences.com

Si vous avez connaissance d’un lâcher de ballons, n’hésitez pas à prendre contact aimablement avec l’organisateur, la commune afin d’expliquer les dégâts environnementaux que provoquent ces manifestations. Merci

Lâchers de ballons: NON!

Un oiseau retrouvé mort prisonnier de rubans de ballons

Kermesses, fêtes, marchés de Noël, anniversaires, mariages, braderies, bonnes œuvres et commémorations, il n’y a pas de bonnes raisons de lâcher des déchets dans le ciel. Méfiez-vous des boniments sur les ballons biodégradables, ne prenez pas le risque d’étouffer, un oiseau, une tortue ou même un cachalot, suivez les bonnes informations,

La fiche relative aux lâchers de ballons du Ministère de l’Environnement:

Fiche relative aux lâchers de ballons-MEDDE

Bien d’autres déchets plastiques tuent les oiseaux et les mammifères marins qui les avalent, les confondant avec leur nourriture: coton-tiges, pailles, micro billes, sacs plastiques, etc…

Voir le film du Ministère de L’Ecologie :

Les déchets en mer-MEDDE

N’en jetez plus, ramassez, merci

 

 

Une brochure éditée par le Conseil Général d’Isère, fait le tour des dangers pour la faune sauvage et préconise des solutions:

Neutraliser les pièges mortels pour la faune sauvage – CG38 – 2010

 

 

Vous faites des travaux sur votre façade, dans votre jardin consulter ces fiches pour éviter la destruction de quelques gites ou nids, encore mieux pour prévoir des abris lors de vos travaux:

Construire, rénover, faire des travaux autour de sa maison, penser aux oiseaux et à la petite faune sauvage

 

arrow

 


 

 Le sauvetage de trois jeunes faucons

 

 Un exemple de sauvetage : « coup de gueule ! »

 

Les 3 jeunes faucons s’en tirent bien, mais au prix de l’énergie et du temps des bénévoles.
Merci à eux !

Le reportage sur les faucons a payé, merci aussi aux médias :

Suite au reportage, dès le matin du 9 juin 2010, une personne de Thaon les Vosges s’est signalée, allant le lendemain à Besançon et très heureuse de convoyer les faucons vers le centre de soins ATHENAS où ils ont retrouvé d’autres congénères. Là, ils ont été placés par des spécialistes en nichoirs, nourris, ils se sont attachés au site, ont bénéficié de la sécurité alimentaire dans les premiers temps, ont été en contact avec d’autres, sauvages, nichant pas très loin. Si tout va bien, au bout de 3 semaines, ils s’émanciperont et quitteront le site. Deux autres personnes s’étaient également manifestées. Encore merci, dans les Vosges ou en Lorraine, il n’y avait pas de possibilités !

 

arrow

 


 

D’autres sauvetages

 

 

arrow