Accueillir la biodiversité chez soi

 

Anémone pulsatille © Jacques Martin

Anémone pulsatille © Jacques Martin

 

Page mise à jour en janvier 2021

 

Tourterelle turque

 


 

Conseils et plans pour nichoirs

 

Nichoirs et mangeoires - Oiseaux-Nature

Nichoirs et mangeoires fabriqués chez Oiseaux-Nature

 

La crise du logement, chez les oiseaux cavernicoles.

Avec l’idée fixe de certains d’entre nous de vouloir rendre « propre » la nature, les vieux arbres, les fissures et les trous dans les façades disparaissent. Les oiseaux cavernicoles ne trouvent plus ces endroits où ils font habituellement leur nid.

Si votre environnement ne présente plus d’arbres à tronc creux, trous dans les murs, interstices dans la maçonnerie,… alors vous pouvez envisager d’offrir un gite à vos protégés en suivant quelques règles. Le milieu et les espèces qui le fréquentent, le type de nichoir, les matériaux, la distance entre les nichoirs, l’emplacement, l’orientation, la hauteur, les éventuels prédateurs, le mode de fixation, le suivi, l’entretien… tout est à considérer avec attention afin de ne pas mettre en danger les occupants.

Les oiseaux cavernicoles les plus fréquents - Station Ornithologique Suisse

Les oiseaux cavernicoles les plus fréquents – Station Ornithologique Suisse

 

 Quelques conseils de Catherine et Pierre concernant la fabrication et la pose des nichoirs, extraits de l’article « Installer des nichoirs chez soi » Le Troglo n°94 de mars 2006:

Un nichoir doit être solide, sain (protégé de l’humidité), et on doit pouvoir l’entretenir. Il est donc indispensable qu’on puisse l’ouvrir. On doit pouvoir le fixer facilement à un arbre sans mutiler celui-ci.
Voici quelques conseils pratiques :

  1. Utiliser des planches épaisses de 25 mm, en bois résistant en milieu extérieur (douglas, pin, mélèze, sapin).
  2. Ne pas traiter le bois avec des produits toxiques !
  3. Ne pas raboter les planches sur les faces internes du nichoir, pour que les oisillons puissent s’y agripper et sortir plus facilement du nichoir le moment venu.
  4. Pour éviter que les pics agrandissent le trou d’envol (dans l’intention de piller le nid et dévorer les oisillons), on peut clouer une plaque métallique avec un trou de diamètre identique à celui du trou d’envol sur la face avant du nichoir).
  5. Protéger le toit et l’arrière du nichoir en contact avec le tronc, avec un matériau étanche à l’eau (tôle, plastique, papier goudronné), de préférence d’une seule pièce.
  6. Fixer le nichoir à l’aide d’un fil de fer ou d’une ficelle traitée anti-UV (genre ficelle agricole).

  Installer des nichoirs chez soi – Le Troglo n°94 mars 2006

 

Arbre creux nichoir

Un arbre creux c’est aussi un gite naturel

 

Pour tous renseignements complémentaires, nous contacter

 

Les nichoirs pour mésanges et parfois pour d’autres petits « squatteurs »

Les plans des nichoirs à télécharger:

Plan d’un nichoir de base pour mésanges – Le Troglo n°94

Plan d’un nichoir à balcon pour mésanges – Le Troglo n°97

Récapitulatif concernant les nichoirs – Troglo n° 65/66 – n°94 – N°97 

Les nichoirs pour les mésanges plaisent aussi aux sittelles torchepot à condition d’adapter le trou d’envol et il arrive que ces dernières agrandissent le trou elles-mêmes!

Les nichoirs pour rapaces nocturnes

Pour aider deux espèces de rapaces nocturnes de plus en plus rares dans notre département:

Les nichoirs sont pour ces espèces des lieux sûrs de reproduction, si tant est que vous respectiez les quelques consignes de pose que vous prodiguent ces fiches.

Plan d’un nichoir pour Chouette chevêche-Groupe naturalistes de Franche comté

Plan d’un nichoir pour Effraie des clochers-Yves Muller

Si vous posez des nichoirs pour ces espèces, n’oubliez pas d’en faire un suivi chaque année (mais surtout sans déranger) et de nous communiquer vos résultats.

Voir aussi notre action chouette effraie dans les Vosges

 

Nichoirs pour rouge-queues noirs: on ne se casse pas la tête!

Le lieu: un garage  Un nichoir: une planche  Un autre nichoir: un vieux tuyau suspendu
Le lieu, un garage – Un nichoir, une planchette – un autre nichoir, un vieux tuyau suspendu

Lorsque les rouge-queues noirs reviennent en nombre au mois de mars, la compétition est vive pour occuper les bons territoires. Voici deux types de nichoirs, hyper attractifs, faciles à mettre en œuvre et … gratuits. Un coin un peu sombre, sous un plafond de garage par exemple, un tuyau et une planchette un peu inclinée (20 cm de large, 40 cm de long, l’oiseau dispose de 10 à 15 cm de hauteur et choisit sa place). A vous de jouer !

Une femelle Rougequeue nourrissant ses petits dans un nichoir "boite" en bois - Photo Pascale Meignan

Une simple boite en bois dans un endroit abrité des intempéries et des prédateurs peut aussi convenir au rouge-queue.

 

Pose d’un nichoir pour cincle plongeur

Une fois n’est pas coutume, l’équipe qui d’habitude pose les nichoirs pour chouette effraie change d’espèce, cette fois le nichoir est proposé au cincle plongeur.

Le nichoir puisqu’il est suspendu sous un pont doit être résistant, avec une fixation solide. Pour toute intervention de ce type contactez-nous.

«Un pont de pierre au-dessus d’un petit cours d’eau rapide, rocailleux et non pollué, c’est un environnement favorable qui devrait plaire à un couple de cincles plongeurs.» s’est dit un membre de l’association Oiseaux Nature en voyant le pont de Tendon enjambant le ruisseau de la Hutte. Aussitôt dit, aussitôt fait, car une action de préservation pour la biodiversité, c’est une affaire qui n’attend pas !

En effet le cincle plongeur est un passereau qui cherche sa nourriture, en général des larves aquatiques d’insectes ou des petits crustacés, en plongeant et marchant sous l’eau, des cours d’eau à fond graveleux. Il niche à proximité de l’eau, par exemple dans un mur, dans une souche d’arbre ou encore sous un pont.

Les populations de cincles plongeurs ne semblent pas être en danger malgré la plus ou moins mauvaise santé de nos cours d’eau, le défrichement des berges, le bétonnage, etc…mais l’association Oiseaux Nature craint la disparition des sites de nidification et préfère prévenir en attendant les prochains comptages de cet oiseaux.

Rappelons aussi que les communes ont un rôle essentiel à jouer pour la biodiversité, facteur de bien-être des habitants.

A suivre… pour de belles observations et si les cincles plongeurs ne sont pas au rendez-vous, les bergeronnettes des ruisseaux ne manqueront pas d’investir le nichoir.

pdf Pose d’un nichoir pour cincle plongeur à Tendon-Vosges Matin 05-10-2018

Cincle plongeur Cinclus cinclus - Photo Jacques Martin

Cincle plongeur – Photo © Jacques Martin

A relire un article dans les premiers numéros du Troglo, concernant le cincle plongeur!

Troglo Ois-Nat 3kb  L’eau de vie – Le Troglo n°28 – été 1988 – page 18

 

Pour faciliter l’installation d’hirondelles chez soi: la fabrication et la pose de nichoirs

Hirondelles au nid-Dessin Catherine Bernardin

Voir plus loin la rubrique: Protégeons les hirondelles et martinets

 

 

Pour lutter contre la disparition des oiseaux: des nichoirs à Granges-Autmontzey - 27-01-2017

 


 

Nourrir les oiseaux en hiver

 

Nourrissage hivernal : pourquoi, quand, avec quoi, comment et où ?

Mangeoire mésanges   Sitelle à la mangeoire

En hiver la quasi disparition des insectes et la raréfaction des graines sauvages rendent la quête de nourriture difficile pour beaucoup d’oiseaux. De plus, les très basses températures contribuent à accentuer leurs dépenses énergétiques. Le nourrissage, à condition d’observer quelques précautions, va les aider à passer ce cap difficile.

L’idéal est de multiplier les points de nourrissage afin d’attirer le plus d’espèces possibles: sur le rebord d’une fenêtre (pour notre plus grand plaisir), à la mangeoire (de préférence fixée sur un piquet), au sol…
Dans ce dernier cas, le mieux est sous un grand arbre pour leur offrir un refuge rapide et loin des baies vitrées sur lesquelles ils peuvent se tuer.

Éviter aussi la proximité d’une haie qui servirait à coup sûr d’affût aux chats !

Tous ces endroits devront impérativement être tenus propres de façon à éviter le développement de moisissures et la propagation des maladies. Il vous faudra régulièrement balayer les détritus au sol, nettoyer les mangeoires et les divers récipients. L’idéal est de toujours nettoyer, déplacer régulièrement les postes de nourrissage, suspendus de préférence.

On le sait, comme nous les humains, les oiseaux sont sensibles à certains virus en particulier celui de la grippe aviaire. La contamination est facilitée par les regroupements aux mangeoires. Le CRBPO (Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux) donne quelques recommandations de façon à éviter si possible, d’éventuelles contagions.

site web Internet Recommandations d’hygiène pour le nourrissage des oiseaux des jardins – CRPBO info 9 décembre 2019

Quand on le peut, varier la nourriture est préférable. Si vous avez la chance d’avoir un verger, rentrez des fruits en quantité. Par temps de neige surtout, vous pourrez ressortir les premières pommes abîmées et concasser grossièrement des noix pour le plus grand plaisir des étourneaux, corneilles, pies, geais mais aussi des merles, grives, pinsons, rouge-gorges, accenteurs mouchets, pics…
Autour de la maison, laissez sur pied les plantes sèches (genre onagres), tolérez le lierre qui fructifie abondamment en fin d’hiver et servent de nourriture aux oiseaux en hiver.

A l’écart, vous pouvez aussi déposer des déchets de viande crue à l’intention des buses (renards et fouines en profiteront également). Graisse pure, épluchures et toute nourriture non salée feront toujours le bonheur de l’un et de l’autre.

Par précaution , mieux vaut éviter les boules de graisse sur lesquelles plane un sérieux doute de salubrité et dont les petits filets, qui souvent restent en place dans les arbres, représentent un piège pour les passereaux ( parfois ils n’arrivent pas à se libérer quand leurs ongles sont pris).

Enfin, si vous distribuez des graines en quantité, faites le choix du bio*. Car nourrir avec des graines « aux pesticides » fera plus de mal que de bien à vos protégés sans que vous vous en rendiez compte : au nourrissage, une mésange morte est remplacée par une autre…

Graines de tournesol bio

*Nous fournissons chaque année à nos adhérents des graines de tournesol de culture biologique cultivées en Lorraine et conditionnées en sacs de 15kg.

 

Mieux vaut nourrir moins longtemps et mieux!

En effet, dès que les grands froids ont disparu (mi-mars en général)*, il faut se résoudre à se séparer de tout ce petit monde et sa présence à laquelle on s’est habitué, même s’il vous en coûte! Pas d’inquiétude les oiseaux trouvent dans la nature une alimentation bien plus diversifiée et mieux adaptée à leurs besoins que celle qu’on peut leur offrir. Les nourrir toute l’année leur serait préjudiciable.

Abreuver les oiseaux n’est vraiment utile qu’en périodes de fortes gelées prolongées. Vous pouvez alors donner de l’eau pure uniquement, dans des récipients d’environ 3 cm de profondeur recouvert d’un grillage afin qu’ils ne puissent y mettre les pattes.

Pour terminer, avis aux amis des oiseaux … et des chats ! Il va falloir équiper le collier de votre chat d’une clochette, le rentrer la nuit et ne pas le lâcher trop tôt le matin quand les oiseaux sont affamés et encore engourdis par le froid. Si vous ne pouvez vous résoudre à limiter un peu la liberté de votre minou, mieux vaut renoncer à nourrir les oiseaux !

En plus d’être une bonne action, nourrir procure l’immense plaisir d’observer et d’apprendre à connaître tout ce petit peuple. Nous vous souhaitons donc de bonnes observations et peut être de bonnes surprises !

 

*Une question nous est souvent posée: quel est le moment le plus propice pour arrêter de nourrir les oiseaux des jardins?

Nourrir les oiseaux l’hiver et surtout par temps très froid, quand la terre est gelée ou que la neige la recouvre, est une nécessité. Quand on a commencé à nourrir à l’automne-hiver (quand les premières gelées apparaissent : vers fin octobre début novembre), il faut continuer jusqu’au début du mois de mars même si les températures peuvent parfois remonter à 12-13 degrés en février. En effet parfois nous constatons que les oiseaux sont beaucoup moins nombreux au nourrissage quand le temps se radoucit, mais ils viennent tout de même! Dès le mois de mars, les oiseaux sont capables de trouver seuls leur nourriture, hormis en cas de météo encore très froide et/ou très pluvieuse et il convient donc de diminuer peu à peu le nourrissage et de le supprimer vers mi-mars.

Il ne faut en effet pas nourrir les oiseaux lorsqu’ils élèvent leurs petits. A cette époque (et jusqu’à fin septembre-début octobre) la nourriture naturelle est plus abondante et certains petits peuvent mourir d’ingérer des aliments non appropriés. Il ne faut pas oublier que même les oiseaux granivores l’hiver, nourrissent leurs petits d’insectes l’été.

Alors en fin d’hiver, continuons quand même à remplir les mangeoires (qui se vident moins vite). Les oiseaux subissent tellement de misères par ailleurs qu’on peut bien leur donner un petit coup de main.

 

   Le nourrissage hivernal – Le Troglo n°115/116 de janvier 2012

 

Nourrir les oiseaux en hiver, les conseils d’Oiseaux Nature, en vidéo :

 

 

 

Une recette de gâteau pour les oiseaux:

Non, non, ceci n’est pas une recette pour manger les petits oiseaux! (suivez notre regard!)

En hiver, dans le froid, le vent et l’humidité les oiseaux ne sont pas à la fête. Eh bien mettez les en leur offrant ce gâteau nutritif et énergétique dont la recette ci dessous est proposée par une adhérente.

Les puristes nous diront que cette nourriture n’est pas vraiment naturelle pour les oiseaux mais elle est toujours mieux que les boules de graisse dont, le plus souvent, la composition semble douteuse.

 

Recette de gâteau calorique pour les oiseaux du ciel - Annie B.  

pdf Recette de gâteau calorique pour oiseaux du ciel

 


 

Reconnaitre les Oiseaux des mangeoires

 

Mésange bleue-Dessin Catherine Bernardin

Mésange bleue – Dessin de Catherine Bernardin

Nourrir les oiseaux en hiver est une action qui permet à certains oiseaux des jardins et d’ailleurs de passer cette saison difficile pour eux. Le deuxième avantage du nourrissage, c’est la possibilité pour nous d’observer facilement et d’apprendre à reconnaitre les habitués et parfois moins habitués des mangeoires.

Dans Le Troglo numéro 119, nous avons mis à votre disposition un guide bien utile qui permet d’identifier quelques uns des visiteurs des mangeoires.

© Jacques Martin - Nature Hautes-Vosges

Tarin des aulnes © Jacques Martin

Le guide en téléchargement:

  Oiseaux des mangeoires – Le Troglo n°119 de février 2013

 

 


 

Protégeons nos hirondelles et martinets

La préservation de l’environnement et la recherche de nature en ville est une demande sociale forte des habitants. Un grand pas utile peut être fait lorsque l’on prend conscience de l’impact des activités humaines sur l’ensemble du cycle de reproduction des oiseaux. Nos hirondelles et martinets sont menacés ! Nous pouvons agir ensemble pour préserver ces espèces. L’association Oiseaux Nature est à votre écoute pour vous conseiller.

Les espèces concernées :

  • L’hirondelle rustique niche le plus souvent à l’intérieur des bâtiments.
  • L’hirondelle de fenêtre construit son nid à l’extérieur des bâtiments. Cette espèce aime nicher en colonie.
  • Le martinet noir s’installe dans les trous, les fissures de murs ou les cavités des avant-toits.

L’hirondelle et le martinet appartiennent à des familles différentes. La première fait partie de la famille des hirundinidés qui compte trois espèces nicheuses dans les Vosges. Les martinets sont eux des apodidés, les pattes courtes ne leur permettent pas de se poser ou presque jamais.

Ceci n’est pas une hirondelle – La salamandre:

 

Le législateur protège les hirondelles, les martinets et leurs habitats:

Il s’agit d’espèces protégées selon l’article L 411-1 du code de l’environnement et suivants et selon l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.

Il est donc interdit de porter atteinte aux hirondelles et martinets, à leurs nids ou à leurs  couvées. L’article L 415-1 et suivants du code de l’environnement prévoient une amende de 150000 euros et trois ans d’emprisonnement  pour toute atteinte aux hirondelles ou martinets et à leurs habitats.

D’avril à septembre, il est totalement interdit de détruire les nids. Si durant cette période, vous voyez monter un échafaudage contre une façade sur laquelle il y a des nids d’hirondelles, allez vite vous entretenir avec l’artisan pour le mettre au courant de la législation. Si nécessaire, prévenez-nous sans attendre. N’hésitez pas à jouer votre rôle de sentinelle, il en va de la survie de ces oiseaux.

Protégeons nos hirondelles et martinets – Oiseaux Nature

 

Les effectifs d’hirondelles de fenêtre sont en chute libre et notre mobilisation est plus que jamais nécessaire.

Une espèce en déclin ! La population française d’hirondelles s’est effondrée de façon dramatique : entre 20 et 50 % des effectifs depuis les années 70. En cause : la difficulté à trouver les matériaux pour confectionner les nids, la raréfaction des insectes, mais aussi les modifications sur les habitations:

La vue des hirondelles au mois de mars annonce le retour du printemps et des beaux jours. Quel plaisir de les entendre gazouiller et de les voir virevolter au-dessus de nos têtes à nouveau! Elles nichent dans nos régions pendant la belle saison et repartent en septembre. Malheureusement, ces oiseaux se font aujourd’hui, de plus en plus rares.
L’hirondelle de fenêtre à la queue est courte et le plumage noir et blanc. Elle construit son nid avec de la terre sous une corniche ou l’avant-toit d’une maison. Il ne faut pas la confondre avec l’autre espèce, sa cousine l’hirondelle de cheminée ou hirondelle rustique ou encore hirondelle des granges, qui a la gorge rouge, une longue queue et qui niche dans les granges et les garages.

Des causes multiples de déclin

Depuis plusieurs années, les ornithologues constatent que les hirondelles reviennent de moins en moins nombreuses au printemps, à tel point que la situation devient très préoccupante. En effet, les effectifs des hirondelles de fenêtre ont chuté dramatiquement de 70 % par endroits. Elle a déjà disparu de nombreux petits villages vosgiens.
Les raisons en sont multiples sans qu’on sache si l’une ou l’autre a plus d’importance.
Tout d’abord, il faut mettre en cause les pesticides utilisés par des agriculteurs « traditionnels » mais aussi des jardiniers inconscients et la destruction des zones humides qui font disparaître la nourriture de cet oiseau strictement insectivore (disparition vertigineuse de leurs proies: – 70% d’insectes en 15 ans!).
Sans les zones humides, les hirondelles rencontrent des difficultés pour trouver de la bonne boue pour confectionner leurs nids, à cela s’ajoute les sécheresses qui arrivent de plus en plus souvent au printemps.
De plus, les nouveaux revêtements des façades des maisons, souvent lisses, ne permettent pas une bonne fixation de leur nid.
L’obsession de « faire propre » conduit certains d’entre nous à les empêcher de nicher contre (et dans) nos maisons en interdisant les accès, voire plus grave à détruire les nids sur les maisons.
Pour finir, les sécheresses récurrentes qui touchent le continent africain les font souffrir quand elles y passent l’hiver.

  Sale temps pour les hirondelles – Le Troglo n°95 de juillet 2006

 

Parlons ensemble d'hirondelles, 16 mars 2019 à Cornimont   Nous voulons des coquelicots - Conférence Oiseaux Nature à Liézey le 08-11-2019 - 2

Oiseaux-Nature conseille et aide afin d’accueillir les hirondelles chez soi.

 

Pour faciliter l’installation des hirondelles chez vous

Il faut savoir que la construction du nid par les hirondelles dure une à deux semaines et que le nid est constitué de près de 3 000 boulettes de terre. La tâche n’est pas facilitée quand on voit notre campagne disparaître sous le béton et le goudron.

Vous pouvez alors installer des nids artificiels en plâtre sous les avants toits. En effet, la reproduction est facilitée si elles n’ont pas besoin de fabriquer un nid quand elles arrivent. Ces nichoirs sont disponibles auprès de l’association. Ou mieux encore, Oiseaux-Nature peut vous conseiller pour la fabrication par vous même et la pose de ceux-ci. Des moules spéciaux permettent de fabriquer ces nids en plâtre.

On peut éviter les salissures en installant une petite planche à 50 cm sous les nids. Pour l’esthétique, Il existe aussi à la vente des planchettes « 5 étoiles » à mettre sous les nids pour récupérer les fientes. Ajoutons que les planchettes peuvent être retirées lors du départ des hirondelles à la fin de l’été. Vous pouvez aussi faire cette installation vous même à peu de frais si vous êtes un peu bricoleur et très prudent!

Planche à fientes pour hirondelles de fenêtre

 

Ajoutons que les communes peuvent facilement installer des nids artificiels sur les édifices publics. Il suffit d’avoir la volonté d’accueillir la nature dans le milieu urbain !

 

Comment concilier protection et rénovation des habitations ?

Pour la planification des travaux, la période octobre/mars (hors période de nidification) est à privilégier. L’idéal est de procéder au remplacement des nids détruits par des nids artificiels que Oiseaux Nature peut fournir ou encore que vous pouvez construire simplement.

 

Opération nids d’hirondelles à Belrupt

Le 5 avril 2019, une vaste prairie entourée de forêts, un centre équestre et un accès à de la terre argileuse : l’idéal pour la très grosse colonie d’hirondelles de fenêtre (celles qui construisent leurs nids à l’extérieur sous les avant toits) de la Ferme du Bon Jacques (à 5 km de Darney en direction d’Epinal sur la commune de Belrupt). Cette colonie, qui compte plusieurs centaines de nids est peut-être la plus grosse des Vosges.

Brigitte L., propriétaire et amie de ces oiseaux nous a informé de la réfection de sa toiture. Après avoir différé les travaux*  l’été dernier, ceux-ci viennent d’avoir lieu et l’échafaudage est toujours en place. Belle occasion pour installer une cinquantaine de nichoirs artificiels pour compenser la perte de certains nids naturels.

L’installation des nichoirs a eu lieu ce vendredi 5 avril le matin, dès 9 heures:

site web Internet Les hirondelles font le printemps à la ferme de Bon-Jacques-Vosges Matin 05-04-2019

site web Internet Photos: Des nids en plâtre pour accueillir une colonie d’hirondelles près de Darney-Vosges matin 05-04-2019

Les valeureuses hirondelles des fenêtres devraient effectuer leur retour migratoire tout bientôt et seront certainement ravies. Quelques hirondelles rustiques (Celles qui construisent leurs nids à l’intérieur des granges) sont déjà là.

Les hirondelles font le printemps à la ferme de bonjacques-Vosges Matin 05-04-2019  Nichoirs à la ferme du Bon Jacques le 25-07-2019

En mai, Brigitte nous donne des nouvelles des hirondelles et nichoirs, tout va bien:

« …j’ai essayé de comptabiliser les nids occupés et reconstruits : 65 sont apparemment occupés dont 8 reconstruits et 23 fabriqués par vos soins…. »

 

Les martinets souffrent aussi de la rénovation des bâtiments!

Observez et alertez-nous si vous voyez des travaux sur des lieux où nichent les martinets.

Pour secourir un jeune martinet tombé du nid, allez sur notre page: Au secours des jeunes martinets

sauvetage jeune martinet noir

Un jeune martinet noir dans de bonnes mains!

Voir aussi l’association pour la sauvegarde des martinets noirs:  site web Internet SOS Martinets

 

Pour en savoir plus sur les martinets noirs:

  Martinet noir – Le Troglo n°70/71 et La belle histoire de Mortimer le martinet – Le Troglo n°90 de février 2005

 

 


 

Un jardin naturel

 

Le titre de cet article aurait pu être: jardin vivant, jardin sauvage, jardin bio, jardin champêtre, jardin autrement, jardin responsable…Le jardin s’agrandit d’un qualificatif. Il n’est plus le bout de terrain adossé à la maison et parfois malmené. Le jardin vivant, avec ses équilibres fragiles, nous redonne de la force après quelques heures passées en sa compagnie. Il n’est vraiment pas avare de bonnes surprises pour peu qu’on soit bienveillant à son égard.

Un jardin au naturel - Photo Pascale Meignan

Laissez aussi dans votre jardin, un coin de végétation sans intervention humaine ou si peu: Cette place abandonnée des activités humaines deviendra un lieu idéal pour toute une flore et une petite faune sauvages : papillons, criquets, sauterelles, lézards, crapauds peut être même des hérissons et bien sûr les oiseaux. Cette flore sauvage leur servira de gites et de couverts.

Forficule trouvant refuge dans une fleur fanée de carotte sauvage - Photo Pascale Meignan

Forficule, gros mangeur de pucerons, trouvant refuge dans une fleur fanée de carotte sauvage.

Un coin de jardin ou de gazon peut être ensemencé de graines de prairie fleurie que l’on trouve dans le commerce ou encore de graines de plantes sauvages récoltées aux alentours. La terre est travaillée sans retournement à la grelinette (où une de ses cousines). Les graines sont semées à la volée et le plus souvent en automne (de nombreuses graines ont besoin d’une période de froid pour germer). On peut aussi profiter des endroits “pelés”, des emplacements labourés par les taupinières, pour y implanter des fleurs sauvages, qui coloniseront petit à petit toute la surface libre et on peut aussi laisser le gazon, ni tondu, ni enrichi de graines, qui peu à peu redeviendra herbe!

Abeille - Dessin de Catherine bernardin

Abeille – Dessin de Catherine Bernardin

Si votre paradis pour insectes et autres bestioles est assez grand, un coup de tondeuse au début du printemps puis de temps en temps en été aux mêmes endroits, tracera des chemins buissonniers, lieux de promenade parmi la jachère fleurie. Pour éviter la friche impénétrable et envahissante là aussi le fauchage (et non pas la tonte qui broie les plantes) tous les deux ou trois ans est suffisant. Si vraiment la tentation est trop grande alors faite un fauchage par an mais pas avant septembre de façon à laisser le temps à la flore et la faune de réaliser un cycle entier de vie.

Sauterelle dans les herbes

En plus de faire de belles observations et de protéger la nature, imaginez donc, il s’agit de ne rien faire (ou presque) et de laisser pousser les « herbes folles »!:

Le temps gagné à ne pas tondre sa pelouse (évidemment on peut toujours se réserver un espace tondu à sa convenance pour les plaisirs de la chaise longue ou des repas conviviaux en extérieur) peut être passé à observer la vie dans ces zones précieuses de refuge.

Terminé le gazon brulé par la sécheresse, fini les arrosages. Quel plaisir de redécouvrir la vie qui s’installe dans son jardin!

CURCULIONIDAE Polydrusus formosus (charançon)

 

Le pissenlit une très bonne « mauvaise herbe »

Alors que beaucoup d’espèces de papillons passent l’hiver à l’état de chrysalide, le « citron » adulte attend le printemps pour se reproduire. Il hiverne grâce aux réserves de l’été et résiste au froid et au gel en produisant un « sérum antigel » contenant alcool, albumine et sels minéraux. Dès les premiers rayons de soleil, il sort de sa torpeur et se précipite sur les fleurs de pissenlit notamment. Le pissenlit est donc un précieux auxiliaire pour les insectes qui hivernent (abeilles, papillons, bourdons etc…). Le pissenlit est loin « d’être ou de faire sale » au milieu des pelouses, il permet aux insectes de prendre de l’énergie avant de polliniser les plants de fruits et légumes de nos jardins…si vous aimez les insectes et votre jardin, il suffit de laisser quelques pissenlits au milieu de votre pelouse pour aider tout ce petit monde à vivre…(article de la page fb Oiseaux Nature)

 

Semer et planter des végétaux adaptés localement :  site web Internet La marque Végétal local

Le réseau des conservatoires botaniques nationaux a été à l’origine de la création de la marque collective Végétal local, aujourd’hui propriété de l’Office français de la biodiversité (OFB). Cette marque garantit que les végétaux sont sauvages et d’origine locale, adaptés à leur territoire et adéquats pour la restauration écologique, l’agroforesterie, ou tout autre aménagement dont l’objectif est la conservation de la biodiversité (trame verte et bleue, gestion des espèces exotiques envahissantes, transition Zéro-phyto…). 

 

 

Pour aller plus loin dans la compréhension de l’intérêt à conserver des zones en « herbes folles »:

Alsace Nature - 10 principes de gestion des zones herbeuses pour épargner la faune et la flore

site web Internet 10 principes de gestion des zones herbeuses pour épargner la faune et la flore – Alsace Nature


 

Accueillir la petite faune sauvage chez soi

OEDEMERIDAE Oedemera nobilis (Oedémère noble mâle)

Voici quelques pistes pour accueillir la biodiversité chez soi. Pas besoin de grands investissements…

Les hôtels ou refuges ou nichoirs ou encore gites à insectes:

Soyez sans crainte, pas question ici d’attirer les guêpes communes qui n’ont pas toujours un caractère facile ou les moustiques, ces hôtels ne les intéressent pas.

En installant des refuges (Voir les fiches à télécharger ci dessous) vous favoriserez la vie dans votre jardin et aux alentours: Vous accueillerez des insectes dit « auxiliaires »: (insectes maillons de la chaine alimentaire, recyclage des déchets organiques, pollinisation,…), en plus vous aurez le plaisir d’observer de nombreuses espèces et cerise sur le gâteau, vous connaitrez les joies du bricolage…seul, en couple, avec une bande de copains, avec vos élèves, avec vos enfants, vos petits enfants…

Fiche conseil hôtels à Insectes – Oiseaux Nature

 

D’autres nichoirs à insectes:

 Des nichoirs pour les insectes et autres petites bêtes – Troglo n°125 de mars 2016

 

Photo Annie Barthélémy    Osmie cornue - Photo Annie Barthélémy
Osmie cornue Photos Annie Barthélémy

 

Accueillir et préserver la petite faune sauvage chez soi, des conseils, des idées:

Carte géographique - Araschnia-levana - Photo © Nicolas Hélitas

Carte géographique – Araschnia-levana – Photo © Nicolas Hélitas

  Comment accueillir la faune chez soi? – Le Troglo n°124 – Septembre 2015

 

Si vous construisez, rénovez ou faites des travaux autour de votre maison, pensez aux oiseaux et à la petite faune sauvage qui vivent avec vous.

Par méconnaissance de la loi ou de la vie des oiseaux et de la petite faune qui cohabitent avec l’homme, les nids et parfois les oiseaux eux-mêmes sont détruits lors des ravalements de façade, des nettoyages des bâtiments ou par crainte des salissures. Lors de vos travaux sur votre habitation, dans votre jardin, vous pouvez contribuer à la préservation des oiseaux en facilitant leur accueil. Les plaquettes ci dessous donnent des conseils pour cela:

Oiseaux et patrimoine bâti – plaquette LPO Vienne

Biodiversité et patrimoine bâti – plaquette LPO Touraine

Pour aller plus loin, sur le site suivant, vous trouverez des guides à télécharger qui proposent des solutions afin de prendre en compte la biodiversité dans la construction neuve et la rénovation:  site web Internet Biodiversité & Bâti

et puis voir aussi notre rubrique: Pour éviter chez soi et ailleurs, quelques causes d’accidents à nos amis les oiseaux et les autres

 

Des questions et réponses qui rassurent toujours d’actualité:

Renards, corneilles, pies, perruches…Vivre en ville avec eux-Institut Bruxellois de la Gestion de l’Environnement


Photo insecte

Pour mieux connaitre les insectes pollinisateurs:

Rencontre avec les pollinisateurs – MTES-2019

site web Internet Les insectes pollinisateurs nous en mettent plein la vue – MTES-2020

 

Un peu de pitié pour les guêpes et les frelons

Les frelons européens et guêpes polistes, maçonnes, solitaires etc… paient en lourd tribu à cause de la mauvaise réputation des guêpes communes et frelons asiatiques. Et pourtant, les frelons et guêpes sont des prédateurs redoutables d’autres insectes et ils nous aident dans notre lutte contre les insectes dit « ravageurs » au jardin.

Frelon prisonnier derrière une vitre

Ce frelon pris au piège derrière une vitre, a été avec calme, libéré.

Extrait de discussion au sujet des guêpes communes:
« Les guêpes ça pique et ça sert à rien » …
…Si l’on change d’angle d’attaque, on peut apporter d’autres éléments :
si je suis un moustique ou une chenille de Piéride, les guêpes sont pour moi des prédatrices,
– si je suis un crapaud, les guêpes sont pour moi des concurrentes,
– si je suis un grain de raisin, les guêpes peuvent me permettre de me transformer en vin,
– si je suis une Bondrée apivore (rapace diurne), les guêpes sont pour moi une source de nourriture,
– si je suis une Volucelle zonée (insecte de l’ordre des Diptères, ou plus prosaïquement mouche), les guêpes peuvent m’héberger dans leur nid,
– si je suis un Stylops (insecte de l’ordre des Strepsiptères), les guêpes sont des hôtes dans lesquelles je peux pondre,
– si je m’appelle Velleius dilatatus (Staphylin, appartenant à l’ordre des Coléoptères), je trouve mes proies dans les déchets des nids de guêpes
Ces quelques exemples illustrent la richesse des rapports qu’entretiennent les différents être vivants avec les guêpes sociales. Savoir à quoi servent les guêpes sur la Terre est donc une question fortement intéressante et à multiples facettes ! » (Ami Menoptere : http://guepes-frelons.forumgratuit.org/t715-a-quoi-servent-les-guepes-sur-notre-planete-terre)

 

Extrait d’une « question/réponse » posée à la mi-septembre (en été, il y a beaucoup moins de frelons et ils ne vont pas aux ruches) à Oiseaux Nature, au sujet des frelons européens dans les Vosges:
« Des frelons européens ont investi un nichoir dans mon jardin. Ils sont très pacifiques ….et je lis La Hulotte. (Voir plus loin le lien) Or mon gentil voisin ami s’occupe de quelques ruches (dont deux des miennes) à 20 m de là. Les abeilles profitent de mon grand jardin. Mon voisin me soutient que les frelons font des dégâts importants chez les abeilles …. Et je cherche des arguments à lui opposer. »

« Bonjour, Effectivement, je suis apiculteur aussi et quelques frelons viennent manger des abeilles devant mes ruches. C’est normal, ils ont faim ! Ce sont des prédateurs, vous pouvez les observer sur les plantes fleuries actuellement, comme le lierre ; ils chassent toutes les proies possibles.
Je les laisse faire devant mes ruches, ou je les chasse quelquefois car ils sont très craintifs (il suffit de les envoyer à terre avec la main.)
Rassurez votre voisin, les frelons ne peuvent faire des dégâts importants. En effet, ils prennent ce qu’ils peuvent (comme les lions avec les gnous, ils ne peuvent pas capturer un animal au plein de sa forme) et ce sont souvent des vieilles abeilles qui « passent à la casserole » (il pourra le vérifier comme je l’ai fait s’il capture les 2 avant que l’abeille ne soit dévorée.) ou les « malades » ou les varoasées.
Même si les frelons prennent beaucoup d’abeilles, ce n’est que peu de choses par rapport :
-au nombre de vieilles abeilles qui meurent en ce moment loin des ruches
-au nombre total d’abeilles qui peuplent les colonies
-au fait que les abeilles dites d’hiver, les jeunes, ne sortent pas.
Les frelons vont bientôt disparaitre avec l’automne et une ruche en bonne santé, avec une jeune reine prolifique ne craint pas grand-chose. Les mulots font pire, ainsi que l’humidité et les coups de froid. »

 

Conclusion:

« 47 milliards d’euros : c’est la valeur estimée par 2 biologistes des services rendus par les Insectes chaque année aux USA; ces chercheurs ont pris en compte 4 actions bénéfiques réalisées par les Insectes:-recyclage des excréments-lutte contre les nuisibles-pollinisation-alimentation du monde vivant…« . le monde des insectes sur http://aramel.free.fr/

 

En savoir plus sur le frelon européen:

pdf  Le frelon européen dans les Vosges – Oiseaux-Nature-Vom 27-09-2011

site web Internet une très bonne idée de notre amie La Hulotte le journal le plus lu dans les terriers: « Les sept règles d’or de l’ami des frelons »

et encore ce site de défense des frelons européens: site web Internet N’ayons plus peur des frelons!

 

Tranche de vie d’une communauté de guêpes polistes:

 

Et puis d’autres colocataires!

 

Le muscardin

Logo Troglo Oiseaux-Nature 3kb Sur les traces du « croque-noisettes » Le Troglo numéros 105 de janvier 2009 et 107 de juillet 2009

Logo Troglo Oiseaux-Nature 3kb  Plan d’un nichoir pour « croque-noisettes » – Le Troglo n°10 et n°107

 

L’écureuil roux

Écureuil roux d'Europe © Ludovic Claude

Écureuil roux d’Europe © Ludovic Claude

Logo Troglo Oiseaux-Nature 3kb L’écureuil, l’acrobate de l’automne – Oiseaux-Nature

Vous voulez en savoir plus sur les écureuils, vous avez des observations à son sujet, allez sur ce site:  web  Les écureuils en France

 

Les chauves-souris

Un nichoir à chauves-souris - Photo Pascale Meignan

Un nichoir à chauve-souris

Voici des informations utiles à la connaissance et la protection des chauves souris:

Troglo Ois-Nat Les chauves-souris en Lorraine Le Troglo n°115/116 de 2012

Connaitre et protéger les chauves-souris en Lorraine-CPEPESC

Protégeons les chauves-souris CG Bas-Rhin

Plan d’un nichoir pour Chauves-souris (extrait du dépliant « Protégeons les chauves-souris » du Conseil Général du Bas Rhin)

Le site de l’Association CPEPESC-Lorraine (Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères) à Neuves Maisons (54230)    CPEPESC-Lorraine

Le Conservatoire d’Espaces Naturels de Rhône-Alpes a édité grâce à l’aide du Groupe chiroptère Rhône-Alpes (CORA Faune Sauvage), un cahier technique qui fait le point sur les connaissances actuelles concernant les exigences écologiques des chauves-souris forestières, en particulier la barbastelle d’Europe et le murin de Bechstein. Sur cette base, il propose des pistes de bonnes pratiques sylvicoles conciliant les aspects économiques et biologiques de l’écosystème forestier : CEN Rhône Alpes chiroforestiers

 

Et n’oubliez pas de visiter notre page: Cohabiter avec la faune sauvage

Pic épeiche © Ludovic Claude

Pic épeiche © Ludovic Claude

 

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Raticides, anti-limaces, produits antiparasitaires pour les animaux domestiques… prudence!

 

Dans sa lutte chimique contre la nature, l’homme a mis au point des produits censés nous débarrasser rapidement et radicalement des «bestioles» indésirables, provoquant un déséquilibre écologique entretenu par ces mêmes produits.

Jolie couleur bleue pour ces petits bonbons empoisonnés!

Il n’est pas question ici de laisser faire la prolifération des rats noirs, limaces et autres «hôtes indésirables» mais plutôt d’être informé de la dangerosité des produits qui nous sont présentés comme des produits d’utilisation courante et d’engager notre réflexion et nos actions vers des solutions qui ne soient pas préjudiciables à la biodiversité, à la faune sauvage et à notre santé.

Les rodenticides ou raticides ou encore souricides :

Les particuliers peuvent acheter des produits librement pour leur utilisation dans un cadre domestique contre les petits rongeurs dit «nuisibles» mais les raticides sont aussi des pesticides dangereux et toxiques pour l’environnement. Ils s’accumulent dans l’organisme des rats, souris et campagnols qui sont à leur tour mangés par d’autres espèces sauvages qui en mourront empoisonnées à leur tour. Ces espèces comme la fouine, le renard, les rapaces et d’autres sont les prédateurs des petits rongeurs et participent ainsi de façon naturelle aux équilibres écologiques en évitant les pullulations.

Voici quelques conseils pour lutter «naturellement» contre ces petits rongeurs:

-Savoir reconnaitre les différentes espèces de petits rongeurs, beaucoup d’entre eux ne créent aucun problème. Revoir son point de vue sur ces animaux d’une grande sensibilité et intelligence.

-Empêcher l’accès aux sources de nourriture, et aux endroits où les petits rongeurs peuvent se loger (grillage), éviter de laisser trainer des déchets.

-Créer des conditions favorables aux prédateurs et faire en sorte qu’ils ne soient pas pourchassés et tués.

-Se méfier de la propagande pour la vente de ces produits, le but étant de maintenir une crainte disproportionnée pour vendre encore plus.

A lire aussi la rubrique sur notre site concernant les aménagements à mettre en place pour favoriser rapaces, belettes, fouines, couleuvres…et lutter contre les campagnols de façon écologique : Lutter contre les campagnols: bromadiolone (produit retiré) ou prédateurs naturels auxiliaires de l’agriculture?

On parle aussi des limaces?

Les limaces dévorent les jeunes pousses dans nos jardins, alors nous leur déclarons la guerre! Certains dont la sensibilité subit une anesthésie permanente, vont déverser des produits sur le corps des limaces et se réjouir de leur agonie…, le plus souvent c’est un épandage de petits grains verts ou bleus dans le jardin…STOP! : Ce produit, c’est également un pesticide appelé aussi anti limace ou molluscide, un poison (le plus souvent à base de métaldéhyde) qui va aussi tuer les escargots ainsi que les prédateurs des limaces et escargots : les hérissons, musaraignes certains batraciens, lézards, insectes, rapaces et autres oiseaux (et parfois les chiens et chats … et attention pour les jeunes enfants qui en auront avalés). Ce pesticide va aussi se répandre dans les cours d’eau par temps de pluie. Tout un pan de la petite faune sauvage utile au jardin va disparaitre et nous obtiendrons un petit désert biologique devenu impossible à cultiver sans pesticides divers et variés qui nous empoisonneront à notre tour. Pour éviter ce futur non radieux, une fois de plus il suffit de rendre attractif notre jardin aux prédateurs des limaces ou d’empêcher leur arrivée sur nos plantations. Dans la «littérature» spécialisée pour les jardiniers bio, on trouve de nombreuses astuces plus ou moins heureuses, plus ou moins efficaces, il faut en essayer et se résoudre le plus souvent à un ramassage lorsque la pression est trop forte.

N’oublions pas : la finalité du jardin familial est de produire sainement sans nuire au vivant et plus le jardin sera riche en biodiversité et moins il y aura de problèmes.

 

Voir aussi: Les pesticides, de faux-amis