Accueillir la biodiversité chez soi

 

Mésange bleue © Dessin Catherine Bernardin

Mésange bleue © Dessin Catherine Bernardin

 

Un jardin naturel

 Aider les oiseaux

Aider les insectes pollinisateurs

 

Voir aussi sur notre site:

 

Tourterelle turque

 


 

Un jardin naturel

Février 2017, mise à jour mai 2017

 

Le titre de cet article aurait pu être: jardin vivant, jardin sauvage, jardin bio, jardin champêtre, jardin autrement, jardin responsable…Le jardin s’agrandit d’un qualificatif. Il n’est plus le bout de terrain adossé à la maison bien souvent malmené. Le jardin vivant, avec ses équilibres fragiles, nous redonne de la force après quelques heures passées en sa compagnie. Il n’est vraiment pas avare de bonnes surprises pour peu qu’on soit bienveillant à son égard.

 

 

Un jardin au naturel - Photo Pascale Meignan

 

 

« Depuis le 1er janvier 2017, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte interdit à l’État, aux collectivités locales et aux établissements publics, l’usage des pesticides dans les espaces verts publics et la vente en libre-service aux particuliers. Les pesticides chimiques sont désormais délivrés aux particuliers suite à un conseil personnalisé donné par un vendeur certifié. À compter du 1er janvier 2019, l’interdiction d’usage des pesticides sera généralisée aux particuliers….« 

  Zéro phyto 100% bio

Voir aussi à ce sujet le site du gouvernement:

Ecophyto Pro

 

arrow

 


 

Raticides, anti-limaces, produits antiparasitaires, prudence!

Mai 2016

 

Dans sa lutte chimique contre la nature, l’homme a mis au point des produits censés nous débarrasser rapidement et radicalement de «bestioles» indésirables provoquant un déséquilibre écologique entretenu par ces mêmes produits (mais surtout entretenu par la cupidité de certains qui maintiennent l’idée qu’un merle qui mange une pomme est un préjudice économique au propriétaire du pommier.)

 

anti limace

Jolie couleur bleue pour ces petits bonbons!

Il n’est pas question ici de faire une liste des diverses agressions faites à l’environnement ou de laisser faire la prolifération des rats noirs, limaces et autres «hôtes indésirables» mais plutôt d’être informé de la dangerosité des produits qui nous sont présentés comme des produits d’utilisation courante et d’engager notre réflexion et nos actions vers des solutions qui ne soient pas préjudiciables à la biodiversité, à la faune sauvage et à notre santé.

Ces produits ne sont pas anodins, ils sont soumis à une réglementation :

-Les produits doivent obtenir une homologation avant d’être distribuer.

-Les professionnels qui achètent, utilisent ou vendent ces produits doivent posséder un certibiocide depuis le 1er juillet 2015 (Arrêté Ministériel du 9 octobre 2013 relatif aux conditions d’exercice de l’activité d’utilisateur professionnel et de distributeur de certains types de produits biocides), et/ou posséder un certiphyto depuis le 1er octobre 2013 (Arrêté du 7 février 2012 portant création et fixant les modalités d’obtention du certificat individuel pour l’activité «utilisation à titre professionnel des produits phytopharmaceutiques»). Ce sont des certificats obtenus après quelques heures de formation afin de connaître les produits utilisés.

On nous assure là, d’une différence entre produits biocides et produits phyto sanitaires. Les premiers nous sauveraient du danger que nous feraient courir des organismes «nuisibles», les seconds soigneraient les plantes . La composition de chacun de ces produits dans la plupart des cas est pourtant un poison pour un organisme vivant!

Une commune qui envisage d’utiliser de tels produits doit passer par une entreprise spécialisée ayant un personnel formé ou encore doit avoir dans son personnel une ou des personnes possédant les certificats adéquats. La meilleure solution étant encore, de trouver des solutions alternatives naturelles.

 

Les lieux de vente aux particuliers doivent avoir un personnel formé (certificat) ayant les connaissances suffisantes pour l’utilisation des pesticides et surtout conseiller afin d’en réduire leur usage.

Vendre toujours plus ou réduire la consommation…

 

 

Les rodenticides ou raticides ou encore souricides :

 

Les particuliers peuvent acheter des produits librement pour leur utilisation dans un cadre domestique contre les petits rongeurs dit «nuisibles». Les raticides sont des pesticides et sont dangereux et toxiques pour l’environnement. Ils s’accumulent dans l’organisme des rats, souris et campagnols qui sont à leur tour mangés par d’autres espèces  sauvages et qui mourront à leur tour. Ces espèces comme la fouine, le renard et les rapaces et d’autres sont les prédateurs des petits rongeurs et participent ainsi de façon naturelle aux équilibres écologiques en évitant les pullulations.

Voici quelques conseils pour lutter «naturellement» contre ces petits rongeurs:

Savoir reconnaitre les différentes espèces de petits rongeurs, beaucoup d’entre eux ne créent aucun problème. Revoir son point de vue sur ces animaux d’une grande sensibilité et intelligence.

-Empêcher l’accès aux sources de nourriture, et aux endroits où les petits rongeurs peuvent se loger (grillage), éviter de laisser trainer des déchets.

Créer des conditions favorables aux prédateurs et faire en sorte qu’ ils ne soient pas pourchassés et tués.

-Se méfier de la propagande pour la vente de ces produits, le but étant de maintenir une crainte disproportionnée pour vendre encore plus.

Lisez aussi la rubrique sur notre site concernant les aménagements à mettre en place  pour favoriser rapaces, belettes, fouines, couleuvres…et lutter contre les campagnols de façon écologique, dans notre article :

Campagnols, Bromadiolone ou prédateurs naturels, auxiliaires de l’agriculture?

 

 

On parle aussi des limaces?

 

Les limaces dévorent les jeunes pousses dans nos jardins, alors nous leur déclarons la guerre! Certains dont la sensibilité subit une anesthésie permanente, vont déverser du sel sur le corps des limaces et se réjouir de leur agonie…, le plus souvent c’est un épandage de petits grains verts ou bleus dans le jardin…STOP! : Ce produit, c’est également un pesticide parfois appelé anti limace ou molluscide, un poison (le plus souvent à base de métaldéhyde) qui va aussi tuer les escargots ainsi que les prédateurs des limaces et escargots : les hérissons, musaraignes certains batraciens, lézards, insectes, rapaces et autres oiseaux (et parfois les chiens et chats mais aussi les jeunes enfants qui en auront avalés). Ce pesticide va aussi se répandre dans les cours d’eau par temps de pluie. Tout un pan de la petite faune sauvage utile au jardin va disparaitre et nous obtiendrons un petit désert biologique devenu impossible à cultiver sans pesticides divers et variés qui nous empoisonneront à notre tour ainsi que nos enfants. Pour éviter ce futur non radieux, une fois de plus il suffit de rendre attractif notre jardin aux prédateurs des limaces ou d’empêcher leur arrivée sur nos plantations. Dans la «littérature» spécialisée pour les jardiniers bio, on trouve de nombreuses astuces plus ou moins heureuses, plus ou moins efficaces, il faut en essayer et se résoudre le plus souvent à un ramassage lorsque la pression est trop forte.

 

 

N’oublions pas : la finalité du jardin familial est de produire sainement sans nuire au vivant et plus le jardin sera riche en biodiversité et moins il y aura de problèmes.

 

 

Les traitements antiparasitaires pour les animaux d’élevage, et pour nos compagnons-animaux sont également des produits dangereux pour la biodiversité.

 

Les traitements antiparasitaires dans les élevages sont aussi une source d’empoisonnement pour l’environnement et nous pouvons les craindre, nous aussi, particuliers qui vivons en compagnie d’animaux. Les traitements antiparasitaires en élevage sont des pesticides à forte rémanence (effet prolongé dans le temps) utilisés de façon systématique. Tout ceci est coûteux aux éleveurs, aux animaux d’élevage et à l’environnement non seulement d’un point de vue économique mais aussi du point de vue bien être. En ce qui concerne les atteintes à l’environnement, ces molécules se retrouvent dans les bouses, les crottins, et leur toxicité impacte gravement des populations d’insectes coprophages, d’oiseaux et de chauves-souris. Ces derniers sont pourtant utiles aux équilibres écologiques et rendent d’importants services aux agriculteurs!

Les pistes de solution semblent être du côté de l’utilisation de la phytothérapie, des méthodes naturelles préventives, de l’utilisation des produits antiparasitaires ciblés aux moments critiques et ayant le moins d’effet sur l’environnement, de recherches de bien-être et d’équilibre pour les animaux et de la réduction voire de l’arrêt des traitements dans certains cas.

Lire aussi:

« Mieux raisonner les traitements anti parasitaires dans les élevages » sur le site de la communauté de communes du pays de la Saône Vosgienne et écrit en collaboration avec  Natura 2000

Infosite n°3 – Mai 2015 spécial projet diminution des traitements antiparasitaires

et encore

Vers une gestion raisonnée du parasitisme des ruminants – Revue Agroenvironnement Info n°60-2015 de la LPO

 

 


 

Accueillir la petite faune sauvage chez soi

Juillet 2017, mise à jour Octobre 2017

 

Pourquoi et comment attirer la petite faune sauvage dans son jardin?

Vous trouverez les explications parmi les articles ci dessous:

 

Dans Le Troglo n°124:

Comment accueillir la faune chez soi? – Oiseaux Nature

 

Des informations sur les hôtels ou refuges ou nichoirs ou encore gites à insectes:

Soyez sans crainte, pas question ici d’attirer les guêpes communes qui n’ont pas toujours un caractère facile ou les moustiques, ces hôtels ne les intéressent pas.

En installant des refuges (Voir les fiches à télécharger ci dessous) vous favoriserez la vie dans votre jardin et aux alentours: Vous accueillerez des insectes dit « auxiliaires »: (insectes maillons de la chaine alimentaire, recyclage des déchets organiques, pollinisation,…), en plus vous aurez le plaisir d’observer de nombreuses espèces et cerise sur le gâteau, vous connaitrez les joies du bricolage…seul, en couple, avec une bande de copains, avec vos élèves, avec vos enfants, vos petits enfants…

 

pdf Fiche conseil hôtels à Insectes – Oiseaux Nature

 

 

 

Et dans le Troglo n°125 de mars 2016

pdf Des nichoirs pour les insectes et autres petites bêtes – Oiseaux Nature

 

 

Un refuge à insectes - Photo Pascale Meignan

 

 

Laissez aussi dans votre jardin, un coin de végétation sans intervention humaine ou si peu:

Cette place abandonnée des activités humaines deviendra un lieu idéal pour toute une flore et une petite faune sauvages : papillons, criquets, sauterelles, lézards, crapauds peut être même des hérissons et bien sûr les oiseaux. Cette flore sauvage leur servira de gites et de couverts.

 

Forficule trouvant refuge dans une fleur fanée de carotte sauvage - Photo Pascale Meignan

Forficule, gros mangeur de pucerons, trouvant refuge dans une fleur fanée de carotte sauvage.

 

Un coin de jardin ou de gazon peut être ensemencé de graines de prairie fleurie que l’on trouve dans le commerce ou encore de graines de plantes sauvages récoltées aux alentours. La terre est travaillée sans retournement à la grelinette (où une de ses cousines). Les graines sont semées à la volée et le plus souvent en automne (de nombreuses graines ont besoin d’une période de froid pour germer). On peut aussi profiter des endroits “pelés”, des emplacements labourés par les taupinières, pour y implanter des fleurs sauvages, qui coloniseront petit à petit toute la surface libre et on peut aussi laisser le gazon, ni tondu, ni enrichi de graines, qui peu à peu redeviendra herbe!

Si votre paradis pour insectes et autres bestioles est assez grand, un coup de tondeuse au début du printemps puis de temps en temps en été au mêmes endroits, tracera des chemins buissonniers, lieux de promenade parmi la jachère fleurie. Pour éviter la friche impénétrable et envahissante là aussi le fauchage (et non pas la tonte qui broie les plantes) tous les deux ou trois ans est suffisant. Si vraiment la tentation est trop grande alors faite un fauchage par an mais pas avant septembre de façon à laisser le temps à la flore et la faune de réaliser un cycle entier de vie.

En plus de faire de belles observations et de protéger la nature, imaginez donc, il s’agit de ne rien faire (ou presque) et de laisser pousser les « herbes folles »!:

Le temps gagné à ne pas tondre sa pelouse (évidemment on peut toujours se réserver un espace tondu à sa convenance pour les plaisirs de la chaise longue ou des repas conviviaux en extérieur) peut être passé à observer la vie dans ces zones précieuses de refuges.

Terminé le gazon brulé par la sécheresse, fini les arrosages! Quel plaisir de redécouvrir la vie qui s’installe dans son jardin …et sur les bords de route !

 

Herbes folles et muret dans un coin de jardin - Photo Pascale Meignan

 

 

Un peu de pitié pour les guêpes et les frelons

Extrait de discussion au sujet des guêpes communes:

« Les guêpes ça pique et ça sert à rien » …(!?) « …Si l’on change d’angle d’attaque, on peut apporter d’autres éléments :

– si je suis un moustique ou une chenille de Piéride, les guêpes sont pour moi des prédatrices,

– si je suis un crapaud, les guêpes sont pour moi des concurrentes,

– si je suis un grain de raisin, les guêpes peuvent me permettre de me transformer en vin,

– si je suis une Bondrée apivore (rapace diurne), les guêpes sont pour moi une source de nourriture,

– si je suis une Volucelle zonée (insecte de l’ordre des Diptères, ou plus prosaïquement mouche), les guêpes peuvent m’héberger dans leur nid,

– si je suis un Stylops (insecte de l’ordre des Strepsiptères), les guêpes sont des hôtes dans lesquelles je peux pondre,

– si je m’appelle Velleius dilatatus (Staphylin, appartenant à l’ordre des Coléoptères), je trouve mes proies dans les déchets des nids de guêpes…

Ces quelques exemples illustrent la richesse des rapports qu’entretiennent les différents êtres vivants avec les guêpes sociales. Savoir à quoi servent les guêpes sur la Terre est donc une question fortement intéressante et à multiples facettes ! » (Ami Menoptere http://guepes-frelons.forumgratuit.org/t715-a-quoi-servent-les-guepes-sur-notre-planete-terre)

 

Extrait d’une question qui a été posée à la mi-septembre (en été, il y a beaucoup moins de frelons et ils ne vont pas aux ruches) à Ois Nat au sujet des frelons européens (dans les Vosges):

 

« Des frelons européens ont investi un nichoir dans mon jardin. Ils sont très pacifiques ….et je lis La Hulotte. (Voir plus loin le lien) Or mon gentil voisin ami s’occupe de quelques ruches (dont deux des miennes) à 20 m de là. Les abeilles profitent de mon grand jardin. Mon voisin me soutient que les frelons font des dégâts importants chez les abeilles …. Et je cherche des arguments à lui opposer …merci de partager si qu’un peut me répondre. »

 

« Bonjour,

Effectivement, je suis apiculteur aussi et quelques frelons viennent manger des abeilles devant mes ruches. C’est normal, ils ont faim ! Ce sont des prédateurs, vous pouvez les observer sur les plantes fleuries actuellement, comme le lierre ; ils chassent toutes les proies possibles.

Je les laisse faire devant mes ruches, ou je les chasse quelquefois car ils sont très craintifs (il suffit de les envoyer à terre avec la main.)

Rassurez votre voisin, les frelons ne peuvent faire des dégâts importants. En effet, ils prennent ce qu’ils peuvent (comme les lions avec les gnous, ils ne peuvent pas capturer un animal au plein de sa forme) et ce sont souvent des vieilles abeilles qui « passent à la casserole » (il pourra le vérifier comme je l’ai fait s’il capture les 2 avant que l’abeille ne soit dévorée.) ou les « malades » ou les varoasées.

Même si les frelons prennent beaucoup d’abeilles, ce n’est que peu de choses par rapport :

-au nombre de vieilles abeilles qui meurent en ce moment loin des ruches

-au nombre total d’abeilles qui peuplent les colonies

-au fait que les abeilles dites d’hiver , les jeunes, ne sortent pas.

 Les frelons vont bientôt disparaitre avec l’automne et une ruche en bonne santé, avec une jeune reine prolifique ne craint pas grand-chose. Les mulots font pire, ainsi que l’humidité et les coups de froid. »

 

Les frelons et guêpes polistes, maçonnes, solitaires etc…  paient en lourd tribu à cause de la mauvaise réputation des guêpes communes et frelons asiatiques. Et pourtant, les frelons et guêpes sont des prédateurs redoutables d’autres insectes et ils nous aident dans notre lutte contre les insectes dit « ravageurs » au jardin.

« 47 milliards d’euros : c’est la valeur estimée par 2 biologistes des services rendus par les Insectes chaque année aux USA; ces chercheurs ont pris en compte 4 actions bénéfiques réalisées par les Insectes :-recyclage des excréments-lutte contre les nuisibles-pollinisation-alimentation du monde vivant…« .  le monde des insectes sur http://aramel.free.fr/

 

 

 

Si vous voulez connaitre une tranche de vie de la guêpe « macaroni » (appellation d’origine incontrôlée) rendez vous sur cet article à télécharger:

pdf Rencontre avec les guêpes « macaronis » – Le Troglo n°121 de février 2014

 

 

Et puis soyons fous, une très bonne idée de notre amie « La hulotte le journal le plus lu dans les terriers »: « Les sept règles d’or de l’ami des frelons » à télécharger sur son site

 

en-construction A suivre

 

 


 

Aider les oiseaux

 

Conseils et plans pour nichoirs

Janvier 2015

 

Femelle de Rougequeue et ses oisillons

Une femelle rougequeue nourrissant ses petits

 

La crise du logement, aussi chez les oiseaux cavernicoles.

Avec l’idée fixe de certains d’entre nous de vouloir rendre propre la nature, les vieux arbres, les fissures et les trous dans les façades disparaissent. Les oiseaux cavernicoles ne trouvent plus ces endroits où ils font habituellement leur nid.

Si votre environnement ne présente plus d’arbres à tronc creux, trous dans les murs, interstices dans la maconnerie,… alors vous pouvez envisager d’offrir un gite à vos protégés en suivant quelques règles. Le milieu et les espèces qui le fréquentent, le type de nichoir, les matériaux, la distance entre les nichoirs, l’emplacement, l’orientation, la hauteur, les éventuels prédateurs, le mode de fixation, le suivi, l’entretien… tout est à considérer avec attention afin de ne pas mettre en danger les occupants.

 

Quelques conseils de Catherine et Pierre concernant la fabrication et la pose des nichoirs, extraits de l’article « Installer des nichoirs chez soi » du Troglo n°94 de mars 2006:

Un nichoir doit être solide, sain (protégé de l’humidité), et on doit pouvoir l’entretenir. Il est donc indispensable qu’on puisse l’ouvrir. On doit pouvoir le fixer facilement à un arbre sans mutiler celui-ci.
Voici quelques conseils pratiques :

  1. Utiliser des planches épaisses de 25 mm, en bois résistant en milieu extérieur (douglas, pin, mélèze, sapin).
  2. Ne pas traiter le bois avec des produits toxiques !
  3. Ne pas raboter les planches sur les faces internes du nichoir, pour que les oisillons puissent s’y agripper et sortir plus facilement du nichoir le moment venu.
  4. Pour éviter que les pics agrandissent le trou d’envol (dans l’intention de piller le nid et dévorer les oisillons), on peut clouer une plaque métallique avec un trou de diamètre identique à celui d’un tour d’envol sur la face avant du nichoir).
  5. Protéger le toit et l’arrière du nichoir en contact avec le tronc, avec un matériau étanche à l’eau (tôle, plastique, papier goudronné), de préférence d’une seule pièce.
  6. Fixer le nichoir à l’aide d’un fil de fer ou d’une ficelle traitée anti-UV (genre ficelle agricole).

 

L’article en entier à télécharger ci dessous:

Installer des nichoirs chez soi – Le Troglo n°94 mars 2006

 

Nichoirs et mangeoires Oiseaux-Nature

Quelques nichoirs et mangeoires fabriqués par Oiseaux Nature

 

Pour tous renseignements complémentaire, nous contacter

 

Les plans  à télécharger:

Plan d’un nichoir de base pour mésanges – Le Troglo n°94

Plan d’un nichoir à balcon pour mésanges – Le Troglo n°97

pdf Plan d’un nichoir pour « croque-noisettes » – Le Troglo n°10 et n°107

 

  Le récapitulatif concernant les nichoirs, à télécharger:

Récapitulatif concernant les nichoirs – Troglo numéros 65/66 – 94 – 97 

 

Pour aider deux espèces de rapaces nocturnes de plus en plus rares dans notre département:

Les nichoirs sont pour ces espèces des lieux sûrs de reproduction, si tant est que vous respectez les quelques consignes de pose que vous prodiguent ces fiches.

pdf Plan d’un nichoir pour Chouette chevêche-Groupe naturalistes de Franche comté

Plan d’un nichoir pour Effraie des clochers-Yves Muller

Si vous posez des nichoirs pour ces espèces, n’oubliez pas d’en faire un suivi chaque année (mais surtout sans déranger) et de nous communiquer vos résultats.

 

Nichoirs pour rouge-queues noirs :

 

Le lieu: un garage

 

Lorsque les rouge-queues noirs reviennent en nombre au mois de mars, la compétition est vive pour occuper les bons territoires. Voici deux types de nichoirs, hyper attractifs, faciles à mettre en œuvre et … gratuits. Un coin un peu sombre, sous un plafond de garage par exemple , un tuyau et une planchette un peu inclinée (20 cm de large, 40 cm de long, l’oiseau dispose de 10 à 15 cm de hauteur et choisit sa place). A vous de jouer !

 

Un nichoir: une planche

 

Un autre nichoir: un vieux tuyau suspendu

 

arrow

 


 

Nourrir les oiseaux en hiver

Janvier 2015

 

Nourrissage hivernal : pourquoi, quand, avec quoi, comment et où ?

 

Du monde à la mangeoire!

 

En hiver la quasi disparition des insectes et la raréfaction des graines sauvages rendent la quête de nourriture difficile pour beaucoup d’oiseaux. De plus, les très basses températures contribuent à accentuer leurs dépenses énergétiques. Le nourrissage, à condition d’observer quelques précautions, va les aider à passer ce cap difficile.

L’idéal est de multiplier les points de nourrissage afin d’attirer le plus d’espèces possibles: sur le rebord d’une fenêtre (pour notre plus grand plaisir), à la mangeoire (de préférence fixée sur un piquet), au sol…
Dans ce dernier cas, le mieux est sous un grand arbre pour leur offrir un refuge rapide et loin des baies vitrées dans lesquelles ils peuvent se tuer.

Éviter aussi la proximité d’une haie qui servirait à coup sûr d’affût aux chats !

Tous ces endroits devront impérativement être tenus propres de façon à éviter le développement de moisissures et la propagation des maladies. Il vous faudra régulièrement balayer les détritus au sol, nettoyer les mangeoires et les divers récipients.

Quand on le peut, varier la nourriture est préférable. Si vous avez la chance d’avoir un verger, rentrez des fruits en quantité.

Par temps de neige surtout, vous pourrez ressortir les premières pommes abîmées et concasser grossièrement des noix pour le plus grand plaisir des étourneaux, corneilles, pies, geais mais aussi des merles, grives, pinsons, rouge-gorges, accenteurs mouchets, pics…
Autour de la maison, laissez sur pied les plantes sèches (genre onagres), tolérez le lierre qui fructifie abondamment en fin d’hiver.

 

 

Un vieux lierre sur un cerisier mort

Un vieux lierre sur un cerisier mort

 

Les fruits du lierre

Les fruits du lierre

 

Les gousses desséchées de l'onagre où se trouvent les graines

Les gousses desséchées de l’onagre où se trouvent les graines

 

A l’écart, vous pouvez aussi déposer des déchets de viande crue à l’intention des buses (renards et fouines en profiteront également). Graisse pure, épluchures et toute nourriture non salée feront toujours le bonheur de l’un et de l’autre.

Par précaution , mieux vaut éviter les boules de graisse sur lesquelles plane un sérieux doute de salubrité et dont les petits filets, qui souvent restent en place dans les arbres, représentent un piège pour les passereaux ( parfois ils n’arrivent pas à se libérer quand leurs ongles sont pris).

Enfin, si vous distribuez des graines en quantité, faites le choix du bio. Car nourrir avec des graines « aux pesticides » fera plus de mal que de bien à vos protégés sans que vous vous en rendiez compte : au nourrissage, une mésange morte est remplacée par une autre…

 

Graines de tournesol bio

Nous fournissons chaque année à nos adhérents des graines de tournesol de culture biologique cultivées en Lorraine et conditionnées en sacs de 15kg.

 

Mieux vaut nourrir moins longtemps et mieux! En effet, dès que les grands froids ont disparu, il faut se résoudre à se séparer de tout ce petit monde à la présence duquel on s’est habitué – même s’il vous en coûte ! En effet, les oiseaux trouvent dans la nature une alimentation bien plus diversifiée et mieux adaptée à leurs besoins que celle qu’on peut leur offrir. Les nourrir toute l’année leur serait préjudiciable.

Abreuver les oiseaux n’est vraiment utile qu’en périodes de fortes gelées prolongées. Vous pouvez alors donner de l’eau pure uniquement, dans des récipients d’environ 3 cm de profondeur recouvert d’un grillage afin qu’ils ne puissent y mettre les pattes.

Pour terminer, avis aux amis des oiseaux … et des chats ! Il va falloir équiper le collier de votre chat d’une clochette, le rentrer la nuit et ne pas le lâcher trop tôt le matin quand les oiseaux sont affamés et encore engourdis par le froid. Si vous ne pouvez vous résoudre à limiter un peu la liberté de votre minou, mieux vaut renoncer à nourrir les oiseaux !

En plus d’être une bonne action, nourrir procure l’immense plaisir d’observer et d’apprendre à connaître tout ce petit peuple. Nous vous souhaitons donc de bonnes observations et peut être de bonnes surprises !

 

L’article à télécharger:

  Le nourrissage hivernal – Le Troglo n°115/116 de janvier 2012

 

 

Nourrir les Oiseaux en hiver, les conseils d’Oiseaux Nature, en vidéo :

 

 

 

Une recette de gâteau pour les oiseaux:

 

Non, non, ceci n’est pas une recette pour manger les petits oiseaux! (suivez notre regard)

En hiver, dans le froid, le vent et l’humidité les oiseaux ne sont pas à la fête. Eh bien mettez les en leur offrant ce gâteau nutritif et énergétique dont la recette ci dessous est proposée par une adhérente.

Bon, les puristes nous diront que cette nourriture n’est pas vraiment naturelle pour les oiseaux mais elle est toujours mieux que les boules de graisse dont, le plus souvent, la composition semble douteuse.

 

Recette de gâteau calorique pour les oiseaux du ciel

pdf Recette de gâteau calorique pour oiseaux du ciel

logo Ois Nat Miam

 

 

 

arrow

 


 

Reconnaitre les Oiseaux des mangeoires

Janvier 2015

 

Mésange bleue-Dessin Catherine Bernardin

Mésange bleue – Dessin de Catherine Bernardin

 

Nourrir les oiseaux en hiver est une action qui permet à certains oiseaux des jardins et d’ailleurs de passer cette saison difficile pour eux. Le deuxième avantage du nourrissage, offert avec les conseils donnés plus haut, c’est la possibilité pour nous d’observer facilement et d’apprendre à reconnaitre les habitués et parfois moins habitués des mangeoires.

 

Dans Le Troglo numéro 119, nous avons mis à votre disposition un guide bien utile qui permet d’identifier quelques uns des visiteurs des mangeoires.

Voici ici ce guide en téléchargement:

Oiseaux des mangeoires – Le Troglo n°119

 

arrow

 


 

Protégeons nos hirondelles et martinets

Janvier 2015

 

Une espèce en déclin ! La population française d’hirondelles s’est effondrée de façon dramatique : entre 20 et 50 % des effectifs depuis les années 70. En cause : la difficulté à trouver la terre pour confectionner les nids, la raréfaction des insectes, mais aussi les modifications architecturales des habitations.

 

L’hirondelle de fenêtre tend à disparaître. Elle a déjà déserté de nombreux petits villages vosgiens.
La vue des hirondelles au mois de mars annonce le retour du printemps et des beaux jours. Quel plaisir de les entendre gazouiller et de les voir virevolter au-dessus de nos têtes à nouveau ! Elles nichent dans nos régions pendant la belle saison et repartent en septembre. Malheureusement, ces petits oiseaux se font aujourd’hui de plus en plus rares.
L’hirondelle de fenêtre fait partie de la famille des hirundinidés qui compte trois espèces nicheuses dans les Vosges. Sa queue est courte et son plumage est noir et blanc. Elle construit son nid avec de la terre sous une corniche ou l’avant-toit d’une maison.

Il ne faut pas la confondre avec sa cousine l’hirondelle de cheminée qui a la gorge rouge, une longue queue et qui niche dans les granges et les garages.

 

Des causes multiples

Depuis plusieurs années, les ornithologues constatent que les hirondelles reviennent de moins en moins nombreuses au printemps, à tel point que la situation devient très préoccupante. En effet, les effectifs des hirondelles de fenêtre ont chuté dramatiquement de 70 % par endroits. Elle a déjà disparu de nombreux petits villages vosgiens.
Les raisons en sont multiples sans qu’on sache si l’une ou l’autre a plus d’importance. Tout d’abord, il faut mettre en cause les pesticides et la destruction des zones humides qui font disparaître la nourriture de cet oiseau strictement insectivore.
De plus, les nouveaux revêtements des façades des maisons, souvent lisses, ne permettent pas une bonne fixation de leur nid. Les gens n’acceptent plus de vivre au contact de la nature et la moindre petite crotte d’oiseaux les emmène à détruire les nids sur leur maison ou à interdire les accès. Pour finir, les sécheresses récurrentes qui touchent le continent africain les font souffrir quand elles y passent l’hiver.

 

Oiseaux-Nature conseille et aide ceux qui veulent accueillir les hirondelles chez eux.

Des moules spéciaux permettent de fabriquer des nichoirs en plâtre. En effet, la reproduction est facilitée si elles n’ont pas besoin de fabriquer un nid quand elles arrivent. Il faut savoir que la construction dure une à deux semaines et que le nid est constitué de près de 3 000 boulettes de terre. La tâche n’est pas facilitée quand on voit notre campagne disparaître sous le béton et le goudron.
On peut éviter les salissures en installant une petite planche à 50 cm sous les nids. Les mairies peuvent facilement installer des nids artificiels sur les édifices publics. Il suffit d’avoir la volonté d’accueillir la nature dans le milieu urbain !

 

Les espèces concernées :

  • L’hirondelle rustique niche le plus souvent à l’intérieur des bâtiments.
  • L’hirondelle de fenêtre construit son nid le plus souvent à l’extérieur des bâtiments. Cette espèce aime nicher en colonie.
  • Le martinet noir s’installe dans les trous, les fissures de murs ou les cavités des avant-toits.

 

Des espèces protégées :

  • Il s’agit d’espèces protégées selon l’article L 411-1 du code de l’environnement et suivants et l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection

Il est donc interdit de porter atteinte aux hirondelles et martinets, à leurs nids ou à leurs  couvées. L’article L 415-1 et suivants du code de l’environnement prévoient une amende de 15000 euros et un an d’emprisonnement  pour toute atteinte aux hirondelles ou martinets et à leurs habitats.

 

Alors comment concilier protection et rénovation des habitations ?

Pour la planification des travaux, la période octobre/mars (hors période de nidification) est à privilégier. L’idéal est de procéder au remplacement des nids détruits par des nids artificiels que Oiseaux Nature peut fournir ou encore que vous pouvez construire simplement.

La préservation de l’environnement et la recherche de nature en ville est une demande sociale forte des habitants. Nos hirondelles et martinets sont menacés ! Nous pouvons agir ensemble pour préserver ces espèces. L’association Oiseaux Nature est à votre écoute pour vous conseiller.

 

Nids d'hirondelles

Un exemple d’installation de nids artificiels pour hirondelles…

 

Nid d'hirondelle

…rapidement occupés!

 

  Lire aussi:

Sale temps pour les hirondelles – Le Troglo n°95

 

Protégeons nos hirondelles et martinets – Fiche technique Oiseaux Nature

 

et relire l’article et un témoignage concernant le Martinet noir dans les numéros:

Martinet noir – Le Troglo n°70/71 et La belle histoire de Mortimer le martinet – Le Troglo n°90 

 

Coucher de soleil-hirondelle rustique

 

Pour faciliter l’installation des hirondelles chez vous

Vous pouvez installer des nids en plâtre sous les avants toits. Ces nichoirs sont disponibles auprès de l’association. Ou mieux encore, Ois-Nat peut vous conseiller pour la fabrication par vous même et la pose de ceux-ci.

 

Fabrication de nids pour hirondelles

Voir aussi notre rubrique: Éducation à l’Environnement

 

Pour secourir un jeune martinet tombé du nid, allez sur notre page:

Un animal sauvage en difficulté

 

et puis concernant les nids d’hirondelles, lire notre article:

Alerte hirondelles et martinets

 

arrow

 


 

Oiseaux et patrimoine bâti

Janvier 2015

 

Hirondelles au nid-Dessin de Catherine Bernardin

Hirondelles au nid-Dessin de Catherine Bernardin

 

Par méconnaissance de la loi ou de la présence d’oiseaux qui cohabitent avec l’homme, les nids et bien souvent les oiseaux eux-mêmes sont détruits lors des ravalements de façade, des nettoyages des bâtiments ou par crainte des salissures. Vous pouvez contribuer à la préservation des oiseaux en facilitant leur accueil.

Oiseaux et patrimoine bâti – plaquette LPO Vienne

et puis

Biodiversité et patrimoine bâti – plaquette LPO Touraine

 

arrow

 


 

Pour éviter chez soi et ailleurs, quelques causes d’accidents aux oiseaux

Janvier 2015


Voyez sur notre site les articles suivants:

Pour éviter quelques causes d’accidents, chez soi et ailleurs

et puis

Les dangers des lâchers de ballons

et encore

Le piège des poteaux creux et autres cavités

 

arrow

 


 

Aider les insectes pollinisateurs

Janvier 2015

 

Abeille-Dessin de Catherine bernardin

Abeille – Dessin de Catherine Bernardin

 

Pour la préservation des abeilles et insectes pollinisateurs sauvages, le ministère de l’environnement propose un  Plan National d’Actions « France, Terre de pollinisateurs ».

Ces propositions vont enfin dans le sens qu’Ois-Nat indique depuis longtemps.

 

Plan National d'Actions pour la préservation des abeilles et des insectes pollinisateurs - MEDDE

 

« Le déclin des insectes pollinisateurs est un problème de première importance. Toutes les régions françaises sont impactées. Les enjeux identifiés vont bien au-delà de la biodiversité puisqu’ils concernent également une partie non négligeable de l’alimentation humaine. Il est indispensable de mener rapidement une riposte d’envergure et coordonnée entre les différents secteurs et avec les partenaires concernés. Le simple particulier a également un rôle à jouer.
Ce plan qui propose 20 actions pour 5 ans doit être considéré comme l’outil de référence de l’action en faveur des pollinisateurs sauvages et comme l’amorce de démarches à démultiplier. L’objectif est au minimum pour cette première étape d’enrayer le déclin des insectes pollinisateurs. »
L’objectif du présent plan est de sauvegarder les abeilles et les insectes pollinisateurs et de sauvegarder leurs services de pollinisation.
Il s’agit :

  • d’éviter le déclin ou la disparition d’espèces rares, vulnérables, endémiques,
  • de préserver et restaurer les communautés d’insectes pollinisateurs,
  • de préserver et restaurer les habitats qui les accueillent,
  • de préserver, restaurer voire renforcer les continuités et les échanges entre les différentes populations,
  • de maintenir et restaurer le service écosystémique et agronomique.

Diminuer l’usage des pesticides affectant les insectes pollinisateurs sauvages, et augmenter la ressource florale sont deux grands moyens pour y parvenir. »

Vous trouverez un résumé de la présentation du plan National d’action pour la préservation des abeilles et insectes pollinisateurs sauvages en suivant ce lien:
France, terre de pollinisateurs

 

Pour mieux connaitre les insectes pollinisateurs:

Rencontre avec les pollinisateurs

 

Et puis voir l’action proposée par votre association Oiseaux Nature:

Fauchage tardif des bords de routes, lettre aux communes

et lire sur notre site, l’article:

Les pesticides, de faux-amis

 

arrow